Il y a plus d'un mois
Venise a écrit "Si on y croit pas, qui va y croire ! Oui, comme tu dis, et si on y était à cette croisée des chemins. " à propos du billet Printemps en automne.


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Coups de gueule mercredi 29 février 2012 Carré rouge… bariolé vert?

 

Je sors de ma léthargie blogueste. Pour la cause, certes, car je crois qu'il est important qu'il y ait débat sur le sujet, que tous donnent leur avis, pour ou contre. Mais je m'en extirpe surtout pour faire entendre la voix d'une catégorie de gens bien spécifique dont l'opinion me semble trop peu présente dans les médias : celle de ces « étranges » qui sont contre la hausse des frais de scolarité tout en étant contre la grève générale illimitée. Parce que, oui, il y en a.

 

C'est en voyant cette étudiante, il y a quelques jours, quasi-hystérique devant le résultat négatif du vote de grève organisé par son association étudiante, que j'ai réalisé que la distinction entre les deux questions n'était pas claire. Interviewée par un journaliste de TVA, elle exprimait sa honte face à tous ceux qui avaient voté contre, face à tous ces « riches fils à papa qui n'en [avaient] rien à foutre » d'elle et de tous ceux qui n'auront pas les moyens de payer. Pas une seconde elle n'a pensé qu'il y avait probablement, parmi tous ces gens dont elle dénonçait l'égoïsme, des étudiants tout aussi révoltés qu'elle par la hausse des droits de scolarité. Comme s'il y avait un package deal sur les deux notions et qu'il était impensable d'acheter les deux articles séparément. Pourtant, je vous assure, vous n'êtes pas contraints d'acheter l'imprimante à prix réduit offerte avec votre nouveau portable. De toute façon, ils vont se reprendre avec les cartouches d'encre.

 

La distinction ne semble tellement pas évidente que je n'ose pas m'afficher paré du fameux carré rouge, encore moins peindre de cette couleur ma binette Facebook, de peur que cela ne soit mal interprété. Pour la grande majorité des gens, il n'y a pas deux questions, mais une seule : êtes-vous pour ou contre une grève générale illimitée contre la hausse des frais de scolarité? Et c'est cette question qui est posée aux étudiants du Québec actuellement. Je vais donc malheureusement devoir voter contre. Pour que personne ne passe à nouveau proche de la syncope si jamais je devais gagner mon vote, j'expliquerai plus loin pourquoi.

 

Mais avant tout, laissez-moi répondre à la première question : êtes-vous d'accord avec la hausse des frais de scolarité proposée par le gouvernement libéral? Non. Je suis totalement contre une proposition qui bloquera l'accès aux études à plus de 7000 étudiants aptes à réfléchir et à faire avancer la société québécoise - selon les chiffres même de ceux qui veulent nous forcer leur décision à travers la gorge. En fait, je suis en désaccord avec toute résolution qui nous éloignerait du but plus global de la gratuité scolaire, un objectif en lequel je crois plus que tout. Favoriser ceux qui ont les compétences et le talent plutôt que ceux qui ont les moyens financiers d'accéder à l'université. Voilà ma vision d'un système d'éducation juste. Voilà une vision, partagée par plusieurs, dont l'application profiterait à l'ensemble de la société québécoise. Transformer notre économie en économie du savoir.

 

Bien sûr, on nous dit que le Québec n'a pas les moyens d'aller au bout d'une telle ambition, même s'il en avait l'intention. Je dis : faux. Je refuse tout calcul purement comptable sur la question. Pour moi, une chose est claire : la gratuité scolaire nous rapporterait beaucoup plus qu'elle ne nous coûterait. En connaissances. En idées. En innovations. Et en dollars. Parce qu'une population plus éduquée, qui a en moyenne de plus hauts salaires, paie plus d'impôt.

 

Si l'on souhaite réellement réduire la question à des colonnes de chiffres, et bien soyons clair. Selon l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques, la gratuité coûterait entre 350 et 550 millions de dollars aux québécois par année. Pas plus d'un pourcent seulement du budget total du gouvernement provincial. Nous ne sommes donc pas devant une question d'argent, mais plutôt devant une question de choix et de priorités.

 

Cela étant dit, ma position sur cette question n'étonne personne. Ce qui semble en dépiter plus d'un, c'est que l'on puisse être à la fois pour la gratuité scolaire, et contre la grève.

 

En fait, je ne suis pas contre la grève. Je suis contre une grève générale illimitée (GGI) de la manière dont on l'entend habituellement. J'ai beaucoup de mal à comprendre un moyen de pression qui, au fond, ne pénalise que ceux qui le mette à exécution. Lorsque les éducatrices et éducateurs des CPE du Québec sont entrés en grève, ils prenaient en otage les parents qui n'avaient plus accès au service de garde pour leurs enfants. Lorsque les étudiants entrent en GGI, qui sont ceux qui jouent le rôle d'otages si ce n'est les étudiants eux-mêmes?

