mardi 31 juillet 2007 Jour 5 - Trop peu d'eau
Distance parcourue : 25 km
Trajet : De Roncevaux à Larrasoaña

Burgete – village extraordinaire -, Espinal, Lintzoain, Zubiri, quelques autres et finalement Larrasoaña. Encore 27 km aujourd'hui, encore 8 heures, malgré les descentes plus fréquentes que les montées. J'ai pourtant trouvé cette journée plus difficile que la précédente, peut-être parce que j'ai manqué d'eau au ¾ du chemin et qu'à la moitié le peu d'eau qu'il me restait était horriblement chaude. Peut-être aussi parce que j'avais mal aux épaules et que le paysage était globalement moins impressionnant. Les conifères ont fait leur apparition. Je dois avouer qu'à partir du moment où je suis devenu très faible à cause du fait que je ne pouvais pas boire autant d'eau que j'aurais voulu, je me suis demander à nouveau ce que je faisais ici. Mais je crois que c'est normal et que cela se reproduira encore quelques fois.

En marchant, lorsque c'est plat, nous avons beaucoup de temps pour penser. J'ai donc eu le temps de réfléchir à certaines choses, dont l'éternité. Parce que je regardais autour de moi les merveilles de la nature, j'ai pensé « cela ne peut venir de personne d'autre que Dieu », malgré le fait que je n'y crois pas. Et qui dit Dieu parle d'éternité. J'en suis venu à la conclusion que l'éternité était la seule solution possible à l'existence du monde et à la nôtre. Car premièrement, si rien n'existait avant (même Dieu, car il aurait bien fallu le créer lui aussi), alors comment peut-il ressortir quelque chose du rien? Je ne pense pas non plus qu'on puisse passer de ce que nous connaissons aujourd'hui à un vide absolu, à rien. Même si la terre explosait à cause de l'humanité, il resterait encore quelque chose. Même nous, lorsque nous mourrons, retournons dans le cycle de la nature. J'ai donc compris que l'éternité était la seule solution à ce problème et que si l'homme ne pouvait imaginer ce concept, c'était simplement parce qu'il naît et meurt et que pour lui, tout a un début et une fin. Or, il me semble qu'il doit en être autrement. Le monde ne peut avoir été créé, car dans ce cas il faut un géniteur et alors comment est né ce géniteur? Cercle sans fin.

Je veux écrire sur notre régime alimentaire et nos heures de coucher et de lever depuis le début de notre pèlerinage. Pour déjeuner, nous avons pour l'instant mangé de la baguette de pain, des croissants ou des muffins. Pour les dîners : bananes, barre tendres, thon, cacahuètes, chips et pomme. On ne peut rien manger de « frais », comme un sandwich avec de la viande froide, car on doit pouvoir amener des choses qui se conservent à la chaleur. Pour les soupers : poisson et patates frites, spaghetti sauce tomate que nous cuisinons nous-mêmes et salade, la première soirée à Saint-Jean-Pied-De-Port. Pour ce qui est du coucher et du levé, nous nous couchons vers 9h00-10h00 du soir, puisque tout el monde fait du bruit avant, et nous nous levons vers 6h30, malgré le fait que certains se lève vers 5h30.

Bon, assez pour ce soir. Je vais me coucher.

P.S. : Il n'y a toujours pas d'épicerie dans cette ville, c'est complètement ridicule. Heureusement l'auberge a quelques provisions à vendre.

Avec du recul

Si j'ai trouvé cette journée plus difficile que les autres, c'est clairement à cause du manque d'eau. Les paysages était admirables et la marche pas si dure que ça. Le point d'arrivé était fabuleusement beau, un petit village dont les maisons était tous collés, faites en pierres ou en un matériau proche du ciment. Je me souviens de l'auberge : l'accueil, la cuisine et la salle de repos était dans un bâtiment, les dortoirs dans un autre à deux étages et les toilettes dans un véhicule du style bureau de chantier. Nous pouvions sortir dehors sur des tables pour jouer aux cartes ou écrire, ce que nous avons fait.

Après ces deux premières journées de marche,  toutes les autres ont semblé faciles.

En photos

Dans l'ordre de présentation :
(1) Espinal, le premier village que nous croisons cette journée là. Un système de ramassage des eaux spécial nous fait sembler être dans une ville construire sur l'eau.
(2) Paysage du matin pendnant la marche.
(3) Méli nous fait un beau sourire!
(4) Notre refuge de la journée. Nous sommes au 2e étage.

(0)
lundi 30 juillet 2007 Jour 4 - Perdu dans les nuages
Distance parcourue : 27 km
Trajet : De Saint-Jean-Pied-De-Port à Roncevaux

Fatigue, douleur, c'est ce qui décrit le mieux l'état dans lequel je me trouve présentement. Nous avons marché aujourd'hui plus de 27 km en 8 heures, comme prévu, toute pause comprise. Long, très long, mais ça en a valu la peine.

