À propos de ... Angleterre


Barnacre Londres
lundi 23 novembre 2009 Dear Helen and Russell
Juste avant de partir de Barnacre, j'ai laissé un mot dans le livre d'or de la famille Keenan. Je le transcris ici, me disant que cela peut vous donner une idée de ce que Barnacre et les Keenans représentent pour moi.
 
Version originale

Dear Helen and Russell,

I wouldn't be able to express all the gratitude I have for you two and how much thinking about your place makes me feel good, even if I was writing a novel. Really, I want to thank you. I found more generosity, friendship and love in Barnacre that I thought could exist. Love for our planet, love from family, love you have for us, helpers, and love we have for you, love of life. Love, actually. (And I really can say that "love is all around " Barnacre). I've been here for only five weeks, but I feel as if I was leaving my home. Probably because that's what it is, since you and your wonderful kids always act with us as if we were part of your family.

I will surely miss a lot of things. The tipi, days of work on the new house, lovely Helen (and her curry!!), childish Russell (did I really just write that :-P ), all the helpers... even rain and mud (so much mud!). Actually, I'll miss everything that is a part of your Creation : a symbol of hope, sharing, perseverance and friendship - cause what is Barnacre if it's not a place built on these stones?

Really, I adore Dom for bringing me here (I shall be her slave forever). I will remember all my life the way you welcomed us and hope to come back one day.

With love and sincerity,

Thank you so much.
 
Traduction en français
 
Cher Helen et Russell,

Je ne serais pas capable d'exprimer toute la gratitude que j'ai pour vous deux et à quel point penser à Barnacre me fait sentir bien, même si j'écrivais un roman entier pour vous. Vraiment, je veux vous remercier. J'ai trouvé plus de générosité, d'amitié et d'amour à Barnacre que je croyais qu'il pouvait en exister. De l'amour pour notre planète, l'amour de la famille, l'amour que vous avez pour nous, et celle que nous avons pour vous, l'amour de la vie. Love, actually. [Non traduisible, c'est un jeu de mot. Love actually est le titre du film préféré des Keenans] (Et je peux vraiment dire que "l'amour est partout" à Barnacre) [en lien avec le film] J'ai été ici seulement que cinq semaines, mais j'ai l'impression de quitter mon chez moi. Probablement parce que c'est ce que c'est, puisque vous et vos merveilleux enfants avez toujours agis avec nous comme si nous faisions partie de votre famille.

Il est sûr que plusieurs choses me manqueront. Le tipi, les jours de travail sur la nouvelle maison, l'adorable Helen (et son curry!), l'enfantin Russell (est-ce que je viens vraiment d'écrire ça? :-P ), tous les volontaires... même la pluie et la boue (tellement de boue!). En fait, tout ce qui fait partie de votre Création me manquera. Votre Création, un symbole d'espoir, de partage, de persévérance et d'amitié - car qu'est Barnacre si ce n'est pas un lieu construit sur ces pierres?

Vraiment, je suis en adoration devant Dom pour m'avoir amené ici (je serai son esclave à jamais). Je me souviendrai toujours de votre accueil et j'espère revenir un jour.

Avec amour et sincérité,

Un énorme merci.
 
(1)
mercredi 18 novembre 2009 Living in Barnacre, or how to survive to Mud
barnacre/IMG_2460.JPGbarnacre/IMG_2400.JPGbarnacre/IMG_2438.JPGbarnacre/IMG_2475.JPG
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Et là je parle de Mud avec un grand M. Mud qui veut dire boue, mais ne le traduisons pas, parce que Barnacre's Mud, ça n'a rien à voir avec la bouette du Québec, oh ça non!  Mais je vais trop vite. Commençons par le début, voulez-vous? Ce billet est le premier d'une série qui portera sur le voyage en Europe duquel je suis revenu il y a un mois.

