Il y a plus d'un mois
Venise a écrit "Je devrais venir te voir même quand tu n'y es pas, il est si joli ton blogue ! Je m'y sens bien. Bien sûr que l'on va patienter et en Snoopy Joe à part ça !" à propos du billet Zzzzzz....


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mercredi 25 février 2009 Poutine en France, premier essai
Je suis québécois, donc j'aime manger de la poutine. Le contraire est aussi vrai : j'aime manger de la poutine, donc je suis québécois. J'aime la poutine et la poutine, j'ose espérer, m'aime. C'est une relation conjugale très difficile à vivre lorsqu'on est à l'extérieur de notre beau futur pays (une petite pointe de revendication souverainiste ici). C'est pourquoi j'ai tenté, mardi soir passé, d'amener mon aimée ici, puisque je ne peux me rendre là-bas. Voici le résultat de mon expérience.

D'abord, la recette :
 
 
 
Ingrédients originaux
- Des frites
- Du fromage en grain, plus communément appelé "du fromage en crotte qui fait kwik-kwik" (en écrivant ceci je me rend soudain compte à quel point l'alliance de l'expression crotte et du bruit kwik-kwik porte à réflechir)
- Une sauce brune (surtout pas BBQ, s'il-vous-plaît épargnez moi!)
- Un cabochon, pour rassembler le tout

Ingrédients de ma première tentative de poutine en sol français
- Des patates à déjeuner (résultat d'une étude comparative poussée entre la taille de mon congélateur, la taille d'un sac de frites congelées - dépassant la taille complète de mon réfrigérateur  - et la taille d'un sac de bonnes vieilles patates... hum hum, pommes de terre... à déjeuner).
- Du fromage cheddar blanc retroussant le papier-peint de ma chambre (qui a dit que j'avais du papier-peint?)
- Une sauce brune à viande
- Moi, donc l'ingrédient du cabochon n'a pas été trouvé en France (comme je me sens humble ce soir)

Procédure
Au Québec (coeur sensible et/ou religieux s'abstenir) : "Tu calisses la sauce sé frites cuites pis tu garoches le fromage en crotte su'l DESSUS. "

En France : "À l'aide d'une louche, déposer savamment le coulis à viande sur les pommes de terre frites préalablement disposées sur un plat à large bord. Finalement, émietter un fromage cheddar QUI SENT LE CALISS " ... Oups! Rechute! ... "sur le tout. Déguster à l'aide des couverts habituels. "

Résultat
Une fois de plus, la preuve est faite que le fromage est l'ingrédient le plus important lors de la préparation d'une poutine. Bien que les patates à déjeuner et la sauce n'avaient rien à envier à leur homologue de la recette originale, le goût trop fort du cheddar français volait la vedette (pour ceux qui aiment) au reste des ingrédients. Patates à déjeuner et sauce brune s'en allèrent tristement. Je déclare donc échec ma première tentative.

Y en aura-t-il une deuxième? Pour le moment je digère toujours la première...
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lundi 23 février 2009 Carnaval de Dunkerque
La foule est en délire et remplie l'air et la rue de ses couleurs, de sa fantaisie. Un homme en jarretelle tient le bras d'une vache hollandaise pour éviter de la perdre. Un punk fréquente une fée, un pirate, lui, se tient avec une... c'est quoi ça? Le temps est plutôt beau, mais pourtant il est impossible de faire le compte exacte du nombre de parapluies hautement perchés que l'on peut apercevoir à des milles à la ronde. Chacun à son plumeau, son chapeau extravagant, son habit en fleur. La ville va craquer et de ses rues vont déborder les couleurs de centaines de milliers de drôles de gens. Non, vous n'avez pas fumé un joint, et vous êtes toujours sous la barre du 0.8. Alors quoi, direction l'asile? Et bien non! Vous êtes au Carnaval de Dunkerque!

J'y étais moi aussi, avec mon gilet jaune fluo, "Je suis québécois et je suis au Carnaval de Dunkerque!" écrit dans le dos! (Faut croire que j'avais peur de l'oublier). Avec Sabrina, j'ai joué au carnavaleux et ai suivi la bande dans sa marche à travers les rues. Non mais quand même, quelle ambiance! Des chansons rythmées que les Dunkerquois et les habitués connaissent par cœur,  des tambours, des trompettes... Nous avons rencontré un tas de gens sympathiques, qui nous interpellaient en sacrant et en faisant des tentatives de pseudo-accent québécouah, pensant qu'ils y étaient - bah oui, avec mon passeport de tatoué dans le dos, c'était plutôt inévitable. J'ai reçu la "médaille d'honneur" du carnaval de la part d'un Dunkerquois, c'est-à-dire un bout d'arêtes de harengs qu'il a épinglé sur mon foulard. Il sent maintenant affreusement le poisson, mais ça m'a beaucoup touché - au nez entre autre. C'était la plus belle façon de me dire "bienvenue parmi nous"! Et les rencontres ne furent pas que françaises... nous avons également trouvé, parmi la foule, une québécoise - non mais est-ce que c'était une bonne idée de mettre un dossard écrit "Québécois" ou pas! Et étudiante à Lille avec ça! Nous étions tous les trois fous de joie.

