Que nous ayons été d'accord ou non avec les positions des gouvernements précédents, nous pouvions au moins leur donner une chose : ils respectaient, la plupart du temps, l'essence de la démocratie. Or, nous voila avec un gouvernement de droite qui en fait fi. À plusieurs reprises, les conservateurs nous ont démontré qu'ils préféraient une politique du secret, répressive des droits de la personne, à une politique transparente et humaine. Quelques exemples.
Des faits
Pour la première fois dans l'histoire du Canada, un gouvernement a été accusé d'outrage au parlement. La raison : avoir refusé de fournir aux députés les détails quant aux coûts de projets de loi concernant la défense et la justice criminelle.
Stephen Harper limite le nombre de questions que les journalistes peuvent lui poser à cinq questions par jour pendant la campagne électorale.
Le Parti Conservateur restreint l'accès à ses évènements partisans en empêchant les citoyens soupçonnés de ne pas être fidèles au parti d'y participer. Il s'explique en disant : « Je crois que c'est mieux de refuser des gens que d'avoir de la difficulté à en attirer. ».
Depuis décembre 2010, les fonctionnaires fédéraux ne doivent plus parler du « gouvernement du Canada », mais bien du « gouvernement Harper » dans les communications officielles.
Stephen Harper n'en est plus aux semi-vérités : il ment effrontément, et use d'un double discours selon qu'il s'adresse aux Québécois ou aux Canadiens. Le débat en français en fût un exemple.
Les conservateurs ont prorogé le parlement en 2008 afin d'éviter que leur gouvernement ne soit renversé par une coalition libéral-NPD. En 2009, ils répétaient l'expérience afin d'éviter, cette fois, des questions sur les détenus afghans.
Le Sénat, composé en majorité de sénateurs conservateurs, a rejeté en 2010 un projet de loi sur les changements climatiques sans même en débattre. Grâce à ce stratagème, le gouvernement Harper a pu passer par-dessus la décision d'adoption de la loi précédemment votée par les députés élus.
Lors des sommets du G20 et du G8, les mesures de sécurité mises en place par le gouvernement conservateur ont mené à plus d'un millier d'arrestations et d'emprisonnements injustifiés.
Lors des deux débats des chefs 2011, le chef du Parti Libéral, Michael Ignatieff, a martelé que tout ce que le gouvernement conservateur ne pouvait contrôler, il le supprimait. Je pense que cela résume parfaitement les politiques de M. Harper et, par le fait même, donne raison aux Canadiens qui craignent un gouvernement conservateur majoritaire.
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