Le début de notre marche était tout à fait sublime : à travers les collines verdoyantes, on pouvait voir Saint-Jean-Pied-De-Port et les villages alentours. Les Pyrénées sont superbes, car il n'y a rien de comparable au Québec. En fait, cette chaîne de montagne est loin d'être rocheuse. Il s'agit plutôt de gigantesques collines où pousse végétation, champs et feuillus. Ces collines peuvent pourtant parfois être aussi abruptes qu'une montagne, tout en gardant leur aspect doux et vallonneux. C'est ce qui fait le charme de ces montagnes.

Plus nous montions, moins c'était beau. Simplement parce que les nuages à nos pieds nous cachaient la vue à 10 mètres, tel un épais brouillard. Pourtant, il y avait dans cette brume nuageuse un véritable spectacle. Durant le trajet en hauteur, nous pouvions facilement nous imaginer dans un rêve tellement l'ambiance et l'environnement nous semblait irréel. Et dans ce lieu étrange, nous avons aperçus des centaines de chèvres, des centaines de vaches et des dizaines de chevaux en totale liberté, nous bloquant parfois le chemin.

Après une descente d'environ 400 mètres, des mètres que nous avions montés précédemment, nous sommes arrivés à Roncevaux, notre ville destination de la journée, vers 3h00 de l'après-midi. Nous nous sommes aperçus que cette « ville » n'avait rien d'extraordinaire. Tout ce que nous y avons trouvé ce sont deux églises, deux hôtels-restaurants offrant principalement le menu du pèlerin -  c'est-à-dire une truite servi complète avec des frites - , une auberge de jeunesse, un office du tourisme et un refuge pour pèlerin, celui où nous sommes actuellement. Aucune épicerie et à première vue aucun habitant. On dirait une ville créée expressément pour les pèlerins.

Le refuge est magnifique, autant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il est situé dans un ancien lieu de quarantaine, à ce que j'ai entendu. Toutefois, malgré sa beauté, je dois dire qu'il est très mal organisé : 2 douches pour environ 50 hommes et une heure d'ouverture tardive – c'est-à-dire 4h00 de l'après-midi – qui donna lieu à un bordel pour aller prendre nos douches, tout le monde étant arrivé en même temps. Mais sinon, ça va, même si le dortoir est énorme : près de 100 lits.

Pour le souper, ne pouvant faire à manger en l'absence d'épicerie, nous avons mangé le menu du pèlerin au restaurant situé à côté de l'office de tourisme. Des françaises assises à notre table nous ont expliqués comment manger notre poisson  entier – que j'appelais affectueusement : le poisson qui nous regarde dans notre assiette – après que nous leur ayons expliqué qu'au Québec, le poisson était normalement déjà apprêté. Ce fut un bon souper, ou devrais-je plutôt écrire dîner, si je veux m'intégrer à la culture locale.

Donc aujourd'hui, nous avons franchi la pire des étapes : la traversée des Pyrénées. Demain, nous allons redescendre une partie de l'altitude montée à ce jour. J'espère que je serai d'attaque. D'ici là, j'aurai certainement dormi vu mon niveau de fatigue. Mais avant, lecture.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) Vue des villages du haut d'un petit sommet des pyrénées.
(2) Des chèvres nous bloquent le chemin!
(3) Sur le chemin, nous avions déjà commencé à descendre vers Roncevaux, puisqu'il nous ne sommes plus dans les nuages.
(4) Notre dortoir où environ une centaine d'autres pèlerins dorment avec nous. C'est le plus grand dortoir que nous allons avoir pendant tout le voyage.

(4)
dimanche 29 juillet 2007 Jour 3 - De Paris à Saint-Jean-Pied-De-Port
Nous sommes maintenant dans le train, un TGV, qui nous mènera à Bayonne, là où nous prendrons un autre train pour se rendre à Saint-Jean-Pied-De-Port. Nous découvrons la France : champs jaune-blé à perte de vu, boisés de feuillus, maisons et églises d'un patrimoine qui fait, pour les Français, parti de la vie de tous les jours. Un patrimoine beaucoup plus vieux et significatif que le nôtre.

Ma frousse d'hier disparait à mesure que nous nous éloignons de Paris. Il faut dire qu'elle se mêlait à une toute autre émotion : je n'ennuyais de mon monde. Maladie du voyageur quasi-solitaire qui part pour une première fois. Heureusement que Méli est là. Quoiqu'elle dort beaucoup. Nous n'avons pas vraiment dormi la nuit passée, alors c'est normal. Je crois qu'elle a encore plus de misère avec le décalage horaire que moi.