Le moment fort du carnaval - et l'explication des parapluies en surabondance? Le jet de harengs. Dès lors que nous approchons de l'hôtel de ville, on peut déjà sentir l'excitation de la foule. Parce que tout le monde sait que dans les minutes qui vont suivre, le maire sortira avec ses invités sur le balcon de l'hôtel pour... jeter des harengs partout sur la grande place bondée! Et rapidement, ça ne sent plus l'excitation, mais bien le poisson!

Vivre le Carnaval de Dunkerque est une expérience unique. Je serais très surpris de savoir que nous avons l'équivalent au Québec, si ce n'est que par la quantité de gens surprenante qui y participent. J'ai des couleurs pleins les yeux, des souvenirs pleins la tête... comme j'ai bien fait de faire mon stage à Lille! Et merci à Laurène de nous avoir parlé du Carnaval!

Nos prochaines destinations : Bruges, une ville à l'ambiance médiévale en Belgique et probablement Cologne, en Allemagne.

Bonne semaine à tous!

Encore des photos


 

En photos
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Dans le texte
(1) Gros plans sur le Carnaval.
(2) La magie du Carnaval de Dunkerque!
(3) Moi, Sab et Léonie Bourrassa, la québécoise que nous avons rencontré!
(4) On s'entasse, on s'entasse, c'est l'heure du jet de harengs!
(5) Quel beau déguisement rose!

Section "Encore des photos"
(1) Et oui, c'est encore moi qui mange! Une spécialité de la région cette fois, un cornet de frites!
(2) Vue sur le carnaval prise 2.

En vidéos



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lundi 16 février 2009 Weekend tranquille

Ce weekend, porte-monnaie oblige, fût un peu plus relax que le dernier à Bruxelles. Cela nous a toutefois pas empêché de continuer à découvrir Lille et ses multiples facettes! Samedi, l'une d'entre elles, que nous avions pourtant vu à plusieurs reprises, nous a surpris. Il s'agit du bâtiment de la Vieille Bourse de Lille, tout près de la Grand' Place, qui, à mon grand bonheur, accueil les gens du peuple en son sein! Et qu'est-ce qu'il y a entre ces murs et ces arcs rouges et dorés? Un marché du livre usagé! De très vieux livres, mais aussi des pièces de monnaie datant de l'époque de Napoléon III, des BD, des DVD, de vieilles cartes... vous imaginez la joie que j'ai eu à trouver cet endroit mixant architecture et littérature!

Outre cela, nous nous sommes informés des pièces et tarifs du Théâtre du Nord de Lille et avons visité le vieux Lille et l'entourage de la Citadelle. Pour dîner (souper), nous nous sommes "payé la traite" - pour employer une expression typiquement québécoise - en nous préparant un bon petit repas maison : poulet dans sa sauce aux champignons et oignons verts accompagné d'un sauté de légumes à la chinoise. Sans oublier une bonne flûte (petite baguette de pain) de... devinez où... chez Paul! Et bien oui, je n'étais pas pour tromper Paul avec un autre de ces soi-disant pâtissiers! Pour clore la soirée, nous sommes allez au Palais des Beaux-arts avec l'intention de profiter d'une pièce de théâtre offerte dans le cadre de la Saint-Valentin. Nous ne sommes par contre pas restés longtemps, car nous étions assis tellement loin que nous ne voyions ni n'entendions les acteurs. Nous avons donc préféré nous déplacer vers la chaleur d'un café et, pourquoi pas, la saveur de quelques mignardises! (en l'occurrence, un sorbet à la framboise, un macaron au chocolat et un dessert au pain d'épice et à la crème)

Dimanche, nous nous sommes levés tôt pour aller au marché de Wazemmes, l'un des plus grands de la région du Nord de la France. Entre les stands des brocanteurs, marchands, vendeurs de livres usagés et les étales de fruits et légumes, nous avons dégusté un sandwich chinois et quelques bonbons auxquels nous n'avons pu résister. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ce n'était pas la dernière fois que je m'y rendais... quelle ambiance!

Sinon, j'adore toujours mon stage. Je développe maintenant un site internet pour le projet CERPA et j'ai hâte à chaque matin de me rendre au bâtiment C11. Le weekend prochain, nous irons au carnaval de Dunkerque, une ville située tout au nord sur le bord de la mer. Une lectrice de mon blogue (salut Laurène!) m'a aimablement proposé plusieurs activités à faire dans la région, et le carnaval en fait partie. Cela m'a l'air très intéressant et coloré (http://www.ville-dunkerque.fr) , j'ai bien hâte d'y être!

Grande nouvelle avant que je vous laisse : nous avons déjà décidé où nous irions tout juste avant notre retour au Québec, pendant notre semaine de vacances. Et ce sera Venise! J'ai toujours voulu me rendre en Italie, en particulier à Venise, et le prix du billet d'avion était trop tentant (83 euros)!