 

Une amie me demandait il y a peu : « Qu'est-ce que ça change pour moi que les étudiants manifestent? » En effet, qu'est-ce que ça change pour la population québécoise? Bien peu, si ce n'est que quelques problèmes mineurs de changement d'itinéraire pour les automobilistes lorsque l'on bloque une rue pour une manifestation. Que pensez-vous que ça change pour le gouvernement que nous soyons en grève générale illimitée si le reste de la population ne se sent pas concerné par l'enjeu qui nous occupe, si nous sommes les seuls à vraiment être affectés par la levée de nos cours?

 

La grève n'en est pas moins un moyen efficace pour démontrer notre mécontentement, mais ne devrions-nous pas trouver une autre formule qui nous pénaliserait un peu moins? Bien des voies pourraient être explorées, mais pourquoi, par exemple, ne pas voter, en bloc, une journée de grève par semaine jusqu'à la fin du conflit? Planifier ces journées de façon intelligente à travers la province nous permettrait d'organiser des manifestations nationales comme nous le faisons actuellement, tout en assistant à la plupart de nos cours. Le gouvernement n'en comprendrait pas moins le message. Il est même possible que plus d'étudiants accepteraient une telle formule puisqu'elle ne serait pas en contradiction avec leur choix d'étudier.

 

Trouver, finalement, un moyen de pression qui ne nous empêche pas d'être ce que nous sommes : des étudiants.

 

C'est ce que je pense. Maintenant, le but de ce texte n'était pas de vous convaincre du bien fondé de mes opinions face aux deux questions posées par ce conflit, même si j'espère vous avoir fait réfléchir. Ce que je souhaitais, surtout, c'était de vous faire comprendre que l'on peut être contre la grève générale illimitée sans être pour la hausse des droits de scolarité. Moi aussi, vous savez, j'ai été effrayé par la ferveur et la crinière d'Arielle Grenier. Mais je ne peux tout simplement pas porter fièrement le carré rouge pour vous le signifier.

 

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Politique et société samedi 29 octobre 2011 Printemps en automne

 

Suis-je le seul, ces derniers mois, à vouloir croire en de réels indices de changement?

 

Je reviens tout juste du Square Victoria, transformé en Place du peuple par le mouvement d'Occupons Montréal. Ça me trottait dans la tête depuis un bout déjà, voir de mes yeux ce dont tout le monde parle dans les journaux. Tant qu'à être à Montréal, tsé.

 

En pleine assemblée générale lorsque je suis arrivé, j'ai pu satisfaire ma curiosité et constater de visu ce que j'avais appris de la presse, soit un véritable petit village, avec cuisine, bacs de recyclage, clinique médicale, centre de donations et même bureau d'information. Ils le disent eux-mêmes : une communauté autogérée. Et ça marche. Des tipis en bois sont même en train d'être construits, grâce à la générosité des donateurs, afin que les habitants du camp puissent survivre à l'hiver.

 

 

Et c'est bien ce qui me surprend avec ce mouvement. Il s'agit de bien plus que le groupe commun d'étudiants proclamant leur mécontentement et dont les voix se frappent plus souvent qu'autrement à des oreilles de sourds. On a là un regroupement organisé, certes composé en majorité d'étudiants, mais aussi de gens de tous les milieux, qui, étonnamment, semble être écouté et soutenu par une bonne partie de la population. Un rassemblement totalement pacifique,  respectueux des règles et des gens, dont l'objectif principal – qui me semble clair malgré ce que les médias en pensent – est de créer un environnement propice à la réflexion et aux échanges d'idées. Car c'est bien de cela dont il s'agit : reconnaître les défaillances de nos systèmes et imaginer des solutions. De nouvelles façons de faire pour nous mener vers une société plus juste et plus équilibrée.

 

Une amie me parlait récemment d'une conférence à laquelle elle a assisté dans le cadre de son travail et qui portait sur l'avenir de nos sociétés. Le conférencier y parlait d'une nouvelle ère, prétendant que d'énormes changements allaient se produire dans les prochaines années, notamment au niveau de la surconsommation - en favorisant plutôt la production locale -,  mais aussi et surtout dans nos systèmes économiques et politiques qui – il devient de plus en plus difficile de le nier – ne fonctionnent pas. Et si on y était?

 

Beaucoup en rêvent. J'avoue être de ceux là. Et aujourd'hui, ce que je vous dis, c'est que c'est la première fois que j'y crois.

 

Bien sûr, personne ne changera le monde en deux semaines. Mais je pense que les indignés peuvent planter la graine de ce qui deviendra plus tard, je l'espère, une révolution. Une révolution à leur image, c'est-à-dire non violente et constructive. Pourquoi pas une révolution tranquille à l'échelle planétaire?

 

Je vous l'ai dit, tout à l'heure, que j'étais un rêveur.

 

Mais les pays arabes viennent de vivre leur printemps.

 

Donc je répète ma question : suis-je le seul à vouloir croire au nôtre?

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Vous et moi samedi 22 octobre 2011 Zzzzzz...

Vous l'aurez sûrement remarqué, il fait dodo. Mon blogue. Zzzzz... pas que son propriétaire soit trop fatigué pour s'en occuper. Non non. Juste trop pris par le tourbillon Montréal. Et son stage. Et son amour. Bref, occupé.

 

Mais ça ne veut pas dire qu'il a l'intention de mettre la hache dedans. Non! Il travaillait même sur des améliorations (un album photo!), il y a quelques mois... dans le temps où il avait du temps. 