Angoulême. Bordeaux. Dax. Bayonne.

Saint-Jean-Pied-De-Port. Enfin la ville promise! Et quelle ville! Exactement comme j'imaginais un village français : toiture de dallage rouge, murs beiges, volets, enceintes et murs de pierre, portes en bois massif. Comme un vieux Québec français, mais porté au niveau de la ville toute entière.

À la descente du train, il nous a été facile de trouver l'accueil des pèlerins, qui nous a guidé vers une auberge, ou plutôt un refuge de pèlerin : Le chemin de l'Étoile. Sympathique endroit, je dirais même magique. Des planchers de bois qui craquent, des escaliers ouverts sur le rez-de-chaussée qui monte en tournant autour des étages. On y a retrouvé d'ailleurs, dans le même dortoir que nous, un groupe de polonais que nous avions aidé pour trouver l'accueil. L'une de ses membres, parlant un peu le français, nous a présentés aux autres pèlerins de son groupe. Malheureusement, il est difficile d'imaginer une relation plus forte avec ces polonais, car la barrière des langues est dure à détruire.

Une fois installé à l'Étoile, nous sommes allés marcher dans les rues anciennes de la ville. Nous avons mangé dans un petit restaurant, moi une salade-repas délicieuse, Méli un sandwich pain baguette. Puis j'ai acheté mon bâton de pèlerin ainsi qu'un roman, Les Coloriés, car j'ai l'impression que nous aurons du temps à tuer une fois chaque étape de marche complétée. L'expérience du premier lavage et séchage manuel a été rigolote, n'étant pas habitué à une telle pratique. Mais pas le choix, car nous n'avons apporté que 2 chandails chacun, dont un que nous portons présentement.

Maintenant, il est 9h30 du soir et nous nous apprêtons à nous coucher, car demain sera probablement la plus exigeante de toutes les étapes du chemin : nous devons traverser les Pyrénées. 27 km en 8 heures. En montant 1300 mètres. Donc au lit!

P.S. : Je me souviendrai toujours de Saint-Jean-Pied-De-Port comme d'une des plus belles villes de France, peu importe si c'est exact ou non ou si j'en vois effectivement de plus belles.

Avec du recul

Les polonais dont je parle se sont arrêtés dans les mêmes auberges que nous pendant le tier du chemin. Nous avons donc noué un lien plus fort avec eux. Ils ont d'ailleurs été très généreux en tentant d'aider Méli lorsqu'elle a eu des problèmes avec ses genoux, plus tard dans le chemin.

Le Chemin de l'Étoile, l'auberge dont j'ai parlé, est un endroit très chaleureux. Les dortoirs sont petits, les hôtes accueillants et toujours prêt à aider. Il y avait cuisine, petit-déjeuner, douches, endroits pour laver le linge et sèche-linges. Je recommande ce refuge à tous les pèlerins.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) À bord du TGV, je prends une photo de ce que je découvre par la fenêtre.
(2) Une rue à St-Jean-Pied-De-Port.
(3) Sur un pont de pierre à St-Jean-Pied-De-Port.

(0)
samedi 28 juillet 2007 Jours 1 et 2 - Fatigue et stress
Une architecture nouvelle, un son nouveau, une odeur nouvelle. Des gens qui ramènent du marché une baguette de pain, comme dans les films. Des dalles. Un ciel gris. C'est ce que je vois lorsque je regarde par la fenêtre de notre auberge de jeunesse. Mais ce qui m'effraie, c'est de ne pas savourer ces détails. La journée du départ a pourtant été parfaite : paranoïa face à un retard de notre part à l'aéroport, mais surtout excitation. Et c'étais excitant jusqu'à ce que Paris nous dévoile ses tourments. C'était vraiment bien lorsque j'ai pris ma mère dans mes bras pour lui dire au revoir, ce l'était sur la route vers l'aérogare et ce l'était durant tout le vol, qui s'est très bien passé. C'était aussi magique de posé un pied en terre inconnue, à des kilomètres et des kilomètres de mon pays. Mais la suite… je ne sais pas comment l'expliquer, m'a complètement démoralisée. Métro, train, billets, sens, tous des facteurs de stress. Et c'était affreux de se faire dire que de prendre le train pour notre ville de départ, Saint-Jean-Pied-De-Port, allait nous coûter près de 100€. Alors j'ai vu que Paris était autant une ville de vitesse et de stress, qu'elle peut être une ville somptueuse. Nous n'avons rien eu le temps de voir de cette ville, parce que notre seule préoccupation était de se rendre à destination.