Bonne semaine à tous!
 
 
 

Encore des photos


En photos
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Dans le texte
(1) La cour intérieure de la Vieille Bourse de Lille! Servez-vous parmi tous les vieux livres qui vous sont offerts.
(2) Une ruelle de Lille.
(3) Un aperçu du marché de Wazemmes... mais vraiment un aperçu parce que c'est gigantesque!
(4) Hum... avouez! Comment résister?
(5) Toujours le marché, zone fruits et légumes!

Section "Encore des photos"
(1) C'est tellement beau, des livres!
(2) Sabrina qui coupe les légumes pendant que j'essaie, avec mon talent naturel en cuisine, que notre poulet survive à ma cuisson.
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dimanche 15 février 2009 Le train pour Samarcande
Livre québécois
Auteure
: Danielle Trussart
Note : 8/10
Éditeur : VLB
Parution : 2008
Nombre de pages : 230 pages

Présentation de l'auteure

Née à Montréal, Danielle Trussart vit maintenant à Baie-Saint-Paul où elle partage le meilleur de son temps entre l'écriture et la peinture. Elle a publié quelques nouvelles, dont certaines ont été primées.

Commentaire

Le train pour Samarcande c'est l'ultime histoire de Blanche, une femme qui attend et se prépare à vivre son grand départ. Alors qu'elle fait de l'ordre dans ses placards, par peur de ne pas avoir fait sa part, et pour laisser une trace qui la fera peut-être vivre quelques années de plus encore, ses idées, elles, s'entremêlent. Elle rassemble ses comprimés dans un seul pot, confondus comme s'il s'agissait de simples dragées. Les murs de sa maison deviennent le papier sur lequel elle écrit ses mémos. Mais elle se rattache férocement aux choses du passé et du présent. Elle continue à tenir ce registre où elle note ses observations sur le monde extérieur et construit de toute pièce des histoires pour ses morts. Le soir, elle épie les couleurs qui se battent pour une place sur la toile d'Ariane, sa voisine. Blanche regarde passer les gens du village, revoit des tranches entières de sa vie, mais, surtout, attend son train, le dernier, celui pour Samarcande.

Parce qu'on a l'impression de prendre le train en lisant le livre de Danielle Trussart, on ne peut déjà que la féliciter d'avoir donné une vie au titre de son roman. Pendant que le lecteur se transforme lentement en  passager, les pages, elles, se préparent à défiler, comme les arbres bordant les rails du chemin de fer bientôt emprunté. Les premières semblent sans intérêt, « tracées au fusain.» Mais attendez un peu d'avoir quitté la ville, et de longer les champs. Après un moment, vous aurez cette étrange sensation de percevoir à travers les mots de l'auteure les grandes étendues que l'on aime tant fixer lors de trajets en train. Ce ne sera ni excitant, ni captivant, mais simplement doux et enveloppant. Vous savourerez la beauté des lettres comme vous le feriez pour celle s'offrant à vous derrière la vitre de votre wagon. Et le temps sera  vapeur, plus que jamais relatif.

Lorsque je parle des premières pages comme de quelque chose de terne, c'est que j'ai débuté ma lecture en pensant m'attacher aux personnages. Mais j'ai rapidement dû regarder ailleurs, car j'y voyais bien peu de ce que j'attendais d'eux. Pas d'originalité, pas de saveur. Sauf Blanche,  parce qu'elle porte tout le reste, les autres personnages ont rapidement formé dans mon esprit une immense boule de pâte opaque. Ils me semblaient, outre peut-être Ariane, Mélodie et Jeanne d'Arc, tous identiques. Liés par leur folie, ils n'étaient qu'une seule et même personne et cela me décevait. D'un aussi grand nombre de personnages, j'aurais voulu voir plus de différences, et non seulement différentes teintes d'une même couleur.

La beauté des réflexions et l'éclat des mots, voilà ce qui, vraiment, m'a rattaché au roman. J'ai saisi que l'intérêt du Train pour Samarcande ne résidait pas dans son histoire ou ses personnages, mais bien dans les réflexions qu'il proposait sur plusieurs thèmes : la religion, la vieillesse, la complicité, l'art, la nature, le temps, la mort des autres, notre mort… Plusieurs idées m'ont frappée. « Nous nous fabriquons une vie minuscule à l'intérieur de l'autre, déjà tellement courte, comme si le reste n'existait pas.» Les descriptions, qui parfois peuvent être longues et inutiles, m'ont dans ce cas semblées fortes et explosives, en particulier lorsqu'il était question des couleurs d'Ariane. « Qu'elle regarde la dizaine de couches se superposant pour modifier le rouge du départ. Il tire sur l'orange de ce côté, sur le violet ici. Il se creuse, le rouge, il se gonfle, il vit. Il jaillit comme le sang de la veine tranchée. Il jaillit comme la lave s'échappant avec fureur du volcan. Il frémit, il tremble, il s'enrage, ce rouge-là. Il brûle, il implore, il exige, il dévore tout sur son passage.» Ce sont ces idées et ces mots là qui m'ont fait apprécier l'œuvre de Danielle Trussart.