 

Ouin.

 

Je vais y revenir... d'ici là, regardez à gauche, la section À voir aussi. Ils valent le détour!

 

 

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Lecture mardi 16 août 2011 Versicolor
Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, webzine qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois. À visiter : larecrue.net.
 
« Cette maison, je l'avais habitée avec le souci ridicule de ne pas m'y sentir trop bien. Je n'y possédais rien, comme pour éviter qu'en retour,  les objets me possèdent et me fixent. Je voulais traverser la vie à la manière de celui qui voyage léger. Mais ce qui me revient en pleine gueule comme un boomerang, aujourd'hui, dans cette maison, c'est le poids des regrets […] ce que je comprends, c'est que de tous mes exils magnifiés, il ne me reste rien. Ni quiétude ni nouvelle vérité. Je croyais me délester; me voilà alourdi.»
 
Une histoire d'exils. Ceux qui nous conduisent en terre étrangère, où l'inconnu se mêle au connu, mais, surtout, ceux qui nous mènent ailleurs. L'ailleurs comme un temps pour redevenir uniquement soi et se redéfinir. S'en donner le temps. « L'ailleurs est une mise à jour de la personnalité, et le départ, le vecteur de cette réinvention. » Une reconsidération de soi qui, pour David, personnage principal du roman, passe par une reconquête des couleurs perdues. Au propre comme au figuré. 
 
C'est effectivement un rapport aux couleurs très intéressant que nous présente Marc Forget, les traitant comme fil conducteur de son histoire, mais aussi en nous proposant un roman diversiforme, tout autant au niveau des thématiques que des genres. Voir « couleurs » comme « diversité » : versicolor. On lira sur le voyage, sur l'engagement – avec l'autre ou avec soi – et ce qu'il y a entre les deux. La pauvreté et la maladie, le tiers-monde, puis le cinéma. L'Afrique continent, pestiférée, l'Afrique la fabuleuse, la surprenante, la grouillante. Partir. Le retour. La peine de cœur qui ne s'efface pas et l'amour qui englobe tout. L'amitié, beaucoup. Un va-et-vient entre les thèmes qui, supporté par une plume vive et efficace,  fera passer le lecteur par toutes les gammes d'émotions imaginables. Un mélange très bien maitrisé, aussi, entre  le récit, le carnet de voyage et la lettre – lettre  intercalée qui, d'ailleurs, est à mon sens l'une des plus belles réussites du texte de Marc Forget.
 
Parmi cette myriade de sujets, ceux des premières sections m'ont plu d'une manière différente. Le carnet de voyage a cet avantage de nous faire découvrir des lieux, des modes de pensées et des gens nouveaux, ici ceux du continent africain. Le talent d'évocation de l'auteur combiné à son vécu réussit sans problème à nous faire comprendre le travail d'un médecin international et à nous faire vivre l'Afrique par ses yeux. « Des instants de vérité pure avec des phrases toutes nues, monochromes. Parce que c'est ça, la vie ici. Il n'y a pas beaucoup de nuances. L'espérance de vie, c'est vingt-quatre heures renouvelables. Et la Terre continue de tourner comme de coutume.»
 
Un roman rempli de vérité qui ne démarre pas sur les chapeaux de roues, mais surprend. Certainement une belle addition à ma bibliothèque.
 
Auteur

Né en 1968, l'auteur est médecin. Il partage sa vie professionnelle entre le Grand Nord québécois, où il occupe un poste à mi-temps, et les différentes régions du globe où l'amènent les missions humanitaires. Parfois aussi, il regarde pousser les fleurs dans son jardin, à Montréal, sa ville natale. 
 
Quatrième de couverture

Après une rupture amoureuse, David Dupuis, médecin en début de pratique, décide de se lancer dans l'aventure humanitaire. Il est dépêché au Sud Soudan, où il doit composer avec plusieurs inconnues : la maladie tropicale, le manque de ressources, les tracasseries administratives, la mort aussi, quotidienne, presque banale. Mais il fait aussi des rencontres déterminantes : les Dinkas, peuple intrigant et attachant, ses coéquipiers, et surtout Erika, une ingénieure à la sensualité dérangeante, qui ébranle quelques-unes de ses certitudes. 

Pendant ce temps, Loïc Hardy, son meilleur ami, tente de trouver sa voie comme réalisateur de films. Après des années de vaches maigres, le voilà près du but. 

Blessés tous deux par les aspérités de l'existence, David et Loïc sont liés à tout jamais. Quand David revient fragilisé de son expérience africaine, Loïc veut l'aider. Il l'entraîne avec lui jusqu'aux terres australes de l'Argentine, pour le meilleur et pour le pire.

Au-delà du récit saisissant de la vie d'un médecin au Sud Soudan, Versicolor est avant tout l'histoire de leur indéfectible amitié. 