Je ne sais pas si c'est la fatigue ou justement, le stress, mais j'ai ce sentiment étrange dans la gorge qui, alors que je regarderais par la fenêtre ces choses que j'ai décrite, m'a fait me demander ce que je faisais à Paris. Et j'ai peur que ce sentiment me suive durant tout le voyage. Méli me dit avoir la même boule dans la gorge. Je savais pourtant que ce serait dur, physiquement, mais aussi mentalement. Je ne regrette pas du tout de m'être embarqué dans cette histoire, parce que je pense toujours que ce sera quelque chose d'important dans ma vie, une étape. Je suis prêt à continuer.

Ce n'était que la première journée (ou plutôt les deux premières), il reste encore 3 semaines à vivre. Je suis certain que Paris ne m'a pas encore dévoilé ses plus beaux atouts. Cette nuit sera ma première nuit européenne. J'espère qu'elle saura remettre les choses en ordre.

Avec du recul

Je me souviens très bien notre arrivée à Paris. Nous étions fatigués, nous n'avions pas beaucoup dormi dans l'avion. Méli avait un peu mal au cœur. Nous n'étions pas du tout motivé à chercher parmi les dédalles du transport parisien une façon de nous rendre à la gare Montparnasse, puis à notre auberge. C'est majoritairement la fatigue, puis le stress, qui on fait de cette journée ce qu'elle a été. Paris ne nous avait alors pas du tout impressionnée. Le sentiment que je décris ne nous poursuivi pas les jours suivants.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) Une photo de Paris, prise à l'extérieur de la gare Montparnasse.
(2) Notre chambre à l'auberge de Jeunesse de Clichy, Paris.

(0)
vendredi 27 juillet 2007 Comment les riches détruisent la planète Une entrevue au Téléjournal de Radio-Canada avec Hervé Kempf, journaliste au journal Le Monde, hier, m'a grandement interpellée. Il explique comment, selon lui, les riches détruisent la planète, et faisant la promotion de la croissante à tout prix. Il a d'ailleurs écrit un livre à ce sujet : Comment les riches détruisent la planète. J'ai relevé certains de ces propos que je trouvais intéressant, pour les partager avec vous. Les voici :

Il dit, en parlant de la couche dirigeante de gens riches : "Il y a une inégalité qui est énormément creuse et qui effectivement est constituée d'une classe dirigeante, une couche dirigeante - moi j'ai envie d'appeler ça une oligarchie, c'est à dire un groupe relativement restreint de gens qui a la majorité des pouvoirs et qui vit entre-elle sans trop se préoccuper de ce que pense les autres. [Cette oligarchie] a un effet nuisible parce que [ses membres] accumulent les privilèges et les ressources, ils ne veulent pas les partager, ils détiennent les leviers de pouvoirs, ils sont extrêmement conservateur - donc ils nous empêchent d'évoluer -  et ils répandent un modèle de consommation qui est extrêmement nuisible."

Puis, sur le PIB : "Le PIB est un instrument biaisé de mesurer l'évolution de l'économie car il ne mesure tout simplement pas les dégâts sur l'écologie. On est exactement dans le cas d'une entreprise qui regarderait l'évolution de son chiffre d'affaire, mais qui ne compterait pas l'amortissement de ses équipements. Et donc, dans ce temps là,  on a l'impression d'être très riche, d'être très prospère, mais ce qu'on ne voit pas, c'est qu'on est en train de saccager la base même de la production dans laquelle on est."

Finalement, il propose des solutions : "Première chose, bien identifier notre maladie. La maladie de notre société à l'heure actuelle c'est d'avoir cette double crise écologique et cette crise d'inégalité et d'injustice sociale. Après, comment ont agit, on ne va pas le faire d'un coup de main, ça va prendre du temps mais on peut déjà jouer sur la politique fiscale, qui est un levier de la politique publique extrêmement important. [...] Depuis 10 à 15 ans, dans tous les pays - en Allemagne, en France, aux États-Unis, au Canada, au Japon - la fiscalité sur les riches et les entreprises a diminuée : c'est quand même extraordinaire, alors qu'ils sont de plus en plus riches! Donc renverser les choses : détaxer l'écologie, détaxer le travail, retaxer les surconsommations et retaxer les hyper-riches. Relancé par exemple l'idée d'un revenu maximale acceptable. Est-ce qui est normal que des gens gagnent 150 ou 200 fois plus que le salaire moyen ? Est-ce qu'il y a des gens qui valent humainement 200 fois plus que quelqu'un d'autre? Non. Donc on pourrait dire : on n'admet pas une différence de plus de 40 ou 50 fois plus, ce qui est déjà pas mal."