Donc, pour cette beauté que j'ai retrouvée dans le roman, je vous invite à prendre un billet pour Samarcande et à découvrir où cette cité se trouve. Faites gaffe, toutefois, à ne pas manquer le train!

Quatrième de couverture

« J'attends mon train en captant les clameurs du monde qui me parviennent déformées, en écho, comme le fœtus doit les percevoir à travers les pores de sa coquille. Je te rejoindrai bientôt, Florent, dans la blancheur de l'absence. »

Blanche a longtemps rêvé de marcher jusqu'au bout de toutes les routes. Pourtant, elle n'a pas souvent franchi les montagnes qui bordent sa petite ville natale de Baie-Saint-Paul. Aujourd'hui, à la veille du grand départ, elle vit comme sur un quai de gare. En attendant le train qui la mènera à Samarcande, elle range ses affaires et ses souvenirs, tout en parlant à Florent, son mari décédé, à qui elle donne des nouvelles du monde.

Le fil de ses pensées n'est interrompu que par de rares visites: sa vieille amie, Jeanne d'Arc, la travailleuse sociale qui la verrait bien dans un centre d'hébergement, et sa nouvelle voisine, la femme aux pinceaux.

Roman intimiste d'une grande profondeur, Le train pour Samarcande nous fait partager les derniers jours d'une vieille femme extraordinairement vivante, malgré l'imminence de sa mort. Blanche est drôle, curieuse, amère aussi parfois, mais toujours et surtout d'une grande humanité. Les lecteurs n'oublieront pas de sitôt le regard étonné et plein de compassion que Blanche pose sur le monde qui l'entoure, avant de le quitter.

Citations et extraits

« Qu'elle regarde la dizaine de couches se superposant pour modifier le rouge du départ. Il tire sur l'orange de ce côté, sur le violet ici. Il se creuse, le rouge, il se gonfle, il vit. Il jaillit comme le sang de la veine tranchée. Il jaillit comme la lave s'échappant avec fureur du volcan. Il frémit, il tremble, il s'enrage, ce rouge-là. Il brûle, il implore, il exige, il dévore tout sur son passage.»

« Le pape est toujours convaincu qu'il n'y a pas moyen de célébrer la messe correctement sans pénis. Comme si ça faisait partie de la liste des saints ustensiles!»

« J'ai toujours adoré les tempêtes, tu le sais. J'aimais me tenir, durant quelques minutes au moins, dans l'œil de la tourmente et me sentir comme une chandelle que le vent menace d'éteindre.»

« Il n'y a plus de sol sous ses pieds ni de ciel au-dessus de sa tête. Que du blanc. Du blanc partout. […] Mais la voisine, dans un halo de lumière, apparaît soudainement de nulle part et sort ses couleurs d'un sac de cuir qu'elle porte en bandoulière. Touche par touche, elle recrée le monde exactement tel qu'il était.»

« Elle souriait au monde entier. ‘'Vous voulez que je sourisse, ben m'a sourire, câlisse.''»

« Mais qu'est-ce que le temps? Qui peut le dire? Une sorte de tapis roulant peut-être, comme dans les aéroports?»

« Alors, abandonnant aux autres filles les longues séances devant le miroir, elle avait renoncé, de peur que la coquetterie la rende ridicule. Elle avait finalement réalisé que l'on pouvait quand même sortir de chez soi simplement en ouvrant la porte. Comme le font les hommes, les enfants, les vieux, les chats et les chiens. Simplement en ouvrant la porte parce qu'on est en vie.»

« Quand tu te dépasses, tu te laisses forcément derrière, alors qui continue?»

« Nous nous fabriquons une vie minuscule à l'intérieur de l'autre, déjà tellement courte, comme si le reste n'existait pas.»

« Je suis née d'une femme triste. Ma grand-mère était mélancolique et rêveuse. Toutes les deux m'ont légué une vision du monde tracée au fusain.»

« Le temps polit les contours de la colère comme ceux du souvenir.»

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Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, blogue qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois! Allez y lire les autres critiques de ce livre!

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samedi 14 février 2009 Non mais vraiment, on ne dit pas... on dit...
La suite du lexique! En France...

On ne dit pas... On dit...
Scotch tape Scotch
Avant-midi
Matinée (ne dites pas avant-midi, ils
comprendront après-midi)
Rien Que dale
Faire attention Faire gaffe
Patates Pommes de terre
Fêves Haricots verts
Couscous Semoule
Blé d'inde Maïs
Visage
Tronche
Pousse-mine Criterium
Présentement .... On ne le dit simplement pas
et cela fait rire. (n'est-ce pas Louise :P)
Un équivalent pourrait être : Ces derniers
temps.
Il fait son martyr Il fait son calimero
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vendredi 13 février 2009 Il pleut des cartes!

