Bruxelles, deuxième émerveillement

     Publié le mardi 10 février 2009
Lire la première partie ici.

La sonnerie du nouveau téléphone portable de Tatiana retentit. Il est 9h00, c'est l'heure de se lever. Nos masses amorphes se préparent à devenir un peu plus aventurières. On descend petit-déjeuner. Croissants chauds, jambon, fromage. Petits pains au chocolat, œufs brouillés, champignons et bacon. Pourquoi pas une salade de fruits, aussi, et un... ou deux... ou trois petits pains beurrés! On s'en donne à cœur joie, comme si c'était notre façon de nous venger d'avoir dû payer un supplément. C'est un buffet, alors quoi, c'est à volonté ou ça ne l'est pas! Et après ça, c'est clair, pas besoin de déjeuner.

J'enfile ma nouvelle écharpe - souvenir de Belgique - et nous quittons l'hôtel, pas sans s'être demandés si nous dévalisions notre chambre de tout ce qui pouvait l'être. Nous avons finalement décidé de s'en tenir au rituel habituel : bonjour petits savons et shampoings gratuits. Menu de la journée, le musée Belvue. Mais pas question d'y aller sans s'être préalablement approvisionnés en chocolats. Nous sommes en Belgique, quand même, nous serions fous de s'en passer! Et pour s'y rendre, à ces chocolateries, il faut passer par la Grande Place, alors on ne se fait pas prier!

Nous découvrons donc les rues et la place de jour. Alors que la nuit faisait éclore leur beauté dorée, le soleil, lui, leur rend leur grandeur. C'est une nouvelle atmosphère : plus de passants, un artiste-peintre exposant sur la place, l'odeur matinale des gaufres et du café. Mais c'est l'odeur de chocolat qui, ce matin là, nous intéresse. Et Tatiana sait comment nous y amener. C'est qu'elle a découvert, durant son exploration solitaire, des chocolatiers offrant le premier chocolat gratuitement. Alors premier arrêt : le petit Chocopolis. Le propriétaire nous y accueille et nous met rapidement à l'aise. Après qu'il nous ait raconté son histoire et celle de sa chocolaterie, je choisis, puisqu'il nous l'a si gentiment offert, mon chocolat gratuit : un chocolat à la framboise. Délicieux, moi qui aime tant le mariage du fruit rouge et du chocolat noir. Évidemment, le coup marketing du "free-chocolate" fait son effet et nous ne pouvons résister à l'achat de ces friandises qui semblent toutes tellement bonnes! Je mets dans mon petit sac un praliné et un chocolat fourré au tiramisu et nous quittons les lieux avec un grand sourire au visage. Nos premiers vrais chocolats belges! Mais ce n'est pas encore assez. Deuxième arrêt, juste en face, le grand Chocopolis. Lorsque la dame nous annonce qu'elle nous offre le premier chocolat, on joue le jeu. Ah oui? Mais c'est fantastique! Nous n'aurions jamais cru! Tout en ayant bien du mal à ne pas pouffer de rire, nous choisissons à nouveau un chocolat. Pour y aller dans la continuité, je prends un crumble aux framboises. Encore plus délicieux que le premier, plus croustillant. Pour me faire pardonner mon hypocrisie, je prends quand même un chocolat noir au café. Quel sacrifice!

Nous quittons la boutique pour nous diriger vers le musée. En chemin, nous nous arrêtons à un kiosque de parfum fait maison où les filles s'en donnent à cœur joie avec leur portefeuille. Nous passons devant le Manneken-Pis, nous expliquons à Tatiana le mystère entourant la dame en or et nous nous promettons, après être passés devant un kiosque de gaufres, d'en manger une pour dîner. Nous arrivons enfin à la Place Royale où se trouve le musée Belvue, musée d'histoire de la Belgique.