Notre premier arrêt : Barnacre, en Angleterre. Ni une ville, ni un village, à peine une rue, mais surtout un coin de paradis tout près de Liverpool. Et c'est Dominique qui m'y a amené, pleine de souvenirs et impatiente de partager son amour pour l'endroit et sa famille,  les Keenans, avec moi. Sauf qu'il lui a fallu attendre, parce qu'après six heures d'avion pour nous rendre à Paris, c'en est plusieurs autres de car (autobus) qui nous attendaient pour nous rendre à destination. Même si nous avons quand même eu le temps d'admirer la capitale française, nous prélassant sous le soleil qui frappait la colline du Sacré-Cœur de Montmartre, nous avions encore Paris-Londres à faire de nuit, puis Londres-Liverpool, pour finir par prendre un train de Liverpool vers Meols, où Russell, notre hôte, venait nous chercher. Ça c'est en oubliant le bout où nous avons manqué le traversier de la Manche – parce que quelqu'un que je ne qualifierai pas d'intelligent avait oublié son passeport -, ce  qui nous a pratiquement fait rater notre liaison vers Liverpool.

barnacre/IMG_2448.JPGDonc,  le premier mois, nous l'avons passé à Barnacre. J'ai écrit que c'est un coin de paradis, et je le pense vraiment. D'abord, petite mise en contexte, question de ne pas vous perdre. Barnacre est à la fois le lieu de résidence des Keenans, notre merveilleuse famille-hôte, et le lieu où leur projet est en train de naitre. Un projet de mode de vie écologique – on parle ici de production d'électricité par éolienne, de récupération d'eau de pluie, de filtrage naturel des eaux usées, etc. –  pour eux, mais aussi pour des vacanciers par l'entremise de cottages verts. Ça, c'est la surface. Mais c'est beaucoup plus que ça et c'est là que nous entrons en action. Barnacre c'est aussi et surtout une petite communauté de volontaires – les helpers – qui, accueillis, nourris et logés par la famille Keenan, travaillent ensemble aux diverses tâches nécessaires à la maintenance et au développement du site. Et c'est majestueux, parce que ça marche.

barnacre/IMG_2549.JPGLa famille Keenan y est pour beaucoup. Si accueillante, ouverte, aimante…  ils font tout pour le bonheur de leurs helpers. Je me suis senti beaucoup plus que leur invité, en fait, nous faisions partie de leur famille. Et c'est ce qui me pousse à tous vous les présenter, parce qu'ils sont fabuleux. Helen,  la mère,  qui nous préparait les meilleurs plats au monde – je rêve encore à son curry et à son Mac' and Cheese – et s'assurait toujours que nous allions bien. La gentillesse en personne. Russell, le rêveur, –  Barnacre c'est son projet – qui supervisait les travaux et essayait tant bien que mal de nous expliquer chacune des tâches… mais Russell, on comprend rien, soit clair et articule! ;-) Les enfants, Sam, Paul, Tommy et Grace, âgés de moins de 12 ans. Et bien sûr les animaux, Rex le chat, Amber le chien, Perdy l'âne, et une multitude de chèvres, dont Rose l'aventurière qui devait sauter par dessus la clôture trois fois par jour et que nous devions toujours remettre dans l'enclos. Ma famille anglaise que j'adore.

barnacre/IMG_2529.JPGOutre les Keenans, il y a une autre famille que je ne pourrais oublier, celle des helpers. Notre nombre variait, mais nous avons été jusqu'à onze helpers à la fois – Russell étant si bon organisateur qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il avait accepté autant de gens en même temps.  Parmi nous, des Français, des Anglais, des Allemands, des Américains, un Espagnol et une Australienne, avec qui nous vivions 24 heures sur 24. Je ne vous les présenterai pas tous, mais je garde de bons souvenirs de chacun d'entre eux. Je pense en particulier à Joanna que nous sommes allés visiter en France avant mon retour, ou encore à Joel, Karen, Claire, Emily… comme ils me manquent!