Citations

 

« Une saignée intarissable et bientôt il ne reste plus de dignité que le minimum syndical. »

 
« Le plus terrible d'une rupture qui se confirme, c'est le ton neutre qui l'accompagne. Ce moment où l'on comprend qu'on a perdu la capacité d'émouvoir l'autre. »
 
« La direction que prend ma vie forme un angle de cent quatre-vingts degrés avec ce que j'avais planifié en venant ici. »
 
« - Bonjour! Ça va bien?
- Non. Ça va pas du tout. J'hésite entre le meurtre, un beigne et un café moyen avec un rebord à dérouler. »
 
« Les sourires ne sont pas comme les érections : on peut les simuler. »
 
« Mon tourisme se fait à l'intérieur des gens. Au propre et au figuré.»
 
« Dans ces moments, je songe à Dieu. Je n'y crois pas, mais quand je serai sur le point de mourir, je sais que je changerai d'avis.»
 
« Dorénavant, entre le noir et le blanc se décline une infinité de gris. Souris. Cendré. Argent. Ardoise. Gris de lin. Gris perle. Anthracite.
Bibliographie
Versicolor
Marc Forget
XYZ, 2011
244 p.
8/10
Argentin. Grisâtre. Gris soleil. Gris bouleau. Gris balbuzard. Gris des feuilles sessiles et gris de leurs nervures. Gris du soir et gris du jour. De monotone, le gris est devenu un compagnon agréable.»
 
« Continuer sa vie, c'est aussi ça : accepter que le passé ne meure jamais complètement. »
 
« J'ai laissé de grands bouts de ma vie dans ses rues. Des pelures d'homme. »
 
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Politique et société mercredi 18 mai 2011 Quand avez-vous choisi d'être hétérosexuel?

 

Un dernier petit vidéo, en cette après-journée internationale contre l'homophobie. Dommage qu'il ne soit pas en français, car c'est l'un des vidéos les plus percutants concernant l'homosexualité que j'aie vu. Il s'agit d'un vox pop sur la question suivante : croyez-vous que l'homosexualité est un choix? Sur réponse affirmative, le coup est cinglant : et vous, quand avez-vous choisi d'être hétérosexuel? De quoi faire réfléchir bien des gens.

 

Dans un autre ordre d'idée, si jamais vous avez de bons vidéos sur le sujet en français, je suis preneur! Mes recherches n'ont pas été très fructueuses...

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Politique et société mardi 17 mai 2011 Journée internationale contre l'homophobie

 

Nous y voila, le 17 mai, journée internationale contre l'homophobie! Pour l'occasion, voici un petit vidéo, franchement touchant, pour donner espoir à tous ceux qui vivent encore des jours pénibles, particulièrement dans les écoles secondaires. Cette journée est pour vous.

 

Le vidéo est en anglais, mais je pense qu'il est assez explicite pour que tout le monde puisse le comprendre.

 

Visitez aussi : http://www.homophobie.org

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Politique et société lundi 16 mai 2011 It Gets Better - Le meilleur est à venir

 

It Gets Better est un mouvement web créé en 2010 en réaction au suicide de plusieurs adolescents qui subissaient les contrecoups de l'homophobie. L'idée? Publier sur le web des vidéos où l'on peut voir des adultes homosexuels lancer un message d'espoir bien précis : avec le temps, ça ira mieux - ou le meilleur est à venir. Le public cible : les jeunes homosexuels, évidemment.

Voici l'un de ces vidéos, lancé par la compagnie canadienne Telus. Bien sûr, cette publication n'est pas étrangère au fait qu'une journée bien spéciale se déroulera demain : la journée internationale contre l'homophobie!

Visitez aussi leur site : http://www.itgetsbetter.org

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Lecture dimanche 15 mai 2011 Bacalao
Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, webzine qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois. À visiter : larecrue.net.
 
Lors d'un beau jour d'été, la vie de Vincent, professeur de lettres dans un lycée privé,  se voit chamboulée par un bermuda : un pantalon fièrement porté par Ayrton, qui, sans le vouloir – du moins on le suppose –, ensorcèle l'enseignant. L'homme et le garçon commencent alors un jeu de séduction voilé, relation inversée où le désir côtoie de près l'illusion, entre innocence et fanatisme, qui les mènera tous les deux sur une île du Portugal où les sentiments de l'un affronteront le détachement de l'autre.

Le premier mot qui me vient à l'esprit pour débuter ce commentaire : paradoxe. Oui, paradoxe, car je pourrais décrire Bacalao comme une lecture légère, rapide – un passe-temps d'été – pour la simplicité de l'histoire et l'ambiance générale plutôt frivole du roman. Mais je pourrais aussi parler d'une lecture difficile, car elle s'articule autour des thèmes de la dépendance affective et de la manipulation, des sujets  qui nous touchent tous à différents niveaux. Ce que l'on en retire dépend finalement de l'état d'esprit dans lequel on se trouve lorsque l'on aborde ce roman qui se lit d'une traite.