Je n'ai jamais eu autant de cartes de toutes sortes que depuis que je suis arrivé à Lille. Tellement que mon portefeuille est sur le point d'exploser. J'ai :

Ma carte étudiante de l'Université des Sciences et Technologies de Lille, car même si je suis en stage, je suis considéré comme étudiant à part entière! Elle me donne accès à des rabais, à la bibliothèque et me sert de carte d'identité.

Ma carte de transport Viva que je n'ai reçu que cette semaine (Transpole ayant mis la mauvaise adresse) mais qui me permet de prendre le métro à volonté pour seulement 30 euros par mois.

Ma carte Auchan... dont je suis un peu moins fier - Auchan est un hypermarché, à l'image de Wal-Mart, mais en un peu moins pire, je l'espère - mais qui me permet d'économiser un peu... et ça compte sur un budget serré.

Ma carte Crous sur laquelle je mets de l'argent et qui me sert de carte de débit au RU - restaurant universitaire - où je vais déjeuner et dîner pour seulement 2,85 euros!

Ma carte 12-25 qui me donne des rabais forts intéressants sur les billets de trains! Le train est vraiment le moyen de transport prévilégié des Européens, cela n'a rien à voir avec les trains du Canada.

Et finalement, ma carte d'appel, parce qu'il faut bien téléphoner de temps en temps!

Ralala, que je vais en avoir des souvenirs plastiques!
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mardi 10 février 2009 Bruxelles, deuxième émerveillement
Lire la première partie ici.

La sonnerie du nouveau téléphone portable de Tatiana retentit. Il est 9h00, c'est l'heure de se lever. Nos masses amorphes se préparent à devenir un peu plus aventurières. On descend petit-déjeuner. Croissants chauds, jambon, fromage. Petits pains au chocolat, œufs brouillés, champignons et bacon. Pourquoi pas une salade de fruits, aussi, et un... ou deux... ou trois petits pains beurrés! On s'en donne à cœur joie, comme si c'était notre façon de nous venger d'avoir dû payer un supplément. C'est un buffet, alors quoi, c'est à volonté ou ça ne l'est pas! Et après ça, c'est clair, pas besoin de déjeuner.

J'enfile ma nouvelle écharpe - souvenir de Belgique - et nous quittons l'hôtel, pas sans s'être demandés si nous dévalisions notre chambre de tout ce qui pouvait l'être. Nous avons finalement décidé de s'en tenir au rituel habituel : bonjour petits savons et shampoings gratuits. Menu de la journée, le musée Belvue. Mais pas question d'y aller sans s'être préalablement approvisionnés en chocolats. Nous sommes en Belgique, quand même, nous serions fous de s'en passer! Et pour s'y rendre, à ces chocolateries, il faut passer par la Grande Place, alors on ne se fait pas prier!

Nous découvrons donc les rues et la place de jour. Alors que la nuit faisait éclore leur beauté dorée, le soleil, lui, leur rend leur grandeur. C'est une nouvelle atmosphère : plus de passants, un artiste-peintre exposant sur la place, l'odeur matinale des gaufres et du café. Mais c'est l'odeur de chocolat qui, ce matin là, nous intéresse. Et Tatiana sait comment nous y amener. C'est qu'elle a découvert, durant son exploration solitaire, des chocolatiers offrant le premier chocolat gratuitement. Alors premier arrêt : le petit Chocopolis. Le propriétaire nous y accueille et nous met rapidement à l'aise. Après qu'il nous ait raconté son histoire et celle de sa chocolaterie, je choisis, puisqu'il nous l'a si gentiment offert, mon chocolat gratuit : un chocolat à la framboise. Délicieux, moi qui aime tant le mariage du fruit rouge et du chocolat noir. Évidemment, le coup marketing du "free-chocolate" fait son effet et nous ne pouvons résister à l'achat de ces friandises qui semblent toutes tellement bonnes! Je mets dans mon petit sac un praliné et un chocolat fourré au tiramisu et nous quittons les lieux avec un grand sourire au visage. Nos premiers vrais chocolats belges! Mais ce n'est pas encore assez. Deuxième arrêt, juste en face, le grand Chocopolis. Lorsque la dame nous annonce qu'elle nous offre le premier chocolat, on joue le jeu. Ah oui? Mais c'est fantastique! Nous n'aurions jamais cru! Tout en ayant bien du mal à ne pas pouffer de rire, nous choisissons à nouveau un chocolat. Pour y aller dans la continuité, je prends un crumble aux framboises. Encore plus délicieux que le premier, plus croustillant. Pour me faire pardonner mon hypocrisie, je prends quand même un chocolat noir au café. Quel sacrifice!

Nous quittons la boutique pour nous diriger vers le musée. En chemin, nous nous arrêtons à un kiosque de parfum fait maison où les filles s'en donnent à cœur joie avec leur portefeuille. Nous passons devant le Manneken-Pis, nous expliquons à Tatiana le mystère entourant la dame en or et nous nous promettons, après être passés devant un kiosque de gaufres, d'en manger une pour dîner. Nous arrivons enfin à la Place Royale où se trouve le musée Belvue, musée d'histoire de la Belgique.