Bien que la visite des différentes salles du muséum ait été intéressante et instructive, c'est notre rencontre avec Usé, une vieille dame guide, qui a été la plus enrichissante. Passionnée d'histoire et de géographie, elle nous a accosté, alors qu'elle venait tout juste d'arriver, pour nous demander si nous avions des questions sur ce que nous avions vu jusqu'alors. Se rendant compte que nous étions québécois, elle nous a tout de suite dit qu'elle avait beaucoup lu sur le Canada et le Québec et qu'elle avait souvent écouté les chansons de Félix Leclerc. Elle nous a même raconté qu'elle écoutait, tous les mardis et les dimanches, la série québécoise Catherine qui passe à TV5 Monde  qui aurait cru que cette émission soit diffusée en Belgique! J'ai profité de sa gentillesse pour parler politique avec elle. J'étais au courant qu'une crise politique s'était déroulée il y a peu en Belgique et je voulais savoir ce qu'il en était maintenant. Nous avons tout de suite senti que c'était un de ses sujets fétiches, car elle nous a expliqué le tout avec beaucoup de détails et de passion. Je comprends mieux maintenant la rivalité Flamands-Wallons et le contexte dans lequel la crise est née. Nous avons parlé encore pendant plus d'une heure, comparant la Belgique au Canada. Cette dame était très sympathique et je suis fort heureux de l'avoir rencontrée. C'est ce genre de contacts qui fait souvent les plus beaux souvenirs.

Avant de quitter le pays belge, nous avons eu le temps encore d'apprécier les chanteurs et musiciens de rues, le Palais Royal, le parc de la ville et même une démonstration de Tango présentée par deux hommes. Nous avons jeté notre dernier regard sur la Grande Place et, surtout, nous avons mangé notre gaufre. Elle était tellement garnie de fraises, bananes, chocolat au lait et chocolat blanc qu'il était pratiquement impossible de la déguster sans se retrouver avec la moitié du visage recouverte de chocolat. Mais comme elle était bonne! Puis, beaucoup trop rapidement, nous nous sommes retrouvés tous les trois assis dans le train du retour. J'étais si bien là-bas, que j'aurais voulu y rester à jamais.

Alors c'était ça, notre weekend à Bruxelles. Une magie sans nom, tellement de découvertes et de petits plaisirs. Un jour, j'espère, j'y retournerai.

En photos
Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus.

(1) Ourselves à Bruxelles!
(2) Une ruelle tout à fait internationale!
(3) La Grande Place de jour.
(4) Moi et mon chocolat! Miam!
(5) La place royale.
(6) Le musée Belvue.
(7) Le palais royal.
(8) Moi et ma gauffre! Re-miam!

En vidéo

P'tit bonus
Je rappelle aux intéressés et à ceux qui ont Facebook que je mets beaucoup plus de photos et de vidéos sur mon profil Facebook que sur mon blogue. À voir!

Maxime le jeudi 12 février 2009 à 15:48 Et je n'ai pas parlé de la bière non plus, la bière belge qu'on me dit réputée. Mais bon, je n'en bois pas alors j'allais pas faire une exception pour cette fois là.^^ Ne t'en fais pas, je te comprends d'être omnubilée par la bouffe, je l'étais aussi, héhé. :P

Venise le jeudi 12 février 2009 à 15:48 C'est quasiment cruel ! Gaufre, chocolat Belge fins et originaux, la pizza la meilleure de la planète, il y a que la frite dont vous n'ayez pas parlée ! Il faut être en pleine croissance pour aller manger ses croissants en Belgique ! Oui, oui, j'essaie tout de même de me rappeler à autre chose que la bouffe, mais quand même, c'est dur !

Maxime le jeudi 12 février 2009 à 15:48 Haha, ça fait plaisir si j'ai pu te faire rire! (et toi tu m'as bien fait rire avec ton bordel de merde :P). Fiston Max ^^

René le jeudi 12 février 2009 à 15:48 Tu as vraiment une belle plume Maxime. Belle tournure de phrase.Tu as ce petit quelque chose qui fait qu'on a l'imression d'être avec toi. C,est unique à toi et j'adore, Continue de me faire rêver et goûter ce saprer chocolat. Je cite( Deuxième arrêt, juste en face, le grand Chocopolis. Lorsque la dame nous annonce qu'elle nous offre le premier chocolat, on joue le jeu. Ah oui? Mais c'est fantastique! Nous n'aurions jamais cru! Tout en ayant bien du mal à ne pas pouffer de rire, nous choisissons à nouveau un chocolat) Bordel de merde que j'ai rie en lisant ça. Ben voyons me vlà avec un accent.lol,lol, Pôpa René

Maxime le mercredi 11 février 2009 à 15:47 Haha, je sais, notre voyage à Bruxelles a beaucoup été composé de bons repas et bonne collations. ^^

Lucie le mercredi 11 février 2009 à 15:47 Miam! J'ai faim...

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