Pour voir l'entrevue au complet, vous pouvez cliquer ici.
(2)
vendredi 27 juillet 2007 Vendredi, jour du départ
Le jour du départ à sonné - particulièrement de bonne heure, vers 6h20, je ne dormais plus. Nous partons donc, moi et Méli, ce soir vers 10h10. Je ne suis pas stressé. En fait oui, mais tout ce qui me stress, c'est de manquer notre avion, et donc du même coup notre pèlerinage. C'est une panique naturelle chez moi, c'est comme ça chaque fois où je prend l'avion. J'ai donc demandé à Méli, dans ma paranoïa, de partir vers 4h00 d'ici, dans l'idée d'être sûr de ne pas la manquer. À moins qu'un train nous fonce dessus sur l'autoroute, nous devrions y arriver. Je suis fébrile, j'ai très hâte d'être arrivé! En Europe... mon rêve.

Ma mère se lève, elle me fait part de ses éternels conseils. Le genre de conseils, pour la plupart, que je m'étais déjà faits à moi même. Mais elle ne peut pas s'en empêcher, je crois qu'elle a plus peur que moi qu'il m'arrive quelquechose là-bas. Si ça se trouve, elle a moins dormi que moi cette nuit.

C'est pas tout ça, mais il faut que je me prépare!

De retour donc, le 15 août!
(0)
mercredi 25 juillet 2007 Passion simple
Auteur : Annie Ernaux
Note : 8/10
Parution : 1991
Nombre de pages : 77 pages

Commentaire

Passion simple, bien que très court, nous fait devenir cette femme obsédée par un homme. Comme elle, il nous semble impossible de faire quoi que ce soit d'autre que d'attendre son appel (dans notre cas, attendre sa prochaine apparition dans le roman). La façon d'écrire de l'auteure fait en sorte que l'on comprend parfaitement cette femme, comme si nous avions vécu la même chose qu'elle, ce qui n'est pourtant pas toujours le cas.

Ce livre d'Annie Ernaux reste quand même un roman - est-ce vraiment un roman? - léger, parfait pour les heures d'étés (quoique je devrais plutôt dire les minutes d'été). Ce n'est pas un bouquin à grande histoire, ni à suspense ou à passion. Ce n'est pas l'un de ceux auxquels on s'accroche profondément. Mais c'est un livre qui nous rapprohe du quotidien et qui nous fait vivre quelques temps une relation amoureuse fictive mais vive.

Synopsis

« À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi.»

Citations


" Je n'avais pas d'autre avenir que le prochain coup de téléphone fixant un rendez-vous."

" On épuisait un capital de désir. Ce qui était gagné dans l'ordre de l'intensité physique était perdu dans celui du temps."

" J'aurais voulu arracher la douleur mais elle était partout."
(2)
mercredi 25 juillet 2007 L'eau selon Maxime Bernier
Je voulais simplement partager avec vous la stupidité des propos du gouvernement conservateur concernant l'eau. Leur ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, a déclaré en 2005 que :

" L'eau est un bien commercial qui n'appartient à personne, et qui devrait être soumis aux lois du marché, comme n'importe quel autre produit. L'eau était dans la nature, maintenant elle est dans une bouteille... c'est quoi la différence? "

Et quoi encore?
(4)
mardi 24 juillet 2007 Harry Potter and The Deathly Hallows - Harry Potter et les reliques de la mort
Auteur : J. K. Rowling
Note : 9.5/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 607 pages

Commentaire :

Attention, bien que cet article ne dévoile aucun secret sur le livre, il pourrait donner certains indices sur ceux-ci.


Le 7e et dernier tome des aventures d'Harry Potter a rempli toutes mes attentes. Plus sombre encore que les précédents, il présente la quête d'Harry, Hermione et Ron pour détruire irrémédiablement Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

Comme les précédents livres de l'auteure, Harry Potter and the Deathly Hallows m'a fait chavirer dès les premières lignes. À partir du moment où j'ai commencé la lecture du premier chapitre, je n'ai plus quitté le livre, sauf pour des choses importantes comme manger ou dormir. Je ne pouvais tout simplement pas. Ça m'aurait été impossible, car j'étais si profondément ancré dans ce monde de sorciers et de Moldus que j'avais complètement oublié que j'existais, moi Maxime Jobin, citoyen du monde réel. En fait j'avais oublié le monde réel. À chaque fin de chapitre, je sautais immédiatement au suivant, et je dévorais les pages comme si j'avais été fou. Mais je n'étais pas fou, je n'étais juste plus là. Le tout donnant 2 jours intenses de lecture non-stop.

Pourquoi étais-je si obnubilé par ce roman? J'aurais du mal à vraiment expliquer la magie qui s'opère en moi lorsque je lis les mots de cette auteure et que je vis cette histoire passionnante. Je sais que l'imaginaire si complet du monde d'Harry Potter y est pour beaucoup. Mais il y a plus. L'auteure sait créer des mystères qui me tiendront attaché à mon endroit de lecture jusqu'à la fin, jusqu'au dernier point. Et ce livre est donc pour moi l'un des meilleurs de la série, car il explique tout. C'est dans celui-ci que l'on comprend enfin toutes les choses qui nous avaient été cachés et c'est dans ces chapitres que l'on acquière toutes les informations manquantes des derniers livres.