Une chose est sûre : Nicolas Cano nous propose une belle histoire, certes simple mais remplie de vérités. La vérité homosexuelle des rapides regards en coin vers un homme qui nous plaît, la vérité des longues heures d'attente devant le téléphone ou encore des faux espoirs. Je me suis peut-être un peu reconnu en Vincent. Dans sa naïveté amoureuse.  Car Bacalao est beaucoup une histoire de naïveté et de manipulation, qu'on ne sait trop si consciente ou non, ou si elle est induite par l'aveuglement de Vincent, le personnage principal, ou les jeux d'Ayrton, son amant. Même si on comprend mal Vincent de ne rien voir, on le lui pardonne, et on espère que la chute ne fera pas trop mal. Cano crée en effet un personnage attachant dont on aime suivre l'histoire. J'aurais d'ailleurs été curieux de voir Ayrton mis à l'avant-plan pour un chapitre, question de mieux comprendre ses intentions et ses agissements, et pour le plaisir d'explorer plus profondément sa vie.  Mais peut-être le roman aurait-il alors perdu sa force de frappe : pour comprendre ce qui vit le personnage principal, peut-être valait-il mieux se retrouver dans la même situation que lui, c'est-à-dire dans l'incompréhension totale des attentes et des objectifs de celui qu'il aime.

Outre cela, l'écriture imagée de Nicolas Cano, empruntant parfois à l'humour – comme le montre la première phrase du roman  – « Il est sans doute absurde de vouloir devenir un bermuda alors que l'on est en train de commenter le premier roman moderne de la littérature française» – m'a beaucoup plu. Un ingrédient essentiel, pour équilibrer le fond plus sérieux.

Bref, je ne peux que remercier l'auteur de m'avoir si généreusement envoyé outre-Atlantique son roman qui m'a fait passer un bon moment de lecture, et m'a rappelé – car j'en ai senti l'essence dans chacun de ses mots  – qu'il ya bien longtemps que je n'ai mis les pieds dans son cher pays.
 
Auteur

Nicolas Cano vit à Lyon où il est expert en art. Bacalao est son premier roman.
 
Quatrième de couverture

Le nouveau ouvrit son sac et sortit son exemplaire de La Princesse de Clèves qu'il posa sur la table, puis il étendit ses jambes et se mit à regarder Vincent, la bouche entrouverte.

Vincent Bergès est professeur de lettres dans une école privée. Avec le temps, il s'est habitué aux sortilèges de ceux que son amie Hélène appelle ses garçons à risque.

Mais lorsque Ayrton fait irruption dans la salle de classe, Vincent comprend qu'il va souffrir. Commence alors une étrange histoire de fascination et de désir.Mais celui qui décide n'est pas celui qu'on croit.

Bibliographie
Bacalao
Nicolas Cano
Arléa, 2010
138 p.
7.5/10
Ayrton, avec sa passion du foot, ses mouvements d'humeur et son naturel désarmant, va bouleverser la vie trop réglée de Vincent, jusqu'à l'entraîner à Madère, son île natale, pour les vacances de la Toussaint. Mais l'éloignement, le soleil et la mer ne suffiront pas à préserver la pureté de cette rencontre.

Vincent tombera-t-il dans le désarroi de Mme de Clèves, dont chaque année il commente la grandeur du renoncement ?
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Politique et société lundi 02 mai 2011 Le Canada entre dans une ère noire...

... et je tiens à le dire haut et fort : aujourd'hui, le 2 mai 2011, le Québec a voté massivement contre les valeurs du parti conservateur. Je nous dissocie donc complètement de toute horreur que notre nouveau gouvernement pourrait faire dans l'avenir.

 

Il est important que la communauté internationale le comprenne.

 

Et nous le répéterons.

 

Chaque fois qu'il sera nécessaire.

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Politique et société jeudi 28 avril 2011 Oublie ça Harper #7 : La nation québécoise
 
Bien que le gouvernement Harper se vante d'avoir reconnu la nation québécoise comme une nation distincte, aucun geste concret n'est encore venu le confirmer : il ne s'agit que d'une façade de plus dont se servent les conservateurs pour se faire du capital politique. En fait, Harper n'a fait que travailler contre le Québec et ses intérêts et valeurs depuis son accession au pouvoir. Démonstration de l'irrespect des conservateurs.

Des faits
 
Malgré ce qu'en dit le premier ministre Stephen Harper, le Québec ne siège toujours pas à L'UNESCO, même si « la spécificité du Québec [devrait l'amener] à jouer un rôle particulier au niveau international ». Le représentant du Québec fait en effet parti de la délégation canadienne, et n'a aucune autorité distincte.
Voir : L'Accord Canada-Québec sur l'UNESCO - Le sacrifice de l'autonomie internationale du Québec, Le Devoir, 9 mai 2006

Le projet de loi C-232 adopté à la Chambre des communes en 2010 et qui prévoit l'obligation pour un juge de la Cour suprême d'être bilingue risque fort d'être rejeté au Sénat. En effet, la plupart des sénateurs conservateurs, en majorité au Sénat, ont déjà déclarés qu'ils voteraient contre.
Voir : Les sénateurs conservateurs contre le bilinguisme à la Cour suprême, Cyberpresse, 28 avril 2010

Alors que le gouvernement conservateur se dit décentralisateur et respectueux des Québécois, il tente pourtant de créer une commission unique des valeurs mobilières, ce qui, en plus de ne pas respecter le vote unanime de l'Assemblée Nationale du Québec dénonçant le projet, entre en conflit direct avec les compétences juridictionnelles du Québec.
Voir : Commission unique: le projet fédéral critiqué en Cour suprême, Cyberpresse, 14 avril 2011