Bien que la visite des différentes salles du muséum ait été intéressante et instructive, c'est notre rencontre avec Usé, une vieille dame guide, qui a été la plus enrichissante. Passionnée d'histoire et de géographie, elle nous a accosté, alors qu'elle venait tout juste d'arriver, pour nous demander si nous avions des questions sur ce que nous avions vu jusqu'alors. Se rendant compte que nous étions québécois, elle nous a tout de suite dit qu'elle avait beaucoup lu sur le Canada et le Québec et qu'elle avait souvent écouté les chansons de Félix Leclerc. Elle nous a même raconté qu'elle écoutait, tous les mardis et les dimanches, la série québécoise Catherine qui passe à TV5 Monde  qui aurait cru que cette émission soit diffusée en Belgique! J'ai profité de sa gentillesse pour parler politique avec elle. J'étais au courant qu'une crise politique s'était déroulée il y a peu en Belgique et je voulais savoir ce qu'il en était maintenant. Nous avons tout de suite senti que c'était un de ses sujets fétiches, car elle nous a expliqué le tout avec beaucoup de détails et de passion. Je comprends mieux maintenant la rivalité Flamands-Wallons et le contexte dans lequel la crise est née. Nous avons parlé encore pendant plus d'une heure, comparant la Belgique au Canada. Cette dame était très sympathique et je suis fort heureux de l'avoir rencontrée. C'est ce genre de contacts qui fait souvent les plus beaux souvenirs.

Avant de quitter le pays belge, nous avons eu le temps encore d'apprécier les chanteurs et musiciens de rues, le Palais Royal, le parc de la ville et même une démonstration de Tango présentée par deux hommes. Nous avons jeté notre dernier regard sur la Grande Place et, surtout, nous avons mangé notre gaufre. Elle était tellement garnie de fraises, bananes, chocolat au lait et chocolat blanc qu'il était pratiquement impossible de la déguster sans se retrouver avec la moitié du visage recouverte de chocolat. Mais comme elle était bonne! Puis, beaucoup trop rapidement, nous nous sommes retrouvés tous les trois assis dans le train du retour. J'étais si bien là-bas, que j'aurais voulu y rester à jamais.

Alors c'était ça, notre weekend à Bruxelles. Une magie sans nom, tellement de découvertes et de petits plaisirs. Un jour, j'espère, j'y retournerai.

En photos
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(1) Ourselves à Bruxelles!
(2) Une ruelle tout à fait internationale!
(3) La Grande Place de jour.
(4) Moi et mon chocolat! Miam!
(5) La place royale.
(6) Le musée Belvue.
(7) Le palais royal.
(8) Moi et ma gauffre! Re-miam!

En vidéo

P'tit bonus
Je rappelle aux intéressés et à ceux qui ont Facebook que je mets beaucoup plus de photos et de vidéos sur mon profil Facebook que sur mon blogue. À voir!
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lundi 09 février 2009 Bruxelles, premier émerveillement
Je me souviendrai toute ma vie de ce weekend comme de l'un de mes plus beaux moments de voyages. J'ai respiré les effluves de parfums, de gaufres et de chocolats de Bruxelles. Posé mes pieds sur les dalles de la Grande Place, touché les murs de pierres et les statues d'or. J'ai eu froid à Bruxelles, je m'y suis senti vivant. J'ai écouté le parlé de la Flandres, vu la lumière et ses ombres sur les rues et les hautes tours. Et c'était si enivrant, si bon, que, lorsque, une demi-heure seulement après avoir quitté la capitale, nous posions déjà le pied à Lille, j'avais l'impression d'avoir rêvé.

Pourtant, notre séjour n'a pas très bien commencé. Arrivés à l'hôtel, un peu impressionnés par un luxe que nous ne pensions pas avoir vu le prix de la chambre que nous avions réservée, nous étions rapidement déçus. En colère. On nous imposait un supplément pour la troisième personne, car notre chambre était une chambre familiale qui normalement était  réservée à deux adultes et deux enfants. Or, la personne ayant fait la réservation nous avait plutôt parlé d'une chambre pour quatre, toute simple, et surtout n'avait fait aucune mention de quelconques frais additionnels lorsque nous nous étions assurés auprès de lui que nous n'aurions pas à payer autre chose que le prix indiqué. Après avoir insisté longuement, nous obtenions un déjeuner de plus gratuit - donc nous pourrions manger tous les trois -, mais il fallait toujours payer le supplément. Dans l'impasse, nous l'avons fait. Heureusement la chambre était parfaite, et c'était même plus que nous espérions. Toutefois, cette semaine, nous chercherons à être remboursés par l'agent qui a fait la réservation pour nous.