barnacre/IMG_2441.JPGVous vous demandez surement pourquoi alors je présente Barnacre comme une survivance à la boue dans le titre de mon billet. Qu'est-ce que the Mud –  lire avec un son de film d'horreur –   vient faire là-dedans? Et bien s'il y a une chose que j'ai apprise de Barnacre, c'est que ça ne sert à rien de vouloir rester propre. Inévitablement, à la fin de la journée, vos vêtements, vos mains, vos cheveux seront recouverts d'une substance quelconque, que ce soit du plâtre, de l'huile ou toutes autres substances dont je tairai les noms afin que vous gardiez votre dernier repas dans votre estomac. Mais plus que tout, il est impossible d'échapper à la boue. The Mud is everywhere. La quasi-totalité du terrain en est recouverte et les rares endroits secs sont comme des oasis en plein désert. Il faut dire qu'il pleut énormément, c'est l'Angleterre quoi. Nous passions nos moments libres dans quatre bâtiments distincts : le cottage où la famille Keenan habite en partie et où nous mangions tous ensemble – lorsque nous n'étions pas onze –, le tipi où nous dormions – oui vous avez bien lu, et c'était fantastique –,  la caravane des helpers, où nous pouvions mettre nos sacs, écouter la télévision, manger, etc. et finalement le Lake House, une petite cabane près du lac où nous pouvions aller aux toilettes, prendre notre douche, et petit-déjeuner. Pour passer de l'un à l'autre, nous devions impérativement affronter the Mud. Ce qui fait qu'à un moment je ne me séparais plus de mes bottes. Pas question de sortir sans elles, encore moins de sortir en souliers, sauf si je voulais avoir de la boue jusqu'aux genoux. Peut-être comprenez-vous maintenant pourquoi the Mud est à mes yeux et aux yeux de plusieurs autres helpers l'icône de Barnacre.

barnacre/IMG_2463.JPGMaintenant, à part tenter de ne pas mourir sous dix pieds de cette boue, nous faisions aussi autre chose. En temps normal, nous travaillions de neuf à cinq heures et soupions – je devrais dire que nous avions un tea time –  vers sept heures. Nous avions une pause en avant-midi, le tea time – oui encore – et nous dinions pendant un nombre astronomique d'heures. Ce que nous faisions pendant nos heures de travail variait beaucoup d'une journée à l'autre : ménage et préparation des cottages pour les futurs arrivants,  lime washing  –  enduire un mur extérieur de chaux –, plâtrage, arrachage de quenouilles, préparation du dîner, lavage de vaisselle… mais la majeure partie du travail s'effectuait sur la maison en construction des Keenans, principalement sur le toit – quand nous ne cherchions pas nos outils pendant trois heures dans ce grand chaos qu'est Barnacre. J'ai fait une overdose de triage, perçage et de taillage de tuiles d'ardoises, tellement que je ne peux plus supporter la vue d'une maison au toit d'ardoise. Je jure que je ne toucherai plus jamais à une seule de ces tuiles.

barnacre/IMG_2481.JPGEnviron deux fois par semaine, nous avions l'opportunité de fuir the Mud grâce aux day off. Nous pouvions prendre un vélo  –   dans le meilleur des cas, le siège prenait des angles pas possibles, dans la plupart des cas, la chaine débarquait à tous les cinq mètres – pour aller à la plage, se promener ou bien manger la meilleure crème glacée du Royaume-Uni chez Nicholls. À pied, nous pouvions aller à Moreton pour faire du charity shopping ou manger un délicieux fish ‘n' chips   – je vous laisse deviner où j'étais toujours rendu. En une heure, nous étions à Liverpool. Nous avons fait des folies extraordinaires, un crepe party –  qui consiste uniquement à se bourrer la face en mangeant plein de crêpes –  et sommes même allés voir Harry Potter and the Half-Blood Prince au cinéma avec notre ami du Québec Marc-Antoine qui faisait un stage à l'hôpital où Russell travaille.

J'aurais des centaines d'anecdotes à vous raconter.

barnacre/IMG_2449.JPGBarnacre a été une expérience inoubliable pour moi. Bien sûr, au début, je me suis demandé ce que j'y faisais, moi qui suis si peu porté au travail manuel. Mais Barnacre est le genre d'endroit qui vous donne rapidement l'impression d'y être depuis toujours, chez vous.

