lundi 21 juillet 2008 Du nouveau pour La Recrue du mois!
Comme cadeau d'anniversaire, La Recrue s'offre un tout nouveau site! Et oui, le blogue littéraire existe maintenant depuis près d'un an et, pour lui permettre d'encore mieux suivre sa mission - donner une visibilité plus grande aux premiers ouvrages de fiction d'auteurs québécois -, plusieurs nouveautés sont au rendez-vous! Entre autres choses, plus d'entrevues, et une section "Repêchage" où nous parlerons des nouveaux auteurs québécois qui n'ont pas été sélectionnés comme Recrue du mois officielle.

Alors, qu'est-ce que vous attendez? Courez! C'est par ici :

http://www.larecrue.net/
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mardi 15 juillet 2008 Petites histoires avec un chat dedans (sauf une)
Livre québécois
Auteure
: Véronique Papineau
Note : 7.7/10
Parution : 2008
Nombre de pages : 176 pages

Commentaire 

J'ai retardé ce moment. Celui d'écrire mon commentaire sur le recueil de Véronique Papineau. Je n'étais pas inspiré. J'avais un pré-syndrome de la page blanche : avant même de m'y mettre, je savais que je ne saurais pas quoi en dire. Quoi dire sur des textes qui nous paraissent comme de simples feuilles de papier imprimées de tâches d'encre ? Comme des histoires, certes, mais qui ne volent pas, ni en solo ni accompagné d'un lecteur, moi en l'occurrence? J'aurais voulu pourtant. « Petites histoires avec un chat dedans (sauf une) », n'est-ce pas là un titre vivifiant, comme une promesse d'humour et de légèreté? J'ai bien échappé quelques petits rires, mais j'ai oublié pourquoi - ce qui n'est, déjà, pas très bon signe et ne m'aide pas vraiment à compléter cette note. Cela m'aurait vraiment fait plaisir de pouvoir écrire sur son originalité - que je m'étais préparé à savourer avec un tel titre - ou encore sur un style nouveau et coloré. Mais comme seule option, j'en suis contraint à introduire Petites histoires avec un chat dedans (sauf une) en parlant de mon incapacité à l'introduire. Un peu inquiétant, non?

Attention. Ne pensez pas que j'ai en horreur le recueil de Véronique. C'est de l'indifférence, tout simplement. Je n'ai ni détesté, ni aimé. Je n'ai pas été captivé, intéressé, c'est tout. Le concept du chat dans chaque nouvelle, c'était bien, mais je n'étais pas impatient de commencer une nouvelle petite histoire pour savoir dans quel contexte ce chat surgirait. Sa façon d'écrire, son style, je l'ai vu davantage comme l'édition de six heures des nouvelles que comme une poésie romanesque. Pas que je ne cherche nécessairement la poésie dans un roman ou un recueil de nouvelles, mais j'exige habituellement quelques métaphores, quelques images que je puisse par la suite associer à l'œuvre. Quelque chose de consistant à se mettre sous la dent.

Mon cahier de citations et d'extraits s'est donc étoffé de quelques lignes seulement. L'un des rares fragments que j'ai pris en note : «Ce boulot est comme les mauvaises pauses commerciales intercalées entre les épisodes de ma vie. » Une phrase très représentative de l'assemblage de textes que propose l'auteure, car c'est justement sur le thème des difficultés de vivre dans notre société «délurée» et grise que les nouvelles de Véronique Papineau s'exposent. Ça et les épreuves de l'amour. Sur les douze, au moins cinq histoires-d'amour-compliquées-qui-finissent-mal. Ne m'étais-je pas trompé? N'avais-je pas commencé à la mauvaise page? Relu une nouvelle à nouveau? Non, c'en était une toute neuve, mais bâtie sur la même idée, selon le même manuel d'instruction, la même recette. J'ai fini par en faire une surdose. Dans le lot, une seule que j'ai appréciée, Pas d'espoir pour les bizarres. Un peu de suspense et de quoi faire réfléchir. Un espoir de dernière minute, puisque le texte se situe sous presque 150 pages d'un livre qui en contient 176. Mais bon, au moins, la fin m'aura laissé une meilleure impression.

