Il y a plus d'un mois
Lucie a écrit "Ça donne le goût d'y aller et d'y croire, c'est vrai." à propos du billet Printemps en automne.


À voir aussi
Le Pigeonographe
Blogue d'Helenablue Clavier bien tempéré
dimanche 28 décembre 2008 The Lake House - La maison près du lac
 
Date de sortie
16 juin 2006

Réalisateur
Alejandro Agresti

Acteurs
Keanu Reeves, Sandra Bullock, Shohreh Aghdashloo, Christopher Plummer, Dylan Walsh, Nora Newbrough, Scott Elias
 
Synopsis
L'architecte Alex Wyler emménage dans une maison de verre sur le bord du lac Michigan. À l'intérieur de sa boîte aux lettres, il trouve une note laissée à son intention par le docteur Kate Forster, précédente locataire des lieux, lui demandant de faire suivre son courrier. Lorsqu'Alex lui répond, la jeune femme est stupéfaite de réaliser qu'il vit en fait en 2004, et non pas, comme elle, en 2006. Au fil de leur correspondance, les deux occupants successifs de la maison sur le lac en viennent à s'éprendre l'un de l'autre. Or, pour se rencontrer, Alex doit faire en sorte de voir Kate dans son temps à lui.

Commentaire
Idée géniale rendue pas des acteurs de talent. J'ai passé un très bon moment grâce à ce film. À voir absolument!
 
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mercredi 24 décembre 2008 Résultats pour Chimère
Un petit billet rapide pour vous donner le verdict du comité de sélection de la revue littéraire du Cégep de Sherbrooke (Chimère) concernant les textes que je leur ai envoyés (La File, Ai juré de tout te dire, La Demeure violée). La File a été acceptée, avec retravail cependant. Quant aux deux autres textes, ils ont été refusés, mais on m'a conseillé de retravailler Ai juré de tout te dire pour le soumettre à nouveau à la sélection d'hiver. Pour l'instant, je compte retravailler La File, mais pour Ai juré de tout te dire, je vais voir, selon le temps que j'aurai à y mettre.

Bon temps des fêtes!
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lundi 22 décembre 2008 Des voeux sous la neige

CarteNoel2008-2009.png

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mardi 16 décembre 2008 Seule face à l'injustice
Quelle n'était pas ma surprise lorsque, la semaine dernière, je recevais un courriel de la part d'une étudiante française me demandant son aide. Surpris, mais surtout désarçonné par l'ampleur de l'injustice qui lui est faite, j'ai tout de suite accepté sa demande de parler d'elle et de son problème sur mon blogue. Je vous explique la situation.

Étudiante X (nom qu'ont d'ailleurs dû lui donner toutes les personnes qui l'ont ignoré, mais que j'utilise puisque je ne connais pas son véritable nom) est étudiante en 3ème année de Licence Information et Communication à l'université. Malheureusement, depuis octobre 2007, elle rencontre des problèmes de santé qui l'empêchent de se déplacer. Ne voulant pas abandonner ses études (on la comprend), elle désire trouver une attente avec son université afin qu'elle puisse suivre ses cours à distance. Et c'est là que ça se corse.

Il suffit de lire son blogue (http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com) pour se rendre compte des efforts titanesques que cette étudiante à fait jusqu'à maintenant pour obtenir de l'aide afin de pouvoir continuer ses études, et ce pourtant sans résultat concret. Elle dit « lorsque l'on est malade on a ni le droit ni le choix d'étudier ce que l'on veut, et ceci demeure pour moi quelque chose d'illégitime et d'inconsidérable dans un pays censé être le berceau des droits de l'Homme.». C'est effectivement inacceptable. Aucun cour par correspondance dans son domaine n'est offert. Elle a fait appel à des dizaines de services différents (service de sa faculté spécialisé dans des cas semblables aux siens, Médecine Préventive, syndicat d'étudiants, avocat, médiateur académique) et contacter plusieurs personnes, de ses professeurs jusqu'au président de la République.La majorité de ces personnes l'ont ignoré (et c'est ce qui est le plus dégoûtant!) et une minorité seulement a voulu l'aider, sans y arriver. « J'aurais simplement souhaité qu'on réponde au moins à mes courriers, mais on m'a donné l'impression que j'étais la seule responsable de ma situation; que personne ne se sentait concerné et que j'étais une recluse à présent! Bien pire que le sentiment de se sentir seule et incomprise, grandissait en moi un sentiment d'injustice et d'incapacité voulue.» À un moment, elle était pratiquement devenue sa propre avocate en cherchant elle-même dans les textes de lois et les chartes de droits des outils qui pourraient l'aider!