Le parti conservateur ne respecte pas les valeurs du Québec : le respect de l'environnement, l'ouverture, le respect de la démocratie et des droits de la personne, la primauté du maintien de la paix sur les missions militaires, l'aide internationale, etc.
Voir : les autres raisons de la série

En 2001, Stephen Harper signait dans le Calgary Sun un article intitulé Bilingualism's Become a Religion dans lequel il témoignait de son irrespect envers la langue du Québec: « Après tout, le bilinguisme national et obligatoire n'est pas, dans ce pays, une simple politique. C'est devenu une religion, un dogme que nous sommes tous censés accepter sans discuter […] Ne vous y trompez pas. Le Canada n'est pas un pays bilingue. En fait, il l'est moins qu'il ne l'a jamais été […] Le bilinguisme érigé en religion, c'est comme un dieu qui n'a pas pu faire de miracles. Cela n'a favorisé ni la justice ni l'unité, et cela coûte aux contribuables canadiens, à qui l'on se garde bien de le dire, des millions. »
Voir : Bilingualism's Become a Religion, Calgary Sun, 6 mai 2001
 
Sur ce blogue

› Les sophismes de Harper, 14 septembre 2008
Harper et le mépris de la culture, 26 septembre 2008
 
Les autres raisons qui devraient vous faire voter contre les conservateurs :  cliquez ici.


Ce billet fait partie de la série Le 2 mai, oublie ça Harper! contenant au total 7 billets qui seront publiés du 22 au 28 avril 2011. Devant le danger d'un gouvernement conservateur majoritaire et dans le but d'éviter une telle majorité qui serait, à mon humble avis, un désastre pour l'ensemble du pays, cette série de billets veut rappeler aux Canadiens les actions et les idéologies du Parti Conservateur afin que ceux-ci puissent voter en toute connaissance de cause le 2 mai prochain. 
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Politique et société mercredi 27 avril 2011 Oublie ça Harper #6 : Ses idéologies de droite
 
Que ce soit en matière de droits humains, de religion, d'environnement ou encore de politique étrangère, les conservateurs nous ont à maintes reprises rappelé les racines traditionnalistes et rétrogrades de leurs idéologies. S'en cachant ou s'en vantant selon ce qui les arrange, ils ont fait ou tenté de faire reculer plusieurs acquis de la société canadienne. Bref aperçu de la situation.

Des faits

En matière de droit des femmes, bien que le parti se défend de vouloir bannir l'avortement, on sait nombreux les députés conservateurs qui le souhaiteraient, certains ayant d'ailleurs proposé des projets de loi allant en ce sens, par exemple le projet de loi C-484 qui visait à donner un statut juridique au fœtus. On se rappelle aussi que les conservateurs ont refusé de financer les avortements dans le cadre de leur initiative de santé maternelle dans les pays en voie de développement.
Voir : Avortement - Entre les lignes, Le Devoir, 17 avril 2010

En 2009, le ministre d'État aux Affaires étrangères Peter Kent s'est ouvertement déclaré pour la peine de mort en insultant tous les défenseurs de son abolition.  De plus, le gouvernement conservateur a montré dans de nombreux dossiers qu'il n'entend pas aider les citoyens canadiens condamnés à mort à l'étranger.
Voir : Un ministre conservateur insulte les opposants à la peine de mort, Cyberpresse, 6 mars 2009

Le gouvernement Harper entretient des liens avec plusieurs mouvements catholiques fondamentalistes et plusieurs de ses membres en prônent les idées, tel le créationnisme. Le ministre canadien des sciences et des technologies lui-même, M. Goodyear, refuse d'ailleurs de dire s'il croit à la théorie de l'évolution, car il ne croit pas qu'il « soit approprié de poser des questions au sujet de [sa] religion ».
Voir : Des fous de Dieu chez les conservateurs, Le Devoir, 7 avril 2011

Le gouvernement conservateur a voté cette année un budget de 20 milliards de dollars pour l'armement militaire, le plus gros montant jamais attribué pour le volet militaire, et ce alors que nous délaissons notre rôle de leader international en matière de paix pour favoriser des missions de guerre.
Voir : Dépenses militaires au Canada: un record depuis 60 ans, Cyberpresse, 10 mars 2011
 
Le gouvernement conservateur a promis que s'il obtenait une majorité aux prochaines élections, il abolirait le registre des armes à feu, ce qui faciliterait grandement l'accès aux armes à feu au Canada. L'Assemblée nationale du Québec s'oppose unanimement à ce projet de loi.

Le gouvernement conservateur a, depuis son élection et de tout temps, tenté de faire reculer les droits acquis par les homosexuels.
Voir : la raison #4 sur les droits des gais et lesbiennes

Pour les conservateurs, la crise environnementale n'existe pas.
Voir : la raison #2 sur l'environnement

À voir aussi
 
 
Sur ce blogue

Droits bafoués, 30 septembre 2008
 
Les autres raisons qui devraient vous faire voter contre les conservateurs :  cliquez ici.