Une heure plus tard, après s'être installés et avoir discuté de nos plans, nous avons décidé de se séparer. Tatiana voulait goûter au plaisir d'être complètement seule en terrain inconnu et nous voulions aller visiter une exposition que nous n'aurions surement pas la chance de revoir ailleurs : l'exposition Le corps humain (Köperwelten) de Gunther von Hagens. Vous savez, cette exposition qui est passée à Montréal et qui présente de vrais corps humains morts? Et bien une autre exposition du même homme était présente à Bruxelles et nous ne voulions surtout pas manquer ça. Et nous avions raison. Lorsque l'on décide d'aller voir ce musée temporaire exposant l'homme et la femme sous l'égide de la mort, on sait qu'il nous faudra voir de vrais corps, en chair, en os et en organes. Décapités, ça, on s'y prépare. Mais ce qu'on a vu ce jour là, c'était ... bouleversant. Je parle d'un homme tranché en rondelles et présenté de façon à ce que l'on puisse voir la position de chacune des rondelles et ce qui se trouve entre les deux. Je parle aussi d'un corps humain, un vrai, si je dois vraiment le rappeler, tranché en plaquettes de 2 cm, plastifié et vitré pour que l'on puisse bien voir la position de chaque organe dans le corps. On ne parle plus ici de transparents projetés dans un cours de biologie. Je pense encore aux corps sans muscles, mais dont seules les veines étaient exposées, pour faire voir la configuration sanguine. Aux fœtus disposés par ordre d'évolution. Aux placentas et aux cerveaux figés. Et pourtant, loin d'être dégoûté, j'étais fasciné. Une chose est sûre, nous avons une compréhension beaucoup plus claire de ce que nous sommes, à l'intérieur, une fois sortis de cette exposition.

Même s'il peut sembler bizarre de manger après une telle expérience, c'est ce que nous avons fait. Et pour que vraiment tout soit parfait, nous sommes tombés sur la pizzeria la moins chère mais la meilleure, tous continents confondus. Je suis sérieux. Je n'ai jamais goûté une pizza aussi bonne. Une simple pizza salamis, champignons et fromage pourtant, mais un goût tout à fait nouveau, extatique. Sabrina s'est également régalée avec la version aux épinards. L'ambiance allait avec le repas, chaleureuse. Je vous le dis : si un jour vous allez à Bruxelles (Pierre, Lucie, ce message est pour vous), faites un arrêt à la Pizzeria Pronto, tout près de la Grande Place. C'est un incontournable. Un peu plus et nous dinions là le deuxième soir aussi!

Pour clore en beauté la soirée, nous nous sommes promenés, en prenant notre temps et en dégustant du regard tout ce que nous voyions. Avec comme point central de départ et de retour la Grande Place de Bruxelles, nous arpentions les rues tout autour, et ramenions au centre, chaque fois, de nouvelles découvertes. D'abord, la Grande Place en elle-même est grandiose -  d'où le nom, n'est-ce pas? Les bâtiments majestueux, remplis d'histoire et éclairés de façon à faire exploser de lumière l'or et la pierre nous ont jeté par terre - littéralement car nous ne cessions de trébucher sur les dalles, trop occupés à regarder vers le haut. Puis, sur une rue croisant la place, des passants qui s'arrêtent devant une dame en or couchée sur un socle de pierre verte, pour lui toucher. On demande, on pose des questions. Qui est-elle? Pourquoi ce rituel? Ils ne savent même pas, mais ils savent par contre que cela apporte la réussite. Ils nous expliquent : effleurer de la main la dame de droite à gauche, toucher l'ange, puis le chien et le bouclier. C'est magique. Un peu plus loin, une autre ruelle, couverte d'un dôme de verre filtrant les rayons de la lune, avec une librairie dédiée aux beaux livres (Pierre tu aurais adoré) et un marchand de marionnettes. Un nouveau passage et nous tombons, par hasard, sur une fontaine bien populaire : le Manneken-Pis. Traduction : l'homme qui pisse!

Avec les yeux grands ouverts, illuminés par toutes ces splendeurs, nous sommes finalement rentrés à l'hôtel, pour retrouver Tatiana, qui avait passé une aussi belle après-midi et soirée que nous. Il nous restait encore une pleine journée à Bruxelles, et nous allions en profiter tout autant... mais c'est tout pour tout de suite! Il est tard. La suite demain! Je sais, je suis affreusement méchant.

Bonne nuit!


Encore des photos


 
 

En photos
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Dans le texte
(1) L'hôtel de ville de Bruxelles, sur la Grande Place. Très impressionnant!
(2) Un bar devant le Manneken-Pis.
(3) Un aperçu de l'exposition de Gunther von Hagens. Cette image ne provient pas de moi, car nous n'avions pas le droit de prendre des photos!
(4) La pizzeria où nous avons mangé la meilleure pizza au monde.
(5) La maison du Roi, sur la Grande Place.
(6) Une ruelle de Bruxelles! Fruits de mer et vin à volonté!
(7) La petite librairie dont je parle dans mon billet.