Ceux qui trouvaient les débuts des romans de Rowling répétitifs seront heureux d'apprendre que le jeune héros et ses amis ne vont pas à Hogwarts cette année. En fait, la majeure partie de l'histoire se déroule à l'extérieure de l'enceinte de l'école de magie, ce qui rend l'histoire encore plus trépidante. Au fil des chapitres, les principaux personnages des tomes précédents viendront en aide à l'équipe Harry-Hermione-Ron, ou nuiront à celle-ci. À la fin, ils seront tous réunis. L'aventure nous amène également dans plusieurs endroits précédemment visités par Celui-Qui-A-Survécut et dans nouveaux lieux, comme par exemple le Godric's Hollow, là où vivait les parents du jeune sorcier.

La fin est à la fois surprenante et non-étonnante. Il faut bien avouer qu'il n'y avait en fait qu'un seul dénouement possible à cette histoire, mais J. K. Rowling a réussi à le tisser d'une manière tout à fait ingénieuse. Elle a su nous faire peur face à une possible mort de notre cher héros et a dévoilé le mystère du lien puissant entre Harry et Voldemort dans les derniers chapitres uniquement. Toutefois, il y a selon moi ombre au tableau en ce qui concerne l'épilogue du livre : il est de trop. En effet, je crois que la fin du bouquin aurait eu davantage de force si le livre s'était terminé à la 600e page.

Pout terminer cette critique, j'aimerais tout simplement remercier J. K. Rowling pour ses romans, car c'est grâce à ceux-ci si je suis devenu passionné de lecture. Merci pour Hogwarts, le ministère de la magie, le Quidditch, les moldus, les mangemorts, les détraqueurs et toutes les inventions qui ont su me faire adorer la lecture lorsque j'ai lu pour la première fois l'un de vos livres. Merci.

Synopsis :

« Harry has been burdened with a dark, dangerous and seemingly impossible task: that of locating and destroying Voldemort's remaining Horcruxes. Never has Harry felt so alone, or faced a future so full of shadows. But Harry must somehow find within himself the strength to complete the task he has been given. He must leave the warmth, safety and companionship of The Burrow and follow without fear or hesitation the inexorable path laid out for him.»

Traduction française : « Harry a été chargé d'une sombre, dangereuse et apparemment impossible tâche : celle de trouver et de détruire les Horcruxes restant de Voldemort. Harry ne s'est jamais senti aussi seul et n'a jamais fait face à un futur aussi emplis d'ombres. Mais Harry doit d'une façon ou d'une autre trouver en lui-même la force nécessaire pour compléter la tâche qui lui a été confiée. Il doit quitter la chaleur, la sécurité et la compagnie du Terrier des Weasley et suivre sans peur et sans hésitation l'inexorable voie qui lui a été présentée.»

Citations


"Slowly, very slowly, he sat up, and as he did so he felt more alive, and more aware of his own living body than ever before. Why had he never appreciated what a miracle he was, brain and nerve and bounding heart? "

"What you must understand, Harry, is that you and Lord Voldemort have journeyed together into realms of magic hitherto unknown and untested."

"You are the true master of death, because the true master does not seek to run away from Death. He accepts that he must die, and understands that there are far, far worse things in the living world than dying."

"Of course it is happening inside your head, Harry, but why on earth should that mean that it is not real?"

Autres critique
(0)
lundi 23 juillet 2007 Mon meilleur ami
Note : 7/10
Genre : Comédie
Réalisateur : Patrice Leconte
Commentaire: Mon meilleur ami n'est ni mauvais, ni excellent. Il s'agit d'un bon petit film français, drôle, mais par moment un peu long. L'histoire est simple, efficace. Un film léger à louer lors d'une soirée pluvieuse d'été.

« Un marchand d'art fait un pari : il a dix jours pour trouver un meilleur ami. Il se lance alors dans un casting fou pour finalement jeter son dévolu sur un chauffeur de taxi volubile et chaleureux. Il va le séduire pour gagner son pari. Mais peut-on tricher avec l'amitié ? »
(0)
dimanche 22 juillet 2007 Ma tante Aline
Note : 6/10
Commentaire: Drôle parfois, mais pas assez souvent, cette comédie ne m'a pas du tout impressionné. C'est dommage, car les derniers films québécois avaient l'habitude d'être excellents. Ma tante Aline a pourtant une bonne histoire, mais elle a été mal rendue. Des longueurs et pas assez de fou-rires, trop de temps passé sur des scènes sans importance et pas assez sur d'autres. Heureusement, les acteurs sont fantastiques. À louer si vous voulez absolument aller le voir.

