À propos de ... Belgique


Bruges Bruxelles
mardi 03 mars 2009 Weekend à Bruges

Deuxième traversée de la frontière franco-belge ce weekend pour aller à Bruges, petite ville médiévale que l'on s'amuse aussi à appeler « la petite Venise du nord », pour ses canaux et son ambiance - mais surement pas pour sa température! Malgré une vilaine grippe que moi et Sabrina traînons depuis jeudi, nous décidons de ne pas annuler notre voyage, tout étant déjà payé. Ce fut une bonne décision car, depuis mon retour de Brugge, le virus semble s'être calmé... se serait-il fait éblouir par la beauté de la ville? Si ça se trouve, cela aura été un remède!

Samedi, après s'être installés dans notre auberge de jeunesse, nous sortons pour découvrir une première fois la ville et ses ruelles coupées par de longs canaux. Nous sommes vite conquis par son aspect médiéval, nous qui sommes deux fervents moyenâgeux. Nous découvrons entre autre le Béguinage, un petit village de sœurs bénédictines au cœur de Bruges, lieu classé au patrimoine mondial de l'UNESCO! Ça donne une idée de la beauté de l'endroit. On se croirait en milieu sacré, l'ambiance est mythique et incite au silence. À deux pas, nous entrons dans une chocolaterie... comment y résister? En Belgique... impossible de faire autrement! Y avait-il une issue? (Est-ce que ça paraît que je me cherche une excuse?) Après mûre réflexion, nous ressortons avec un œuf de pâques! Un peu à l'avance, me direz-vous, mais il ne fallait  pas manquer la chance de déguster un coco de pâques belge!

Et juste avant d'avoir le tour de l a bouche particulièrement plein de chocolat, nous tombons sur deux Québécois en visite, comme nous! Quel hasard de rencontrer trois Québécois au total en une semaine alors que nous n'en avions pas rencontré un seul depuis notre arrivée! Malheureusement, ils étaient avec un groupe qu'ils devaient suivre, donc nous nous sommes rapidement séparés. Mais ce fût bien agréable d'entendre d'autres voix québécoises dans cet univers français!

Pour cause de maladie, no us sommes rentrés tôt le soir après avoir mangé une assiette de pâtes et une bonne crème glacée au chocolat-noisette. Le lendemain, nous nous levions tôt afin de profiter du petit-déjeuner compris et nous partions à nouveau faire un tour de la cité. Notre plan de la journée était clair : musée du chocolat, suivi d'une promenade sur les canaux.

Le musée du chocolat Chocostory m'a personnellement beaucoup impressionné. Je ne pensais en effet pas en apprendre autant sur le sujet. Saviez-vous que les fèves du cacaoyer, qui servent à faire le délicieux chocolat que l'on connait aujourd'hui, étaient utilisées par les Aztèques et les Mayas comme monnaie? Un lièvre coûtait diz fèves, un lot de piments quatre. Ils utilisaient aussi ces fèves pour faire des boissons chocolatées réservées aux plus riches et  les mélangeait au sang des victimes de leurs sacrifices pour rendre hommage à leurs dieux. Ce sont les Espagnols qui, après avoir annihilé ces deux grands peuples, ramenèrent en Europe la recette de la fameuse boisson au chocolat. Personnellement, j'aurais encore préféré apprendre la recette de la bouche de ces peuples encore vivants plutôt que d'avoir à les mener à l'extinction pour finalement la leur soutirer, mais ils voyaient la chose autrement à l'époque... Outre l'histoire, différents thèmes étaient aussi abordés, comme la conception du ch ocolat, la provenance de la réputation du chocolat belge, grandement due à l'invention du praliné, ou encore la composition des différents chocolats (noir, blanc, au lait). Mais le plus intéressant fut certainement la démonstration de la confection de pralinés! Il faut dire que nous avions droit à une petite dégustation par la suite...

Nous avons terminé notre visite de la petite ville par un tour en bateau sur les canaux. L'originalité de la chose la rendait fort agréable et nous avons pu voir Bruges sous un autre angle. Puisqu'il était très tôt lorsque nous avons terminé la promenade sur les eaux, que nous avions vu tout ce que nous voulions voir de la ville et, surtout, que nous étions toujours malades, nous avons pris la décision de revenir plus tôt à Lille.

J'ai donc aimé Bruges, mais je sens que j'aurais pu l'aimer encore davantage sans cette grippe pernicieuse. Je ne regrette toutefois pas de l'avoir combattue pour ce voyage, cela en valait entièrement la peine!