Section "Encore des photos"
(1) La Dame en or de Bruxelles, voir ce que j'en dis dans mon billet.
(2) Le Manneken-Pis. Oui, c'est bien un homme qui pisse...
(3) La boutique de marionnettes!
(4) Moi qui suis abasourdi, car peu importe par quelle rue nous quittons la Grande Place, nous finissons toujours par revenir par la rue qui est derrière moi! Mystère!
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dimanche 01 février 2009 Amsterdam
Samedi, malgré toutes les péripéties liées à l'inscription (nous avons dû courir un peu partout pour la payer), nous partions pour Amsterdam! Il était 6h30 du matin, le trajet en bus durait environ quatre heures, et il faisait très froid. Qu'est-ce qui ne faut pas faire pour voir du pays!

Reste que ça valait la peine. Amsterdam est très différente des autres villes européennes que j'ai vues jusqu'à maintenant. L'architecture s'est construite autour de canaux qui sillonnent la ville et est plus brique que pierre. Mais n'allez pas croire que la brique la rend fade : au contraire, elle lui confère une lumière unique. Elles sont rouges, vertes, bleues, jaunes et se reflètent dans l'eau des canaux. Ces canaux si beaux que je dois avoir une vingtaine de photos identiques : chaque fois que j'en voyais un, je ne pouvais m'empêcher de le photographier!

Amsterdam est aussi la ville des vélos. Je ne serais pas surpris du tout d'apprendre qu'il y a plus de vélos que de voitures. Ils sont partout, sur le côté des ruelles, en plein milieu de la rue. Ils ont leurs propres pistes et ne se gênent pas pour emprunter celles des automobiles et des piétons. Le vélo semble tellement important dans la culture hollandaise que nous avons même pû voir un cortège de mariage qui en était entièrement composé! Sinon, le tramway est également un moyen de transport très présent. Cela donne un certain charme de voir les rames de tramway dans les rues... sauf quand on se rend compte qu'on marche dessus et qu'il y en a un qui s'en vient... Rien ne sert de vous dire que j'adorerais habiter cette ville : je pourrais me passer à 100% de voiture!

Encore plus important, Amsterdam est la ville du sexe et de la drogue. Nous avons d'ailleurs visité le musée du sexe : drôle mais parfois un peu dégradant - j'ai en tête la salle du sadomasochisme ou encore certaines photos de zoophilie. Le Quartier Rouge avec ses bars de danseuses et ses prostituées à rabais est également là pour en témoigner.  C'est cependant la drogue qui obtient le premier rôle, devançant le sexe et les vélos. Déjà le contexte y est favorable, car à Amsterdam, les drogues douces sont légales. S'y sont donc installés des centaines de "Coffee shop" - ici les guillemets sont très importants, car vous vous doutez que le café n'est pas l'élément principal du menu - , où l'on peut commander un joint comme l'on commanderait une bière. J'ai accompagné Tatiana et ses amis dans l'un de ces coffee shop, mais après avoir respiré la fumée pendant vingt minutes, j'ai vite décidé que c'en était assez. Je ne suis pas fumée et encore moins drogue, alors pour moi c'était non merci. Sabrina m'a accompagné, et nous sommes allez dîner (souper). L'air frais était la bienvenue, malgré le vent très froid.

Outre le musée du sexe, nous sommes allés au marché des fleurs où l'on peut trouver des bulbes, des bouquets, des râteaux et des graines de toutes sortes. Nous sommes aussi passés devant la maison d'Anne Frank, mais, en voyant la file, nous avons rebroussé chemin. Le reste de la journée a été consacrée principalement à des promenades à travers les canaux, entre le port d'Amsterdam et le marché des fleurs.

Avant de terminer, je ne voudrais pas oublier de faire un clin d'œil à notre chauffeuse. Franchement, je n'ai jamais rencontré plus sympathique. Proche de la retraite mais très dynamique, on l'appelait "super-mamie". Un gros merci à toi mamie!

Rapide résumé de la semaine : mon stage devient très intéressant depuis que je travaille sur un site web et je n'ai plus le mal du pays. Je m'ennuie toujours de vous, mais être ici me rend réellement heureux!

Voilà, donc à la prochaine!

Encore des photos



En photos
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Dans le texte
(1) Amsterdam, ses vélos, ses canaux.
(2) Un canal sublime.
(3) Alors? Il y en a des vélos ou non?
(4) Juste pour prouver aux sceptiques que j'y suis bien allé!
(5) Le marché de fleurs.

Section "Encore des photos"
(1) Le port d'Amsterdam.
(2) Une bateau sur l'eau, qui vogue, qui vogue!
(3) Encore un canal et ses maisons qui le surplombent. J'en ai t'y des photos de canaux ou pas?
(4) Le musicien du mariage qui repart à vélo... on s'entends-tu qu'il faut vraiment que ça lui tente?

P'tit bonus
Pour les intéressés et ceux qui ont Facebook, sachez que je mets beaucoup plus de photos sur mon profil Facebook que sur mon blogue. Cette semaine, il y a même un petit vidéo d'Amsterdam! À voir!
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