Petites histoires avec un chat dedans (sauf une) va surement se perdre dans ma bibliothèque, c'est vrai. Je ne vous le conseillerai donc pas. Mais je suis persuadé qu'il a plu à d'autres et, par conséquent, je les laisserai, eux, tenter de vous convaincre d'en faire lecture.

Quatrième de couverture

« La vie n'est pas toujours simple, même - et surtout? - quand on est jeune, comme les personnages que Véronique Papineau met en scène dans ces nouvelles. Histoires de cœur, histoires de baise, problèmes de travail ou d'argent, tout cela peut nous faire passer de fichus quarts d'heure, qu'il nous arrive très souvent de traverser sous le regard à la fois attentif et impassible de nos chats. Ils voient tout, comprennent tout, mais ils ne nous jugent jamais.

Avec le chat, Véronique Papineau partage de nombreuses qualités: l'art de la légèreté, le coup de griffe qu'on n'a pas vu venir, la caresse qui déchire.

Qu'elle raconte l'histoire d'amants qui se rencontrent à 120 kilomètres-heure sur l'autoroute, la fugue de deux adolescents dans la grande ville, la fin de la noce pour la demoiselle d'honneur qu'emporte l'ambulance, chacune de ces scènes de la vie contemporaine prend un relief inattendu, tout comportement est soumis au regard de cette fine observatrice, à son humour à la fois tendre et cruel. Jamais elle ne rate sa proie. »

Citations

" Sans doute en allait-il de même pour nos oncles et tantes qui avaient prix l'habitude de me souhaiter «du succès dans mes études et du succès auprès des filles» alors que tu n'avais droit qu'à un «Bonne santé». L'adjectif «mentale » était sous-entendu, et seule la décence les empêchait d'exprimer le fond de leur pensée. "

" Le monde est rempli de gens méchants qui n'ont rien d'autre à faire que d'être méchants. "

" Tenir la main de quelqu'un dans la rue, ça n'arrive pas tous les jours, on ne laisse pas faire ça à n'importe qui. [...] traverser une intersection avec la main de quelqu'un enveloppant la sienne, c'est une preuve. C'est l'intimité exposée au grand jour. Dans cette ère délurée, on a plus de pudeur à ça qu'à se faire faire un cunnilingus sur un tapis commercial gris. "

"L'infidélité, c'est la tête qui a perdu une bataille. "

"Ce boulot est comme les mauvaises pauses commerciales intercalés entre les épisodes de ma vie. "

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Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre!

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dimanche 06 juillet 2008 Relais pour la vie 2008 - Quelques instants capturés

Voici quelques images et souvenirs du Relais pour le vie de juin 2008! Cliquez sur une photo pour l'agrandir!

Relais pour la vie.JPG
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Relais_2008 006.jpg

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De gauche à droite, puis de bas en haut.

(1) Notre équipe et notre tente merveilleusement décorée aux couleurs du Relais! Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, notre thème était "Les super héros contre le cancer".

(2) Juste avant, l'équipe essayant de monter une tente. Le mot "essayant" étant très bien choisi dans ce cas.

(3) Le départ des survivants! Moment très émouvant.

(4) Moi et Méli qui n'avons aucune idée que nous nous faisons prendre en photo. À l'arrière, l'amie d'Élise (dont je ne me souviens même plus du nom, aïe!) qui est sur le point de s'envoler pour combattre le cancer! (Faut pas lui dire que le costume n'est pas suffisant pour voler, chut!)

(5) Une partie de l'équipe, le soir venu. On lâche pas, il reste à peine 10 heures de marche!