Au bout de quelques temps, elle reçoit un bulletin de note. Je me permet encore une fois de la citer : « le plus étonnant c'est qu'en face de chacun de mes cours, il y a de stipulé : "absence injustifiée"; pire que de l'absurdité, ou de la bêtise, il s'agit pour moi d'une preuve supplémentaire montrant l'incapacité et le manque de discernement d'une part de la médecine préventive qui a reçu tous mes certificats médicaux et d'autre part de mon Ufr qui bien qu'au courant de mon état depuis le 23 octobre semble être totalement je m'en foutiste.».

Aujourd'hui, elle en est à attendre des nouvelles de sa demande au Tribunal de Grande Instance. Sa situation me semble totalement irréaliste. Est-ce qu'ici, au Québec, une telle injustice serait possible? En France oui? Pourquoi? Cette étudiante n'a pas à cesser ses études pour cause de problèmes de santé. Elle veut continuer, et c'est tout à son honneur. Je dis : laissez-la étudier!

Pour ceux qui seraient intéressés à en savoir plus ou, encore mieux, à raconter son histoire sur leur blogue, voici à nouveau l'adresse de son blogue : http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com.

J'espère que ce billet pourra l'aider un peu!
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lundi 15 décembre 2008 Du bon usage des étoiles
Livre québécois
Auteure
: Dominique Fortier
Note : 8/10
Éditeur : Alto
Parution : 2008
Nombre de pages : 347 pages

Présentation de l'auteur

Dominique Fortier est née à Québec en 1972. Après un doctorat en littérature à l'Université McGill, elle exerce les métiers de réviseure, de traductrice et d'éditrice. Elle a traduit une quinzaine d'ouvrages littéraires et scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que les sciences politiques, la linguistique et la botanique. Elle vit à Montréal. Du bon usage des étoiles est son premier roman.



Commentaire

Le froid intense de l'Arctique et la douceur de l'odeur du thé. Voila ce que nous propose Du bon usage des étoiles. Parallèlement, deux histoires qui prennent leur racine dans l'Angleterre de 1845, mais qui, rapidement, traceront leur propre voie, feront naître leur propre branche de l'Histoire. L'Histoire avec un grand H, car c'est, en toute modestie, la dernière expédition de sir John Franklin que Dominique Fortier a voulu reprendre à sa façon. Et, en nous racontant cette grande traversée de l'Atlantique vers les glaciers blancs du pôle Nord, l'auteure nous rappellera aussi l'autre réalité, celle des femmes de marins et d'explorateurs qui, après avoir vu les navires quitter l'horizon,  retournent à leurs soirées mondaines. Étoiles, banquises et terres inconnues. Thés, bals et plum-pudding. « L'horizon. Savoir où s'arrête la terre et où commence le ciel. Ne plus avoir à [se] figurer une ligne imaginaire entre le blanc et le blanc…»

Du bon usage des étoiles est sans conteste un roman original. D'abord par son caractère historique à l'heure des écrits centrés sur le présent, mais aussi par ses milles et une facettes ; s'y entremêlent en effet le récit, le théâtre, la poésie, le journal… jusqu'au livre de recette.  Cette originalité annoncée m'aura toutefois amené à la déception. Pas que je n'aie pas aimé, au contraire… mais disons que le livre m'a laissé sur ma faim. J'ai le mot « inachevé » en tête.  Les premiers chapitres semblent prometteurs. Moi qui adore l'histoire, l'Europe, l'aventure, tout était en place pour construire un roman bien ficelé. Et c'est le cas, du moins au début. Mais plus les pages sont tournées, plus il m'a semblé revoir les mêmes fils. Comme si était tricotée une écharpe aux motifs répétés plutôt qu'une paire de bas multicolore. À mes yeux, la fin ne règle rien, n'est pas l'aube du renouveau ou le berceau de quelque morale ou sagesse que ce soit. Elle est abrupte et prévisible, sans éclat. Peut-être est-ce ainsi que l'Histoire se termine, mais alors j'aurais espéré plus grand encore que l'Histoire.