Samedi prochain, le défilé de géants de Tourcoing est à l'agenda!

Bonne semaine!

En photos
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Dans le texte
(1) Paysage typique de Bruges.
(2) La beauté mythique du Béguinage.
(3) La place Markt.
(4) On arrive à la place Markt!
(5) Démonstration de la confection de pralinés!
(6) Promenade en bateau sur le canal.

(7)
mardi 10 février 2009 Bruxelles, deuxième émerveillement
Lire la première partie ici.

La sonnerie du nouveau téléphone portable de Tatiana retentit. Il est 9h00, c'est l'heure de se lever. Nos masses amorphes se préparent à devenir un peu plus aventurières. On descend petit-déjeuner. Croissants chauds, jambon, fromage. Petits pains au chocolat, œufs brouillés, champignons et bacon. Pourquoi pas une salade de fruits, aussi, et un... ou deux... ou trois petits pains beurrés! On s'en donne à cœur joie, comme si c'était notre façon de nous venger d'avoir dû payer un supplément. C'est un buffet, alors quoi, c'est à volonté ou ça ne l'est pas! Et après ça, c'est clair, pas besoin de déjeuner.

J'enfile ma nouvelle écharpe - souvenir de Belgique - et nous quittons l'hôtel, pas sans s'être demandés si nous dévalisions notre chambre de tout ce qui pouvait l'être. Nous avons finalement décidé de s'en tenir au rituel habituel : bonjour petits savons et shampoings gratuits. Menu de la journée, le musée Belvue. Mais pas question d'y aller sans s'être préalablement approvisionnés en chocolats. Nous sommes en Belgique, quand même, nous serions fous de s'en passer! Et pour s'y rendre, à ces chocolateries, il faut passer par la Grande Place, alors on ne se fait pas prier!

Nous découvrons donc les rues et la place de jour. Alors que la nuit faisait éclore leur beauté dorée, le soleil, lui, leur rend leur grandeur. C'est une nouvelle atmosphère : plus de passants, un artiste-peintre exposant sur la place, l'odeur matinale des gaufres et du café. Mais c'est l'odeur de chocolat qui, ce matin là, nous intéresse. Et Tatiana sait comment nous y amener. C'est qu'elle a découvert, durant son exploration solitaire, des chocolatiers offrant le premier chocolat gratuitement. Alors premier arrêt : le petit Chocopolis. Le propriétaire nous y accueille et nous met rapidement à l'aise. Après qu'il nous ait raconté son histoire et celle de sa chocolaterie, je choisis, puisqu'il nous l'a si gentiment offert, mon chocolat gratuit : un chocolat à la framboise. Délicieux, moi qui aime tant le mariage du fruit rouge et du chocolat noir. Évidemment, le coup marketing du "free-chocolate" fait son effet et nous ne pouvons résister à l'achat de ces friandises qui semblent toutes tellement bonnes! Je mets dans mon petit sac un praliné et un chocolat fourré au tiramisu et nous quittons les lieux avec un grand sourire au visage. Nos premiers vrais chocolats belges! Mais ce n'est pas encore assez. Deuxième arrêt, juste en face, le grand Chocopolis. Lorsque la dame nous annonce qu'elle nous offre le premier chocolat, on joue le jeu. Ah oui? Mais c'est fantastique! Nous n'aurions jamais cru! Tout en ayant bien du mal à ne pas pouffer de rire, nous choisissons à nouveau un chocolat. Pour y aller dans la continuité, je prends un crumble aux framboises. Encore plus délicieux que le premier, plus croustillant. Pour me faire pardonner mon hypocrisie, je prends quand même un chocolat noir au café. Quel sacrifice!

Nous quittons la boutique pour nous diriger vers le musée. En chemin, nous nous arrêtons à un kiosque de parfum fait maison où les filles s'en donnent à cœur joie avec leur portefeuille. Nous passons devant le Manneken-Pis, nous expliquons à Tatiana le mystère entourant la dame en or et nous nous promettons, après être passés devant un kiosque de gaufres, d'en manger une pour dîner. Nous arrivons enfin à la Place Royale où se trouve le musée Belvue, musée d'histoire de la Belgique.

