Il y a plus d'un mois
Lucie a écrit "Ça donne le goût d'y aller et d'y croire, c'est vrai." à propos du billet Printemps en automne.


À voir aussi
Clavier bien tempéré
Le Passe-Mot Le Pigeonographe

Jours 1 et 2 - Fatigue et stress

     Publié le samedi 28 juillet 2007
Une architecture nouvelle, un son nouveau, une odeur nouvelle. Des gens qui ramènent du marché une baguette de pain, comme dans les films. Des dalles. Un ciel gris. C'est ce que je vois lorsque je regarde par la fenêtre de notre auberge de jeunesse. Mais ce qui m'effraie, c'est de ne pas savourer ces détails. La journée du départ a pourtant été parfaite : paranoïa face à un retard de notre part à l'aéroport, mais surtout excitation. Et c'étais excitant jusqu'à ce que Paris nous dévoile ses tourments. C'était vraiment bien lorsque j'ai pris ma mère dans mes bras pour lui dire au revoir, ce l'était sur la route vers l'aérogare et ce l'était durant tout le vol, qui s'est très bien passé. C'était aussi magique de posé un pied en terre inconnue, à des kilomètres et des kilomètres de mon pays. Mais la suite… je ne sais pas comment l'expliquer, m'a complètement démoralisée. Métro, train, billets, sens, tous des facteurs de stress. Et c'était affreux de se faire dire que de prendre le train pour notre ville de départ, Saint-Jean-Pied-De-Port, allait nous coûter près de 100€. Alors j'ai vu que Paris était autant une ville de vitesse et de stress, qu'elle peut être une ville somptueuse. Nous n'avons rien eu le temps de voir de cette ville, parce que notre seule préoccupation était de se rendre à destination.

Je ne sais pas si c'est la fatigue ou justement, le stress, mais j'ai ce sentiment étrange dans la gorge qui, alors que je regarderais par la fenêtre ces choses que j'ai décrite, m'a fait me demander ce que je faisais à Paris. Et j'ai peur que ce sentiment me suive durant tout le voyage. Méli me dit avoir la même boule dans la gorge. Je savais pourtant que ce serait dur, physiquement, mais aussi mentalement. Je ne regrette pas du tout de m'être embarqué dans cette histoire, parce que je pense toujours que ce sera quelque chose d'important dans ma vie, une étape. Je suis prêt à continuer.

Ce n'était que la première journée (ou plutôt les deux premières), il reste encore 3 semaines à vivre. Je suis certain que Paris ne m'a pas encore dévoilé ses plus beaux atouts. Cette nuit sera ma première nuit européenne. J'espère qu'elle saura remettre les choses en ordre.

Avec du recul

Je me souviens très bien notre arrivée à Paris. Nous étions fatigués, nous n'avions pas beaucoup dormi dans l'avion. Méli avait un peu mal au cœur. Nous n'étions pas du tout motivé à chercher parmi les dédalles du transport parisien une façon de nous rendre à la gare Montparnasse, puis à notre auberge. C'est majoritairement la fatigue, puis le stress, qui on fait de cette journée ce qu'elle a été. Paris ne nous avait alors pas du tout impressionnée. Le sentiment que je décris ne nous poursuivi pas les jours suivants.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) Une photo de Paris, prise à l'extérieur de la gare Montparnasse.
(2) Notre chambre à l'auberge de Jeunesse de Clichy, Paris.


Archives
2011
octobre 2011 (2) août 2011 (1) mai 2011 (5) avril 2011 (9) mars 2011 (7) février 2011 (5) janvier 2011 (2)
2010
décembre 2010 (4) novembre 2010 (5) octobre 2010 (11) septembre 2010 (1)
2010 (suite)
août 2010 (5) juillet 2010 (5) juin 2010 (8) mai 2010 (4) avril 2010 (6) mars 2010 (8) février 2010 (8) janvier 2010 (5)
2009
décembre 2009 (16) novembre 2009 (7) octobre 2009 (1)
2009 (suite)
juillet 2009 (2) juin 2009 (4) mai 2009 (5) avril 2009 (21) mars 2009 (11) février 2009 (9) janvier 2009 (11)
2008
décembre 2008 (8) novembre 2008 (5) octobre 2008 (9)
2008 (suite)
septembre 2008 (10) août 2008 (3) juillet 2008 (4) juin 2008 (2) avril 2008 (8) mars 2008 (6) février 2008 (10) janvier 2008 (6)
2007
décembre 2007 (3) novembre 2007 (3)
2007 (suite)
octobre 2007 (3) septembre 2007 (3) août 2007 (17) juillet 2007 (17) juin 2007 (9) mai 2007 (6) avril 2007 (3) mars 2007 (1) février 2007 (1)
2006
août 2006 (4)
© 2011 Tous droits réservés, Maxime Jobin