samedi 15 décembre 2007
Pétition : Monsieur Harper, respectez nos valeurs

À mon grand bonheur, quelqu'un (Élise) m'a fait découvrir exactement la pétition dont je rêvais depuis des semaines! Il s'agit d'une pétition concernant les agissements du gouvernement canadien à la conférence de Bali sur les changements climatiques.
Voici le texte exact de la pétition concernée :
Monsieur Harper : cessez de bloquer les pourparlers de l'ONU!
Des experts viennent de désigner le Canada comme le plus mauvais élève du monde en matière de changements climatiques : Stephen Harper cherche, en effet, à saboter toute chance d'arriver à un accord international au sommet du climat à Bali, cette semaine.
La politique climatique irréfléchie du premier ministre, grand défenseur des intérêts pétroliers, met à mal l'image du Canada dans le monde. Il ne reste plus que quelques jours pour sauver la réputation du Canada - et pour sauver la planète! Nous devons nous mobiliser massivement pour empêcher le premier ministre de bloquer le processus à Bali. Signez la pétition ci-dessous demandant à Harper de changer sa position et nous lancerons une grande campagne à travers le Canada en publiant le nombre exact de vos signatures dans divers journaux.
Signez la pétition dès maintenant!
Pétition à l'intention du premier ministre Stephen Harper : Nous vous demandons de rester dans l'esprit des valeurs du Canada, de cesser de bloquer les pourparlers de l'ONU sur le climat et de commencer à travailler avec d'autres pays pour atteindre un accord mondial sur les changements climatiques. |
C'est une pétition très importante, car elle ne parle pas seulement de la conférence de Bali : elle pourrait faire enfin comprendre au premier ministre que sa position sur l'environnement n'est pas la nôtre!
Je vous demande donc de signer cette pétition et de nous aider à sauver notre planète.
Pour signer,
cliquer ici.
Merci à tous ceux qui le feront.
samedi 08 décembre 2007
À la croisée des mondes : La boussole d'or
Note : 8.5/10
Genre : Fantastique
Réalisateur : Chris Weitz
Commentaire: Tiré du premier tome de la célèbre série littéraire À la croisée des mondes de Philip Pullman, Les royaumes du Nord, le film, bien qu'excellent au point de vue des effets spéciaux et du jeu des acteurs, n'arrive pas à la cheville du livre. "Rien d'étonnant", me direz-vous, "les livres sont toujours meilleurs que les films". Et bien vous avez raison, même si un film suit exactement les dialogues, scènes et histoires d'une œuvre, le livre dont il est tiré reste la majorité du temps l'âme du film. Sauf que le réalisateur de La boussole d'or a préféré couper plusieurs parties très intéressantes du livre - je pense entre autre à toute l'histoire se passant dans les murs de Bolvangar qui a été réduite à quelques scènes d'à peine 15 minutes au total - pour faire tenir son scénario en... 1h50! Et oui, la projection ne dure même pas deux heures alors qu'elle aurait facilement pu durer trois heures sans pour autant causer de longueurs tant il y a de substance dans ce livre. Malheureusement, c'est cette substance, cet élément magique, qui manque dans l'œuvre cinématographique de Chris Weitz.
Néanmoins, je ne peux nier avoir quand même fortement apprécié la version anglaise du film, et je le conseil, particulièrement à ceux qui n'ont pas lu sa version écrite.
« Lyra, 12 ans, est une orpheline rebelle qui vit à Jordan College, un établissement de l'Université d'Oxford, dans un monde parallèle qui ressemble au nôtre mais qui a évolué de façon un peu différente. Elle a pour compagnon Pantalaimon, son dæmon, un être capable de prendre de nombreuses formes animales.
Le monde de Lyra est en train de changer. L'organisme gouvernemental global, le Magisterium, resserre son emprise sur le peuple. Ses sombres activités l'ont poussé à faire enlever des enfants par les mystérieux Enfourneurs. Parmi les gitans, qui ont perdu beaucoup des leurs, court une rumeur : les enfants sont emmenés dans une station expérimentale quelque part dans le Nord, et on pratique sur eux d'abominables expériences...
Lorsque Roger, le meilleur ami de Lyra, disparaît à son tour, la petite fille jure d'aller le chercher, jusqu'au bout du monde s'il le faut... »
vendredi 07 décembre 2007
L'Accent, notre beau journal étudiant
"Réflexion sur la présence de nos soldats en afganistan", "Concour de maisons décorées pour Noël!", "Comission Bouchard-Taylor".
Ce midi, comme tout étudiant un tant soit peu intéressé par le monde qui l'entoure, je prenais l'une des copies de la nouvelle édition du journal étudiant de notre Cégep dans le but d'en lire une partie pendant mon heure de dîner. À la première phrase, le mot "ridicule" me venait aussitôt à l'esprit. Et cela ne s'améliorerait pas avec les deux autres phrases qui allaient suivre.
Ce que vous avez lus au tout début de ce billet, ce sont les gros titres de l'édition de décembre 2007 de l'Accent. En première page, trois des cinq titres présents brutalisent littéralement notre langue. Et ce n'est pas que je cherchais des fautes. L'horreur m'a simplement sautée au visage : pas besoin d'un baccalauréat en français pour savoir que le mot "concours" prend toujours un "s", pluriel ou pas. Quant aux termes "Afghanistan" et "commission", ne sont-ils pas assez utilisés au Québec en ce moment pour que tous puissent en connaître l'orthographe d'usage? Évidemment, ce n'est pas tout : sans même porter attention, vous pourrez facilement trouver, à travers les pages du journal, des dizaines d'autres fautes aussi ahurissantes les unes que les autres. D'ailleurs, en page 4, revoilà le mot "commission" ayant perdu un "s" et retrouvé un "m" ("commision") entre la première et la quatrième page. Continuez, car lorsque vous aurez expérimenté toutes les façons imaginables d'écrire ce mot, ce voudra dire que vous serez au moins une fois tombés sur la bonne. Franchement, je trouve le tout un peu pathétique.
Au Québec, certains discourent d'un dépérissement de la langue française. Je n'y ai jamais vraiment cru, car pour moi notre langue ne fait qu'évoluer comme toute autre langue normalement constituée. Je me demande pourtant maintenant si j'ai vraiment raison. Je commence à croire que cet article aurait plutôt sa place section Société, puisqu'à travers notre journal étudiant semble réellement transparaître un problème sociétaire.
Il n'y a rien de compliqué à mettre un "s" à concours ou encore un "A" majuscule et un "h" à Afghanistan. Ce n'est nullement difficile de chercher dans le dictionnaire ou encore de réviser nos textes. Il est décevant de voir l'état du français dans l'Accent, encore plus étant donné le fait qu'il s'agit du journal des membres d'une institution de savoir et d'éducation. Notre langue est à mon sens l'une des plus belles langues sur Terre. Pourquoi la maltraiter ainsi par simple paresse?
Il faut prendre soin de notre langue. Si nous nous sommes tant battus pour la garder vivante au Québec, ce n'est pas pour la voir mourir de nos propres mains. Au nom de notre culture, faites un tout petit effort, c'est si simple!