« Obnubilée par son travail dans une agence de publicité, Geneviève accepte à contrecoeur de venir en aide à Aline, une vieille tante dans le besoin. En attendant que les services sociaux lui dénichent une place dans un centre d'accueil, la célibataire de 38 ans ouvre la porte de son appartement à cette excentrique joviale et irresponsable, ex-chanteuse de cabaret qui la mitraille d'anecdotes aussi truculentes qu'invraisemblables sur sa défunte mère. Tandis que Geneviève tente de se dégager de son étreinte, Aline s'accroche et intervient dans sa vie sentimentale. Lorsqu'un concours de circonstances fait de la vieille femme la mascotte d'une campagne publicitaire sur laquelle Ginette trime dur, les rapports entre les deux femmes prennent un tour nouveau. Et si Aline était celle qu'elle avait toujours attendue? »
(0)
jeudi 19 juillet 2007 Pandora
Auteur : Anne Rice
Note : 8.9/10
Parution : 1998
Nombre de pages : 318 pages

Commentaire :

Écrit sous la forme d'une autobiographie, ce roman d'Anne Rice nous fait découvrir avec grâce et sensation l'histoire de Pandora, l'amante de Marius. Ce personnage vampire -  trop peu souvent présent dans les Chroniques des vampires - nous y raconte sa vie de mortelle, façonnée par la perte de son père et par la dévotion, puis sa vie d'immortelle, construite par son amour pour Marius et par son éternelle curiosité. Un petit bémol par contre, sur le fait qu'Anne Rice insiste un peu trop - pendant le trois quart du livre - sur la vie humaine de Pandora et pas assez sur sa vie d'enfant des ténèbres.

Ce livre réussit à parfaitement intégré l'histoire avec un grand H à l'histoire fictive de notre bien-aimée Pandora. Il captivera tous vos sens et vous fera entrer dans un monde antique où des empereurs romains règnent sur un empire trop vaste et où le plaisir se mêle au sang.

« Je suis une vampire. Bientôt deux mille ans. Pourtant, je me souviens, comme si c'était hier, de ma vie mortelle, de mes fantasmes d'adolescentes, de ma première rencontre avec Marius, de mon mari, de mes amants. Jamais je n'oublierai mes visites au temple d'Isis, les persécutions de ses adeptes, le début du cauchemar, ni les complots de la Rome d'Auguste, les trahisons, les massacres... Mon père assassiné sous mes yeux. La fuite à Antioche. L'espoir d'une nouvelle vie. Et toujours les rêves. Rêves où je me repais de sang. Rêves à la fois troublants et terrifiants. Rêves prémonitoires.»

Citations


"Je le savais, je le sentais; je voyais notre image se refléter dans ton oeil; cela me distrayait, tandis que le plaisir parcourait néanmoins mes veines, me donnant l'illusion d'être vivante, reliée de quelque façon aux champs de trèfle, aux arbres enfonçant dans le sol des racines plus profondes que ne sont hautes les branches qu'ils dressent vers la voûte des cieux."

"Je voyais des images, des souvenirs, des instants de vie, la matière qui peut inciter une âme à agir et à créer."

"Ainsi, tu recouvres ce monde. Et tu ne changes jamais, n'était cette unique lumière qui monte et qui descend, dis-je au ciel. Ensuite vient la nuit, avec ses figures séduisantes et trompeuses."

"La vie, la mort, la renaissance, ne sont pas une succession de miracles [...] Le comprendre et l'accepter, voilà le miracle. Réalisez le miracle en votre propre sein."

"Il me fut révélé que toutes les choses étaient des symboles d'autres choses! Je compris que tous les rituels étaient des représentations d'autres événements! Je vis que nos esprits humains pragmatiques avaient inventé tout cela, car l'âme, dans son immensité, ne voulait pas que le monde restât dénué de sens."
(0)
jeudi 19 juillet 2007 Ne pas nier ses sens

J'ai lu aujourd'hui quelque chose à propos des sens qui reflète exactement ce que je pense : il ne faut pas tenter de nier ses sens et ses sentiments, car c'est nier ce que nous sommes.  Je tiens simplement à transcrire ici l'extrait du roman Pandora d'Anne Rice dont il est question :

" Je m'approchai d'un homme installé sous les arcades. Il enseignait à un groupe de jeunes gens tout ce que prônait Diogène : renoncer à la chair et à ses plaisirs, mener une vie pure en niant les sens. […]