J'ai envie de terminer par cette constatation : Barnacre est un endroit construit de et par l'amitié et l'amour qui unit la famille Keenan et les centaines de helpers qu'ils ont vu passer. Quelque chose d'à peine croyable, mais que j'ai vu de mes yeux vu, et ressenti aussi. Oui ressenti et vécu à fond. Il est clair dans mon esprit qu'un jour j'y retournerai. La maison sera terminée, les enfants seront grands, tout aura changé, mais je sais que là-bas moi et tous les helpers seront toujours les bienvenus. Je sais que j'y retrouverai cette même énergie qui m'a nourri, abondante et précieuse, pendant plus de quatre semaines qui m'en ont paru qu'une seule.


Vous n'êtes pas là pour le voir, mais présentement,  je souris à cette seule pensée.
 
En images
(1) La maison des Keenans en construction. Tous les matériaux ont été choisis pour qu'elle soit le plus écologique possible.
(2) Traversée de la Manche.
(3) Plage anglaise près de Barnacre.
(4) Sam et son poulet!
(5) Liverpool.
(6) Barnacre, c'est ça! Au fond le cottage et la maison en construction.
(7) Russell et Domi.
(8) On soupe en famille, la famille des helpers.
(9) Notre belle caravane flottante. Quand je vous disais pour the Mud!
(10) On travail sur le toit! (Sauf moi, je prends une photo, mouhaha)
(11) Petite balade en vélo avec Joanna.
(12) Notre tipi!!!!! À côté, Joel et Karen qui "chop" du bois.
 
(2)
dimanche 29 mars 2009 A day in London
 


Did I ever said I just love the british accent? Et bien j'ai profité de mon samedi à Londres pour bien l'écouter, m'en imprégner, avec un sourire constant sur les lèvres. Nous partions avec une liste à n'en plus finir d'endroits incontournables à visiter, d'églises, de manoirs et de palais à contempler. Évidemment, nous n'avons pas visité le quart de ce que nous aurions voulu voir, car on ne peut pas espérer tout voir de Londres en une seule journée. Il a fallu choisir, bien souvent en fonction de la distance nous séparait de chacun des lieux - Londres est si grande! Mais peu importe, car nous étions si content de finalement pouvoir poser les yeux sur la ville qu'une heure nous aurait comblée. Il faut dire que, vu le prix des billets de trains Lille-Londres, nous avions plutôt abandonné l'idée. L'affiche sur le babillard de la résidence est donc apparue comme un véritable miracle : l'université de Lille 3 organisait une sortie dans la capitale du Royaume-Uni!

Ainsi, nous nous sommes retrouvés à la station de métro Pont de bois de Lille, pour rejoindre le car, direction l'Eurotunnel! Pour ceux qui ne connaissent pas l'Eurotunnel ou très peu - comme moi avant de l'avoir emprunté -, il s'agit d'un tunnel ferroviaire de près de 50 kilomètres qui passe sous la Manche et qui relie la France au Royaume-Uni. Jusque là, c'est impressionnant, mais pas autant que l'utilisation qu'il en est fait. Comme je l'ai dit, c'est une voie ferroviaire. Vous vous demandez peut-être alors comment un bus peut emprunter une telle voie? Et bien de la seule façon possible, c'est-à-dire en prenant place dans un train! Mais attention, pas comme un vulgaire passager (à ma connaissance, ils n'ont pas encore inventé de bus assez petit qui puisse réserver un siège de TGV), mais dans un train spécial servant justement à transporter les véhicules et leurs passagers du pays français au pays anglais et vice-versa... un peu comme un traversier, mais sur rame! Néanmoins, claustrophobes s'abstenir : être enfermé dans un bus, contenu dans un wagon de train, lui-même confiné à la largeur du tunnel, c'est n'est certainement pas une expérience de rêve pour vous!