(6) Les luminaires en l'honneur ou en mémoire de personnes qui ont et ont eu le cancer. Quelle belle soirée, à marcher à travers ces lumières d'espoir!
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samedi 05 juillet 2008 Le Québec, 400 ans
En me réveillant, ce matin, après avoir somnolé jusqu'à mon ordinateur, je me suis rendu compte que je n'avais parlé sur mon blogue ni de la Fête du Québec ni de la fête DE Québec (la ville) qui ont  toutes deux eu lieu au cours des dernières semaines. J'ai eu honte, moi qui suis si fier d'être québécois. Alors je me reprends aujourd'hui.

400 ans
Si on considère la fondation de la ville de Québec par Champlain en 1608 comme étant aussi celle de la Nouvelle-France, alors la nation francophone en Amérique que nous sommes existe depuis maintenant 400 ans. Imaginez. Ce n'est pas rien. Cela signifie presque 400 ans de batailles pour survivre dans un monde anglophone. Garder notre langue, notre culture, nos idées. Passer à travers l'esclavage et la misère pour arriver à ce que nous sommes aujourd'hui : des Québécois.

C'est pourquoi je suis fier de mon appartenance au Québec. Nous ne sommes pas un peuple faible comme certains voudraient le faire croire, nous nous sommes battus. Encore aujourd'hui, nous nous battons. Le Québec n'est pas encore un pays, mais chose certaine, c'est qui l'est dans le coeur de plusieurs. Alors, un peu en retard, bonne fête du Québec!

Propos absurdes
J'aimerais aussi profiter de ce billet pour réagir aux propos qu'ont tenu deux personnes cette semaine.

Le premier, je ne peux vous dire son nom, puisque je ne le connais pas. Tout ce que je sais de lui, c'est que depuis des semaines, je l'entends dire des stupidités à la radio. Je ne peux même pas vous dire à quelle station, puisque je ne suis, au travail, pas le maître de la radio. Mais cette semaine, j'ai entendu la pire des âneries sortir de sa bouche. Il a déclaré que le débat du pays au Québec était mort. Que plus personne ne voulait parler de ce thème.

...

PARDON? (c'est à peu près la réaction que j'ai eue, un instant d'hébétude, puis un cri dans mon bureau où, heureusement, j'étais seul, ce qui est rarement le cas) Celui qui traite tout le monde de «colons» à chacune de ses émissions (en compagnie de d'autres animateurs) a vraiment dit ça? Soit il s'est oublié dans sa longue liste des personnes auxquels le qualificatif  "colon" peut être attribué soit il n'a pas vécu au Québec depuis les... 100 dernières années? Même un pur fédéraliste ne pourrait pas nier le fait que l'avenir du Québec en tant que pays est toujours un sujet qui anime des millions de Québécois. Il n'y a qu'à explorer rapidement le web québécois pour s'en rendre compte. Cette déclaration est pour moi un acte de mauvaise foi, au même titre qu'un souverainiste qui nierait que le Québec fait partie du Canada actuellement. C'est bien amusant à croire, mais c'est faux.

Deuxième personne, Stephen Harper. Lui, franchement, il a fait fort. Il a affirmé que Champlain, le fondateur de la ville de Québec, avait aussi été le premier gouverneur du Canada. (La même réaction ici qu'au premier point aurait été de mise). Lorsque je l'ai su, je me suis dit : "Tiens, l'Histoire aurait-elle changée depuis mon dernier cours en la matière?". Mais, l'Histoire étant normalement immuable, le terme à utiliser ici serait donc plutôt "altérée". Altérée à nouveau, à des fins politiques.

Car, M.Harper, il y a une faille à votre plan. La Nouvelle-France n'a été conquise par les Anglais qu'en 1763, 128 ans après le décès de Samuel de Champlain. Le Canada n'existait donc pas à son époque. Champlain est un grand homme pour le Québec, mais n'a rien à voir avec le Canada, sinon qu'il est le fondateur d'une ville conquise par les Anglais, vos ancêtres. C'était vraiment prendre les Québécois pour des poires que de penser que nous allions croire une telle sottise.

Conclusion
La lumière ayant été faite, je vous souhaite à nouveau bonne fête du et de Québec! Soyez fiers d'être francophones en Amérique et, surtout, n'oubliez pas notre histoire (la vraie)!
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