Bien que la visite des différentes salles du muséum ait été intéressante et instructive, c'est notre rencontre avec Usé, une vieille dame guide, qui a été la plus enrichissante. Passionnée d'histoire et de géographie, elle nous a accosté, alors qu'elle venait tout juste d'arriver, pour nous demander si nous avions des questions sur ce que nous avions vu jusqu'alors. Se rendant compte que nous étions québécois, elle nous a tout de suite dit qu'elle avait beaucoup lu sur le Canada et le Québec et qu'elle avait souvent écouté les chansons de Félix Leclerc. Elle nous a même raconté qu'elle écoutait, tous les mardis et les dimanches, la série québécoise Catherine qui passe à TV5 Monde  qui aurait cru que cette émission soit diffusée en Belgique! J'ai profité de sa gentillesse pour parler politique avec elle. J'étais au courant qu'une crise politique s'était déroulée il y a peu en Belgique et je voulais savoir ce qu'il en était maintenant. Nous avons tout de suite senti que c'était un de ses sujets fétiches, car elle nous a expliqué le tout avec beaucoup de détails et de passion. Je comprends mieux maintenant la rivalité Flamands-Wallons et le contexte dans lequel la crise est née. Nous avons parlé encore pendant plus d'une heure, comparant la Belgique au Canada. Cette dame était très sympathique et je suis fort heureux de l'avoir rencontrée. C'est ce genre de contacts qui fait souvent les plus beaux souvenirs.

Avant de quitter le pays belge, nous avons eu le temps encore d'apprécier les chanteurs et musiciens de rues, le Palais Royal, le parc de la ville et même une démonstration de Tango présentée par deux hommes. Nous avons jeté notre dernier regard sur la Grande Place et, surtout, nous avons mangé notre gaufre. Elle était tellement garnie de fraises, bananes, chocolat au lait et chocolat blanc qu'il était pratiquement impossible de la déguster sans se retrouver avec la moitié du visage recouverte de chocolat. Mais comme elle était bonne! Puis, beaucoup trop rapidement, nous nous sommes retrouvés tous les trois assis dans le train du retour. J'étais si bien là-bas, que j'aurais voulu y rester à jamais.

Alors c'était ça, notre weekend à Bruxelles. Une magie sans nom, tellement de découvertes et de petits plaisirs. Un jour, j'espère, j'y retournerai.

En photos
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(1) Ourselves à Bruxelles!
(2) Une ruelle tout à fait internationale!
(3) La Grande Place de jour.
(4) Moi et mon chocolat! Miam!
(5) La place royale.
(6) Le musée Belvue.
(7) Le palais royal.
(8) Moi et ma gauffre! Re-miam!

En vidéo

P'tit bonus
Je rappelle aux intéressés et à ceux qui ont Facebook que je mets beaucoup plus de photos et de vidéos sur mon profil Facebook que sur mon blogue. À voir!
(6)
lundi 09 février 2009 Bruxelles, premier émerveillement
Je me souviendrai toute ma vie de ce weekend comme de l'un de mes plus beaux moments de voyages. J'ai respiré les effluves de parfums, de gaufres et de chocolats de Bruxelles. Posé mes pieds sur les dalles de la Grande Place, touché les murs de pierres et les statues d'or. J'ai eu froid à Bruxelles, je m'y suis senti vivant. J'ai écouté le parlé de la Flandres, vu la lumière et ses ombres sur les rues et les hautes tours. Et c'était si enivrant, si bon, que, lorsque, une demi-heure seulement après avoir quitté la capitale, nous posions déjà le pied à Lille, j'avais l'impression d'avoir rêvé.

Pourtant, notre séjour n'a pas très bien commencé. Arrivés à l'hôtel, un peu impressionnés par un luxe que nous ne pensions pas avoir vu le prix de la chambre que nous avions réservée, nous étions rapidement déçus. En colère. On nous imposait un supplément pour la troisième personne, car notre chambre était une chambre familiale qui normalement était  réservée à deux adultes et deux enfants. Or, la personne ayant fait la réservation nous avait plutôt parlé d'une chambre pour quatre, toute simple, et surtout n'avait fait aucune mention de quelconques frais additionnels lorsque nous nous étions assurés auprès de lui que nous n'aurions pas à payer autre chose que le prix indiqué. Après avoir insisté longuement, nous obtenions un déjeuner de plus gratuit - donc nous pourrions manger tous les trois -, mais il fallait toujours payer le supplément. Dans l'impasse, nous l'avons fait. Heureusement la chambre était parfaite, et c'était même plus que nous espérions. Toutefois, cette semaine, nous chercherons à être remboursés par l'agent qui a fait la réservation pour nous.