Cinq heures après avoir quitté Lille, nous étions en Grande-Bretagne, à Londres, les passagers du bus en panique parce que nous passions devant le parlement britannique et son fameux clocher Big Ben et que tout le monde avait peur de rater sa chance de prendre une photo du monument historique. Le calme de retour, notre chauffeur - j'ai presque l'impression de parler d'une limousine - nous déposait place Waterloo, où il allait également nous reprendre en soirée. Important toutefois de se souvenir que l'heure de Londres est l'heure GMT - une heure de moins qu'en France - , le district de Greenwich dans lequel nous sommes passés le prouvant, question de ne pas arriver une heure en retard au rendez-vous du retour.

Tout de suite, Sabrina et moi tombons d'accord, il faut voir le Palais de Buckingham, là où la reine d'Angleterre réside. Pas pour la reine en tant que telle - parce que vous connaissez ma "réticence" à la considérer comme "notre" reine -, mais pour les cérémonies, la richesse et le faste de la royauté qui, bien qu'évoquant aussi des temps durs de quasi-dictature, m'ont toujours fascinés. La famille royale m'intéressait en tant que représentante d'une époque depuis longtemps révolue et qui, pourtant, a toujours eu un charme et un attrait irrésistible à mes yeux. Pour se rendre au Palais, nous passions d'abord par le St James's Park, qui nous dévoilait ses parterres de fleurs et ses promenades. Nous nous y arrêtions pour une pause déjeuner (simple sandwich au thon, ce pourquoi je ne vous en parlerai pas pendant pour 2 paragraphes comme je l'ai parfois fait auparavant) et pour découvrir, par pur hasard, un mémorial en l'honneur de la princesse Diana. Puis nous nous dirigions vers la place du Buckingham Palace, où nous devions traverser quelques rues - chose périlleuse quand nous ne sommes pas habitués à ce que les voitures roulent à gauche - avant de pouvoir rejoindre la foule déjà présente aux abords des grilles du palais. Malheureusement, nous ne vîmes pas la reine - qui était présente vu le drapeau sorti sur le mat du somptueux édifice -, ni les gardes royaux avec leur chapeau-plumeau, mais nous eûmes la chance de voir passer des gardes royaux à cheval, en pleine rue, devant le palais.

Notre prochaine destination était le bâtiment de la garde montée. Nous longions à nouveau le parc St-James, croisant çà et là un taxi noir typique de Londres, tout en courbes et reluisant de propreté. En chemin, je demandais à un policier de me situer sur une carte quelques autres endroits que nous voulions voir, et celui-ci me répondait très gentiment avec son accent british... j'étais à deux doigts de lui demander de répéter devant la caméra. Après quelques minutes de marche seulement, tout au bout du parc, nous bifurquions à droite, apercevant déjà l'énorme bâtiment de pierres blanches du musée de la garde royale montée. Et c'est là que nous pûmes voir ce que tout touriste à Londres souhaite voir : des gardes royaux, complètement immobiles, ne parlant ni ne respirant - ils respirent quand même un peu, on le souhaite pour eux. Toujours pas de chapeau-plumeau, mais nous survivions à la déception : nous ne tenions pas tant que ça à faire le ménage.

Dans l'espoir d'avoir une vue panoramique sur Londres, nous traversions ensuite la Tamise sur la passerelle piétonnière du Hungerford Bridge afin de nous rendre au London Eye, une immense grande roue avec cabines vitrées permettant d'avoir cette vision panoramique que nous recherchions. Mais le prix d'un tour nous fît sursauter : 15 livres sterling, soit la moitié des livres que nous avions apportés avec nous, avec notre maigre budget d'étudiant. Nous abandonnions donc l'idée, et choisissions plutôt de vivre l'expérience unique du Fright Club, situé juste à côté, un lieu proposant un concept proche de la maison hantée, mais avec un scénario et des acteurs interagissant directement avec nous - et envers lesquels il était difficile d'avoir confiance lorsque, par exemple, ceux-ci nous demandaient de nous coller face au mur... Le tour ne durait que 12 minutes, mais était fort bien monté et très inventif. Ce n'est certainement pas une attraction centrale de Londres, mais je conseille à tout le monde!