Malgré cela, j'ai tout de même apprécié ma lecture, entre autre grâce au mélange des styles, des narrateurs et des lieux.  Dès lors qu'un blanc apparaissait sous la dernière phrase d'un chapitre – je dis chapitre faute de meilleur mot pour définir les séparations présentes dans l'œuvre de Dominique Fortier -, j'aimais me retrouver devant l'inconnu, ne pas savoir vers qui, quoi et où j'allais aboutir. J'ai trouvé tout particulièrement intéressants les quelques chapitres où deux personnages inconnus parviennent à symboliser, par de simples dialogues, toute la beauté et l'ambiance du Nord. « - Je n'avais jamais vu tant d'étoiles chez nous. Pourquoi sont-elles plus nombreuses ici, où il n'y a personne pour les regarder? - Elles ne sont pas plus nombreuses; simplement, on les distingue mieux parce qu'il n'y a pas, à des milles à la ronde, d'autres lumières pour les éclipser et faire pâlir leur éclat. » Sans pouvoir dire pourquoi, cela me touchait. Je me croyais alors vraiment à bord de l'Erebus ou du Terror, pris entre les glaces, le froid m'atteignant de toute part.

Bref, ce premier roman de Dominique Fortier est une véritable aventure – autant en termes d'histoire que de lecture -, malgré son dénouement un peu terne. Sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, l'auteure a ce talent de faire bon usage des mots, peu importe le type d'écrit. Cela saura, je le lui souhaite, la porter encore plus loin dans l'univers littéraire québécois.

Quatrième de couverture

Mai 1845, les navires Terror et Erebus, sous le commandement de sir John Franklin, partent à la conquête du mythique passage du Nord-Ouest avec, à leur bord, cent trente-trois hommes et suffisamment de provisions pour survivre trois ans aux rigueurs de l'Arctique. L'expédition doit permettre à l'Angleterre d'asseoir sa suprématie sur le reste du globe, mais les deux navires se trouvent bientôt prisonniers des glaces dans une immensité sauvage.

Commence alors un nouveau voyage, immobile celui-là, au cœur de la nuit polaire et vers les profondeurs de l'être, dont Francis Crozier, commandant du Terror, rend compte dans son journal. Il se languit aussi de la belle Sophia, restée avec sa tante Jane Franklin à Londres, où les thés et les bals se succèdent en un tourbillon de mondanités.

Inspiré de la dernière expédition de Franklin, Du bon usage des étoiles brosse un tableau foisonnant des lubies de la société victorienne – lesquelles ne sont pas sans rappeler certains des travers de la nôtre – dans un patchwork qui mêle avec bonheur le roman au journal, l'histoire, la poésie, le théâtre, le récit d'aventures, le traité scientifique et la recette d'un plum-pudding réussi.


Citations et extraits

« - Peut-être, comme nous sommes près du bout de la Terre, que nous sommes plus proches de la Lune et du Soleil…

- Mais la terre est ronde…

- Et alors?

- Alors, puisqu'elle est ronde, elle n'a pas de bout, ou bien chaque endroit sur Terre peut être un bout, tout dépendant de l'endroit d'où tu le regardes.

- Tu veux dire que le bout du monde, c'est peut-être l'Angleterre?

- Peut-être. »

« - Je n'avais jamais vu tant d'étoiles chez nous. Pourquoi sont-elles plus nombreuses ici, où il n'y a personne pour les regarder?

