Littérature québécoise 
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| Auteur |
Louise Lacasse
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| Éditeur |
VLB
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| Parution |
2010 |
| Nombre de pages |
174 |
| Note |
6.5 / 10 |
Cette critique est aussi publiée sur La Recrue du mois, webzine qui, tous les 15 du mois, fait découvrir le premier roman d'un auteur québécois, et encore plus!
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Commentaire
Avec
Éteignez, il n'y a plus personne, j'ai souvent eu envie de remettre ma lecture à plus tard et de poser précipitamment la tête sur l'oreiller. Je me suis inventé des excuses, aussi, pour ne « pas avoir le temps » de lire. Tien, quelle est cette nouvelle série à la télé? Comme je suis fatigué! Bon sang, où ais-je mis ce livre!? (Quand même pas!) C'est que, malgré que j'aie vraiment essayé d'apprécier, et malgré le prix Robert Cliche qui aurait dû vouloir dire quelque chose, j'ai, en fait, trouvé ce roman d'un ennui déconcertant.
D'abord, c'est le style qui m'a donné envie de reculer. Pas qu'il n'y en ait pas, au contraire, ou qu'il soit épouvantable, mais je pense simplement qu'il ne me convenait pas, et cela a rendu ma lecture difficile. J'accrochais sur les redondances, m'enfargeais dans les descriptions à n'en plus finir, me perdais dans les parenthèses de vie… si bien que le livre m'a semblé, au final, assez lourd. Lourd et répétitif! Oui, le Village-des-Rangs est vide de monde, le quincailler y est aussi chauffeur de taxi, agent d'immeuble, patenteux, etc., etc. Oui, ok, l'hiver dure dix mois. Oui, il vente, il neige, il tempête, oui on gèle, oui l'humidité fait craquer les os, oui, oui, on le sait qu'il n'y fait jamais beau! On le sait que tout est pire que pire dans ce village près du fleuve, surtout après cinquante pages, après le premier chapitre en fait : pas besoin d'en rajouter à chaque paragraphe! Cela m'a franchement agacé, et j'ai fini par sauter méthodiquement ces commentaires rabat-joie.
Si le style m'a donné du mal, au moins aurait-il fallu que les personnages m'accrochent un tant soit peu. Ce ne fut pas le cas, malheureusement. Je ne les ai trouvé ni attachants ni intéressants dans leurs petites vies de villageois et de citadins, je ne leur ai découvert aucune âme. Bien que j'aie bien aimé le flot des chapitres passant d'un personnage à l'autre, je n'ai eu aucun plaisir à en apprendre plus sur eux. Par contre, le narrateur m'a parfois surpris – je n'ai pas détesté qu'il dirige de temps à autre son attention vers le lecteur - et l'humour parfois absurde de l'auteure m'a décroché quelques sourires. « […] précisons que les précipitations se présentent principalement sous forme de neige étant donné ce que nous avons dit plus avant et que nous préférons ne pas trop nous contredire.»
Bref,
Éteignez, il n'y a plus personne a été une déception. J'en attendais beaucoup plus du Robert Cliche de l'année.
Quatrième de couverture
Dans ce roman singulier aux personnages inquiétants mais pittoresques, les destins se croisent de manière on ne peut plus inattendue. De New York au Village-des-Rangs, dans une région désolante et sans avenir, on suit Marie Cogère qui revient passer l'été dans la maison familiale afin de liquider ce qui lui reste de patrimoine, Lolita qui tente sa chance sur un cargo après avoir abandonné ses jumeaux à Pedro, un serveur paumé, la famille Lambert dont les fils s'éparpillent qui en Patagonie, qui au Burundi, et quelques animaux dont un chien arthritique et des lapins équeutés.
Cette farandole de tranches de vie est portée par une langue truculente et si engagée dans le récit qu'elle en devient presque l'un des protagonistes. L'auteure relate ainsi les parcours des uns et des autres avec humour et ironie dans une histoire où le réalisme et la fantaisie ne cessent de s'entremêler.
Citations
« […] précisons que les précipitations se présentent principalement sous forme de neige étant donné ce que nous avons dit plus avant et que nous préférons ne pas trop nous contredire.»
« […] toute l'attention de la maman, faut-il l'excuser ou la lapider, ne portait que sur la lettre de son fils.»