Je ne tardai pas à l'interrompre. Avec un sourire empli d'humilité, je proposai à sa réflexion la remarque d'Épicure selon laquelle les sens ne nous auraient pas été donnés s'ils n'étaient pas bons. N'en était-il pas ainsi? «Devons-nous nier ce que nous sommes? Regardez là-bas, dans la cour du temple d'Isis, toutes ces fleurs qui couvrent le mur! N'est-ce pas une chose digne d'être savourée? Regardez le rouge véhément de ces fleurs! À elle seule, cette floraison suffit à nous faire oublier toute notre peine. Et qui pourrait prétendre que les yeux sont plus sages que les mains ou les lèvres?» […] Tous étaient éblouis par mon argumentation, voulant que la vérité de la vie peut être découverte dans la chair et le vin. « Les fleurs, les étoiles, le vin, les baisers de l'amant ou de l'amante, tout cela fait indubitablement partie de la nature, n'est-il pas vrai? » […]

Le maître, qui se nommait Marcellus, s'avança pour me saluer :

« Gracieuse Dame, vous me surprenez agréablement, commença-t-il. Mais dites-moi, d'où tenez-vous ces convictions? […] Vous savez pourtant qu'il ne faut jamais encourager les gens à succomber aux sens!

- Ai-je parlé de succomber? Accepter et s'abandonner n'est pas succomber, c'est honorer. Ce dont je parle, c'est de mener une vie avisée. C'est d'écouter la sagesse de nos corps. Je parle de la forme suprême d'intelligence que sont la bonté, la tendresse, la capacité de jouir de choses. »
"  
(0)
mardi 17 juillet 2007 Mémoires d'une geisha
 
Note : 9/10
Commentaire: Très proche du livre, ce film est à mon avis un chef d'oeuvre. Les actrices sont excellentes, la musique envoûtante et l'univers dans lequel le film a été tourné est magnifique. Chapeau!

« Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.

En grandissant, elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri.

Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n'a plus le droit d'aimer reste hantée par l'amour qu'elle porte, en secret, au seul homme qu'elle ne peut atteindre...
»

Pour écouter la musique du film : cliquer ici .
(0)
lundi 16 juillet 2007 Geisha
GeishaLivre.jpgAuteur : Arthur Golden
Note : 9/10
Parution : 1997
Nombre de pages : 605 pages

Commentaire: Geisha est un roman magique. Il raconte la vie de Sayuri, une jeune japonaise vendue par son père pour devenir Geisha à Kyoto. Sayuri traversera maintes épreuves, mais réussira à devenir une grande Geisha grâce à l'espoir - l'espoir de rencontrer à nouveau cet homme qui, alors qu'elle pleurait seul son désespoir près de la rivière Shirakawa, lui offra un granité. En plus d'être envoûtant, le roman d'Arthur Golden est, d'un point de vue historique et informatif, très intéressant. Le livre fourmille de milliers de détails sur la vie d'une Geisha à l'époque de la dépression. Je recommande ce livre passionnant à tous les mordus d'histoire.

« À neuf ans, dans le japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui en fera une vraie geisha.

Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour...

Écrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au coeur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.»

Citations

"L'adversité, tel un vent furieux, nous empêche d'aller où nous voulons, nous dépouille et nous laisse face à nous-mêmes - tel que nous sommes, et non tel que nous pensions être."

"Lorsque nous remontons la rivière à contre-courant, chaque pas prend une intensité particulière."

"On parle bien de la souffrance seulement quand on l'a dépassée."

"Quels que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier."

Autres critiques

(0)
Pages
1 2
Archives
2011
octobre 2011 (2) août 2011 (1) mai 2011 (5) avril 2011 (9) mars 2011 (7) février 2011 (5) janvier 2011 (2)
2010
décembre 2010 (4) novembre 2010 (5) octobre 2010 (11) septembre 2010 (1)
2010 (suite)
août 2010 (5) juillet 2010 (5) juin 2010 (8) mai 2010 (4) avril 2010 (6) mars 2010 (8) février 2010 (8) janvier 2010 (5)
2009
décembre 2009 (16) novembre 2009 (7) octobre 2009 (1)
2009 (suite)
juillet 2009 (2) juin 2009 (4) mai 2009 (5) avril 2009 (21) mars 2009 (11) février 2009 (9) janvier 2009 (11)
2008
décembre 2008 (8) novembre 2008 (5) octobre 2008 (9)
2008 (suite)
septembre 2008 (10) août 2008 (3) juillet 2008 (4) juin 2008 (2) avril 2008 (8) mars 2008 (6) février 2008 (10) janvier 2008 (6)
2007
décembre 2007 (3) novembre 2007 (3)
2007 (suite)
octobre 2007 (3) septembre 2007 (3) août 2007 (17) juillet 2007 (17) juin 2007 (9) mai 2007 (6) avril 2007 (3) mars 2007 (1) février 2007 (1)
2006
août 2006 (4)
© 2011 Tous droits réservés, Maxime Jobin