- Elles ne sont pas plus nombreuses; simplement, on les distingue mieux parce qu'il n'y a pas, à des milles à la ronde, d'autres lumières pour les éclipser et faire pâlir leur éclat. »

« - Qu'est-ce qui te manque le plus?

- … L'horizon. Savoir où s'arrête la terre et où commence le ciel. Ne plus avoir à me figurer une ligne imaginaire entre le blanc et le blanc…»

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Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre!

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jeudi 11 décembre 2008 Un peu de politique Avec tout ce qui s'est passé dans les dernières semaines en matière de politique, j'ai presque honte de ne pas en avoir fait mention sur ce blogue. C'est que, voyez-vous, avec la fin de session, le temps me manque. Mais aujourd'hui je profite de l'avant-midi libre que j'ai pour me remettre dans le bain.

Commençons par ce qui est le plus près de nous, les élections provinciales et plus spécifiquement leur résultat. Évidemment, vous connaissez mes allégeances politiques, le meilleur scénario pour moi aurait été un gouvernement majoritaire péquiste. Il faut dire que je n'avais pas espoir non plus. C'est plutôt les libéraux qui seront majoritaires. Bon. Le "moins pire" scénario, c'était qu'ils soient minoritaires. Mais en même temps, le PQ retrouve une quinzaine de sièges, pour un total de 51 et Québec Solidaire fait élire un de ses porte-parole, Amir Khadir. C'est donc que l'option souverainiste n'est pas si désuète que certains le disent. Comme l'a si bien affirmé Mme Marois, "c'est la preuve que le Parti Québécois n'est pas le parti d'une génération".

Maintenant, j'ai bien hâte de voir le chemin que choisira M. Charest et ce qu'il adviendra de l'ADQ sans son chef. Le parti "d'un seul homme" peut-il survivre sans son homme? Jean Charest va-t-il ignorer les partis d'opposition comme il avait l'habitude de le faire lorsqu'il était majoritaire à l'assemblée nationale? Ou, au contraire, va-t-il les écouter et travailler sur un plan économique avec Mme Marois? C'est à suivre... mais qu'il s'occupe au moins d'économie, parce qu'il se le fera reprocher. On ne déclenche pas d'élections avec le slogan "L'économie d'abord, OUI" pour ensuite jeter le sujet aux oubliettes.

De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Pour finir, j'aimerais dire un mot sur la crise politique qui a lieu présentement à Ottawa. Personnellement, l'idée d'une coalition me séduit. D'abord, parce qu'elle viendrait remplacer Harper au pouvoir, ce qui ne peut qu'être bon pour le Canada. Ensuite, parce que je suis curieux. Qu'une coalition obtienne les rênes du pays serait sans précédent, j'aimerais bien voir ce que cela peut donner. Et à mes yeux, la prorogation demandée par le gouvernement conservateur est un terrible affront à la démocratie. Fuir un vote de confiance n'a jamais été démocratique. Mais je ne suis pas vraiment surpris. De la part d'un premier ministre qui dit clairement que les députés du Bloc Québécois ne sont pas de vrais députés et n'ont pas la même valeur que les autres, je ne m'attendais pas à autre chose. Autant dire que je n'ai aucun respect envers cet homme et son parti.

Alors voilà, j'ai remis mon chapeau de modeste citoyen. Espérons que les politiciens de l'heure ne me donneront pas envie de le retirer!
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samedi 06 décembre 2008 The Tudors
 
The Tudors raconte la vie d'Henry VIII, roi d'Angleterre. Empreinte de beauté et d'histoire, une série grandiose à voir absolument!
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jeudi 04 décembre 2008 Comment passer proche de la crise de coeur en faisant sa demande de visa
stage2009/fry-panique-questions.jpgL'étape du visa ou l'étape du saint-sacrament-de-papier qui m'ouvre les portes de la France. Car c'était aujourd'hui que je me rendais à Montréal, au Consulat Général de France, pour obtenir le droit suprême de faire mon stage à Lille. En d'autres mots, je savais aujourd'hui si ça passait ou si ça cassait. Ça a passé... mais pas sans avoir à agrandir l'ouverture et à maigrir de 10 livres.