Ce billet fait partie de la série Le 2 mai, oublie ça Harper! contenant au total 7 billets qui seront publiés du 22 au 28 avril 2011. Devant le danger d'un gouvernement conservateur majoritaire et dans le but d'éviter une telle majorité qui serait, à mon humble avis, un désastre pour l'ensemble du pays, cette série de billets veut rappeler aux Canadiens les actions et les idéologies du Parti Conservateur afin que ceux-ci puissent voter en toute connaissance de cause le 2 mai prochain. 
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Politique et société mardi 26 avril 2011 Oublie ça Harper #5 : La culture
 
J'écrivais en 2008 un article dénonçant le mépris du premier ministre Stephen Harper pour la culture. En 2011, cet état des choses est malheureusement toujours d'actualité. Rappel des pertes essuyées en culture depuis 2006.

Des faits

Dans son budget 2008, Harper coupait 45 millions à la culture. En 2011, c'est 177 millions qu'il coupera s'il est élu.
Voir : Dépenses fédérales - Ottawa donne aux prisons et coupe en environnement, Le Devoir, 2 mars 2011

En 2008, le gouvernement conservateur a voulu, par l'entremise du projet de loi C-10, donner au gouvernement le pouvoir de refuser des crédits d'impôts à la production de films jugés «contraires à l'ordre public», ouvrant ainsi la porte à la censure. Ce volet du projet de loi a par la suite été abandonné, une semaine avant les élections fédérales de 2008.
Voir : Harper enterre C-10: le milieu culturel soulagé, Cyberpresse, 7 octobre 2008

Durant la présente élection, le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL) a envoyé un questionnaire aux partis politiques canadiens auquel seul le Parti Conservateur a refusé de répondre, démontrant une fois de plus que le parti ne se sent pas concerné par la culture.
Voir : ...ni au Mouvement pour les arts et les lettres, Le Devoir, 19 avril 2011

Patrimoine canadien a mis fin au programme d'aide aux revues littéraires et artistiques à tirage de moins de 5000 exemplaires par année, menaçant ainsi la survie de plusieurs d'entre elles.
Voir : Politique culturelle fédérale - Des revues menacées, Le Devoir, 8 février 2011

En 2010, Industrie Canada a subitement diminué le nombre de festivals d'été qui recevraient une subvention. Les FrancoFolies de Montréal avaient ainsi été privées de 1,5 million de dollars un mois seulement avant le début de leur festival.
Voir : Financement des festivals : crise totale aux Francos, Cyberpresse, 13 mai 2010

Sur ce blogue

Lettre ouverte, 19 février 2011
Harper et le mépris de la culture, 26 septembre 2008
 
Les autres raisons qui devraient vous faire voter contre les conservateurs :  cliquez ici.


Ce billet fait partie de la série Le 2 mai, oublie ça Harper! contenant au total 7 billets qui seront publiés du 22 au 28 avril 2011. Devant le danger d'un gouvernement conservateur majoritaire et dans le but d'éviter une telle majorité qui serait, à mon humble avis, un désastre pour l'ensemble du pays, cette série de billets veut rappeler aux Canadiens les actions et les idéologies du Parti Conservateur afin que ceux-ci puissent voter en toute connaissance de cause le 2 mai prochain. 
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Politique et société lundi 25 avril 2011 Oublie ça Harper #4 : Les droits des gais et lesbiennes
 
Ça ne jette personne en bas de sa chaise, les conservateurs ont toujours eu du mal à accepter la différence, et il n'y pas d'exception pour les homosexuels.  Après tout, l'actuel premier ministre Stephen Harper ne disait-il pas en 2003 que si « le droit à la liberté d'expression et à la liberté de culte sont inscrits dans la Constitution […] l'orientation sexuelle ne l'est pas » ? (Stephen Harper, CBC Newsworld, 4 septembre 2003)

Des faits

Lors de son dernier mandat, le gouvernement Harper a coupé les fonds destinés à plusieurs organismes et festivals LGBT.
Voir : Une ministre de Stephen Harper aurait été punie pour avoir soutenu les fêtes de la fierté gaie de Toronto, Le Devoir, 8 juillet 2009

En 2010, toute mention aux droits des gais a été retiré du guide Découvrir le Canada – Les droits et responsabilités à la citoyenneté  remis aux nouveaux immigrants. Heureusement, suite au scandale que ce retrait avait engendré, cette mention, bien que très discrète, a été restaurée dans l'édition 2011 du guide.
Voir : Les droits des gais retirés d'un guide remis aux immigrants, Cyberpresse, 2 mars 2010

Gérard Latulippe, ouvertement contre les droits des homosexuels et pour le rétablissement de la peine de mort, a été nommé président de l'organisme Droits et Démocratie par le gouvernement conservateur.
Voir : Droits et Démocratie - Latulippe déplaît à l'opposition, Le Devoir, 25 février 2010

Les conservateurs ont voté contre le projet de loi C-389 proposé par le NPD qui visait à inclure comme motif de discrimination l'identité de genre dans la Loi canadienne sur les droits de la personne.
Voir : Le gouvernement conservateur traite les personnes transsexuelles et transgenres comme des citoyens de seconde zone!, Fugues, 16 décembre 2010

En 2005, les députés conservateurs ont voté contre le projet de loi sur le mariage homosexuel. En 2006, ils cherchaient à rouvrir la question.
Voir : Mariage gai: Harper se met dans l'embarras, Radio-Canada.ca, 28 juin 2005
 
Autre fait intéressant : pour la première fois depuis sa fondation, le Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) prend position dans une campagne électorale. Ils conseillent vivement aux communautés LGBT, et à tous les Canadiens, de voter contre le Parti Conservateur lors des prochaines élections. «Après cinq ans de règne conservateur, le constat est clair : l'idéologie de ce parti est hostile aux droits des personnes LGBT».  (Être, 4 avril 2011)

Je ne saurais qu'approuver.
 