Comme si tout était prévu, une pluie commençait à tomber lorsque nous sortions du Fright Club - et oui, c'est Londres! - , peut-être pour nous aider à nous remettre de nos émotions.  Cela ne nous empêcha toutefois pas d'enfin nous diriger d'un pas senti  - et qui le devint encore plus lorsque la pluie se transforma en grêle - vers le parlement britannique pour le voir de plus près. Les détails architecturaux présents sur cette grande œuvre humaine étaient à couper le souffle. Et je le perdais, le souffle, à force de prendre des photos, de Big Ben et du Palais de Westminster dont il fait partie. Une centaine de photos, au moins, ont résulté de ma rencontre avec l'immensité et l'achèvement du lieu, que je pris sous tous les angles. Je serais sans aucune objection resté devant l'édifice et son aura de grandeur toute la journée, mais nous profitions aussi de notre présence tout près de l'abbaye de Westminster pour en visiter la façade, car l'église était malheureusement fermée à cette heure de la journée.

Décrochant notre regard de Big Ben après avoir entendu le son de sa cloche, nous commencions à retourner vers la place Waterloo, car le temps passait et nous voulions avoir le temps de dîner (souper) avant l'heure du retour, tout en s'approchant de notre lieu de rendez-vous avec les autres. Nous décidions quand même de nous rendre à Trafalgar Square avant de manger, pour y voir les statues érigées en mémoire de la bataille de Trafalgar qui opposa la France et l'Espagne à l'Angleterre en 1805, en particulier les statues de lions desquels ont dit qu'elles auraient été faites à partir du métal de la flotte française vaincue par l'Angleterre. Suite à ce court détour, nous entrions dans un petit resto-pub anglais pour y manger un succulent fish 'n' chips, met traditionnel anglais, dont la recette de chapelure était à base de bière et qui était servi "with mashed peas and tartar sauce" (purée de pois et sauce tartare). Pour faire descendre le tout, nous marchions ensuite dans les rues environnantes jusqu'à 18h15, heure prévue du retour. Le Two Tower Bridge fût la dernière chose que nous vîmes à travers les vitres du car avant de quitter Londres.

Parce que j'espérais depuis longtemps m'y rendre, Londres aura été l'un des plus beaux voyages que j'aurai fait durant la période de mon stage. J'ai hâte de retourner en Grande-Bretagne en juillet avec Dominique, je sens que ce pays me plaira tout autant que la France!

En savoir plus sur Londres
Londres, située au sud-est de la Grande-Bretagne, est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni, elle fût également pendant des siècles, la capitale de l'Empire Britannique. Fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains (Londinium), Londres était la ville la plus peuplée du monde au XIXe siècle, et le Royaume-Uni était le plus vaste empire du globe. En nombre d'habitants, Londres est aujourd'hui largement dépassée par de nombreuses mégapoles mais, de par son rayonnement, elle reste une métropole de tout premier plan. Centre politique, siège du Commonwealth, Londres dispose d'une puissance économique considérable, due notamment à son statut de premier centre financier mondial. (Source, Wikipédia)

Encore des photos









En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus.

Dans le texte
(1) Garde royal... hey, il triche, il me regarde!
(2) Londres et ses autobus rouges à deux étages.
(3) Typique de Londres quoi!
(4) St James's Park.
(5) Le Palais Buckingham.
(6) Le fameux taxi londonien!
(7) Il rode, il vous jette un regard angoissant, c'est le professeur fou, qui vous incite à visiter le Fright Club!
(8) Bon... ça se passe de commentaires non?
(9) Trafalgar Square.

Section "Encore des photos"
(1) Le parlement britannique!
(2) La Garde Royale montée qui passe devant le palais!
(3) Big Ben et la Tamise.
(4) Le musée de la garde royale montée.
(5) Non mais là, j'étais quand même pas pour ne pas prendre cette photo!
(6) La police montée de Londres! (Décidemment, ils aiment ça les chevaux.)
(7) Sab et moi devant (tellement devant qu'on le cache!) le Burkingham Palace.
(8) La Tamise!
(9) Waterloo Place, où nous avons débarqué du bus.
(10) Une entrée sur la cour extérieure du Buckingham Palace. On peut aussi voir l'armoirie dorée de la famille royale.

En vidéo

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