Je vous fais le topo. Mon rendez-vous était à 11h45. Paranoïaque comme je suis, j'y étais à 11h00, grâce à mon père qui a aimablement accepté de m'y conduire. Et donc, au moins, je n'étais pas en retard. En plus, il y avait de la place lorsque je suis arrivé, alors hop!, j'ai déjoué le système des rendez-vous pour me faufiler dans les mailles du filet. Un filet avec des mailles vraiment, mais vraiment serrées. Il faut dire que c'est à peu près aussi facile d'entrer dans un consulat que d'attacher ses souliers avec des gants de boxes : détecteur de métal, gardiens de sécurité, interdiction du cellulaire. Et surtout, ne pensez pas passer si vous n'avez rien à y faire. Résultat, mon père s'est fait gentiment refuser l'accès, et a dû m'attendre à l'extérieur.

Jusque là, tout de même, j'étais assez chanceux. Ça commençait bien. On m'a indiqué une salle où entendre. Une vingtaine de minutes plus tard, j'étais assis devant celle que j'avais imaginé comme étant une Dolores Umbridge (ref.: Harry Potter and the Order of the Phoenix) française, mais qui, outre les vêtements roses, n'avait rien à voir. En fait, elle avait l'air plutôt sympathique. Je lui ai donc présenté les 500 documents nécessaires à la demande de visa.

C'est à ce moment que ça s'est corsé :

- Vous avez votre convention de stage?

- Oui, la voici, mon attestation de stage.

- ...

- ...

- Mais il n'y a pas écrit où vous allez faire votre stage. Comment je sais où vous allez travailler?

Elle voulait une convention de stage, alors que tout ce que j'avais, moi, c'était une attestation de stage. Cela aurait dû suffire, selon les documents que j'avais lus. Mais non. Allait-il falloir que je revienne avec cette fameuse convention? Première crise de panique où je me dis que je ne pourrai pas partir, car je ne pourrai jamais avoir un autre rendez-vous avant mon départ. Heureusement, elle décide finalement que cela suffira. Soupir de soulagement.

Une fois tous les documents complétés, elle m'accompagne dans un autre bureau. Quoi, ce n'était pas ça, la dernière étape? Il semble que non. Je rencontre donc une autre dame, cachée, elle, derrière 2 pouces de vitre blindée (on ne lésine pas sur la sécurité, je vous le rappelle). Elle me crie donc de lui donner les documents, et je lui crie "voila". (pas vraiment le choix, avec ces vitres pare-balle, pare-feu, pare-agression, mais aussi pare-son). Elle me demande ma convention de stage. Deuxième crise de panique où je passe proche de faire une crise d'épilepsie. Son collègue, mon sauveteur, prends alors la parole pour lui dire que l'attestation, c'est ok. Nouveau soupir de soulagement. Ensuite, blablas, paperasse, avez-vous ci oui, avez-vous ça certainement, et... il me faut votre preuve d'assurance complémentaire. Horreur, je ne l'ai pas, car l'OFQJ ne m'a rien envoyé. En fait, ce n'était même pas mentionné dans la liste des documents à apporter.

- Oh mais, c'est que, sans cette preuve, je ne peux rien faire.

Troisième crise de panique où je veux me fendre la tête contre la vitre blindée.

- Je dois faire quoi, prendre un autre rendez-vous?

Non. Habituellement, elle ne fait pas ça, mais si je lui envoie par fax, cela va suffire. Soupir de soulagement, encore. Plus tard, elle me dira même d'oublier ça, que ce n'est plus nécessaire. Et elle collera le visa dans mon passeport, me le tendra avec un grand sourire et me souhaitera bon séjour. Je suis sorti, avec l'impression d'avoir frôlé la mort, mais bon, j'étais bien content d'avoir en main mon droit de séjour en France.

Ainsi se termine mon aventure. Et donc la dernière étape a été franchie : maintenant, sauf une violente tempête de neige le jour de mon départ, rien ne devrait pouvoir m'empêcher de partir!
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