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Politique et société dimanche 24 avril 2011 Oublie ça Harper #3 : Les relations internationales
 
Depuis l'accession au pouvoir du gouvernement Harper, la réputation du Canada, autrefois perçu comme un pays ouvert, médiateur et respectueux des droits de la personne, en a pris un coup, autant à l'extérieur qu'aux yeux des Canadiens eux-mêmes. Rappel de quelques faits.

Des faits
 
Depuis octobre 2010, le Canada ne siège plus à l'ONU. En effet, la rigidité du gouvernement dans ses relations internationales et certains manquements aux droits de la personne et aux règles de la démocratie ont poussé la communauté internationale à préférer donner le siège au Portugal.
Voir : Le Canada reçoit une gifle à l'ONU, Le Devoir, 13 octobre 2010

Le Canada, sous la gouvernance des conservateurs, a refusé de demander à ce que plusieurs Canadiens qui purgent une peine à l'étranger ou qui sont condamnés à la peine de mort soient rapatriés au Canada pour y être jugés selon les lois canadiennes. Omar Khadr en est un exemple.
Voir : Omar Khadr - Triste histoire, Le Devoir, 20 octobre 2010

Le gouvernement Harper a renié la tradition canadienne qui voulait que nous soutenions les pays les plus pauvres en matière d'aide au développement. Sa nouvelle politique internationale se tourne plutôt vers des pays à revenu intermédiaire, et abandonne huit pays qui sont parmi les plus pauvres du continent africain.
Voir : Moins d'aide au développement pour l'Afrique, RFI, 25 février 2009

Sur le plan environnemental, nous sommes devenus la risée mondiale, avec une position encore plus conservatrice que celle des États-Unis.
Voir : la raison #2 sur l'environnement.

De plus en plus de manquements aux règles de la démocratie, à la liberté d'expression et au droit à l'information mine notre réputation à l'étranger.
Voir : la raison #1 sur la démocratie.

À voir aussi

Harper : une année de déboires sur la scène internationale, Publication de la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangères et de défense canadiennes, 29 décembre 2010
 
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Politique et société samedi 23 avril 2011 Oublie ça Harper #2 : L'environnement
 
Malgré toutes les belles paroles en matière d'environnement que nous sert le gouvernement Harper depuis son élection, les actes posés par ce-dernier nous démontrent clairement qu'il ne prend pas au sérieux le problème des changements climatiques. Pire, il tente désespérément de bloquer les négociations internationales sur le sujet. Revue des faits marquants.

Des faits
 
Lors du Sommet de Copenhague et de la Conférence de Cancun, le gouvernement conservateur canadien a grandement nuit aux discussions en obstruant systématiquement toute négociation visant à étendre le protocole de Kyoto. Il a également fait piètre figure par son absence de plan stratégique dans le dossier des changements climatiques.
Voir : Ottawa veut bloquer la prolongation de Kyoto, Le Devoir, 4 décembre 2010

Pour Harper, le protocole de Kyoto « est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches ». Il a d'ailleurs renié l'engagement du Canada en prétextant que son gouvernement allait suivre ses propres cibles en matière de réduction des gaz à effet de serre. Des cibles qu'on sait aujourd'hui risibles.
Voir : Harper a déjà qualifié Kyoto de «complot socialiste», Le Devoir, 31 janvier 2007

Les conservateurs ont prouvé, en 2010, en utilisant le Sénat - composé en majorité de sénateurs conservateurs - pour rejeter un projet de loi sur les changements climatiques qu'en plus de ne pas respecter la démocratie, ils étaient prêts à tout pour nuire aux efforts environnementaux désirés par les Canadiens.
Voir : Changements climatiques: le Sénat élimine le projet de loi du NPD, Cyberpresse, 17 novembre 2010

Le budget de mars 2011 comprend d'importantes coupures budgétaires en environnement. « Le budget d'Environnement Canada […] a vu ses programmes de lutte contre les changements climatiques et contre la pollution atmosphérique amputés de 59 %. […]Dans l'ensemble, le gouvernement réduira ses dépenses pour des programmes de protection de l'environnement d'environ 14 %. ».
Voir : Le gouvernement Harper sabre les budgets de l'environnement, Parti Vert du Canada, 2 mars 2011

Les conservateurs ont renié leur promesse d'établir un marché du carbone au Canada.
Voir : Un plafond de GES serait «dangereux», selon Baird, Le Devoir, 6 avril 2011

Dans le but de contrôler l'information diffusée au public, le gouvernement conservateur a interdit aux scientifiques d'Environnement Canada de répondre aux questions des journalistes.
Voir : Colère à Environnement Canada, Cyberpresse, 15 mars 2010
 
À voir aussi
 
Le Canada reçoit un prix Fossile à Copenhague, Les Affaires.com, 7 décembre 209
 
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