Une heure plus tard, après s'être installés et avoir discuté de nos plans, nous avons décidé de se séparer. Tatiana voulait goûter au plaisir d'être complètement seule en terrain inconnu et nous voulions aller visiter une exposition que nous n'aurions surement pas la chance de revoir ailleurs : l'exposition Le corps humain (Köperwelten) de Gunther von Hagens. Vous savez, cette exposition qui est passée à Montréal et qui présente de vrais corps humains morts? Et bien une autre exposition du même homme était présente à Bruxelles et nous ne voulions surtout pas manquer ça. Et nous avions raison. Lorsque l'on décide d'aller voir ce musée temporaire exposant l'homme et la femme sous l'égide de la mort, on sait qu'il nous faudra voir de vrais corps, en chair, en os et en organes. Décapités, ça, on s'y prépare. Mais ce qu'on a vu ce jour là, c'était ... bouleversant. Je parle d'un homme tranché en rondelles et présenté de façon à ce que l'on puisse voir la position de chacune des rondelles et ce qui se trouve entre les deux. Je parle aussi d'un corps humain, un vrai, si je dois vraiment le rappeler, tranché en plaquettes de 2 cm, plastifié et vitré pour que l'on puisse bien voir la position de chaque organe dans le corps. On ne parle plus ici de transparents projetés dans un cours de biologie. Je pense encore aux corps sans muscles, mais dont seules les veines étaient exposées, pour faire voir la configuration sanguine. Aux fœtus disposés par ordre d'évolution. Aux placentas et aux cerveaux figés. Et pourtant, loin d'être dégoûté, j'étais fasciné. Une chose est sûre, nous avons une compréhension beaucoup plus claire de ce que nous sommes, à l'intérieur, une fois sortis de cette exposition.

Même s'il peut sembler bizarre de manger après une telle expérience, c'est ce que nous avons fait. Et pour que vraiment tout soit parfait, nous sommes tombés sur la pizzeria la moins chère mais la meilleure, tous continents confondus. Je suis sérieux. Je n'ai jamais goûté une pizza aussi bonne. Une simple pizza salamis, champignons et fromage pourtant, mais un goût tout à fait nouveau, extatique. Sabrina s'est également régalée avec la version aux épinards. L'ambiance allait avec le repas, chaleureuse. Je vous le dis : si un jour vous allez à Bruxelles (Pierre, Lucie, ce message est pour vous), faites un arrêt à la Pizzeria Pronto, tout près de la Grande Place. C'est un incontournable. Un peu plus et nous dinions là le deuxième soir aussi!

Pour clore en beauté la soirée, nous nous sommes promenés, en prenant notre temps et en dégustant du regard tout ce que nous voyions. Avec comme point central de départ et de retour la Grande Place de Bruxelles, nous arpentions les rues tout autour, et ramenions au centre, chaque fois, de nouvelles découvertes. D'abord, la Grande Place en elle-même est grandiose -  d'où le nom, n'est-ce pas? Les bâtiments majestueux, remplis d'histoire et éclairés de façon à faire exploser de lumière l'or et la pierre nous ont jeté par terre - littéralement car nous ne cessions de trébucher sur les dalles, trop occupés à regarder vers le haut. Puis, sur une rue croisant la place, des passants qui s'arrêtent devant une dame en or couchée sur un socle de pierre verte, pour lui toucher. On demande, on pose des questions. Qui est-elle? Pourquoi ce rituel? Ils ne savent même pas, mais ils savent par contre que cela apporte la réussite. Ils nous expliquent : effleurer de la main la dame de droite à gauche, toucher l'ange, puis le chien et le bouclier. C'est magique. Un peu plus loin, une autre ruelle, couverte d'un dôme de verre filtrant les rayons de la lune, avec une librairie dédiée aux beaux livres (Pierre tu aurais adoré) et un marchand de marionnettes. Un nouveau passage et nous tombons, par hasard, sur une fontaine bien populaire : le Manneken-Pis. Traduction : l'homme qui pisse!

Avec les yeux grands ouverts, illuminés par toutes ces splendeurs, nous sommes finalement rentrés à l'hôtel, pour retrouver Tatiana, qui avait passé une aussi belle après-midi et soirée que nous. Il nous restait encore une pleine journée à Bruxelles, et nous allions en profiter tout autant... mais c'est tout pour tout de suite! Il est tard. La suite demain! Je sais, je suis affreusement méchant.

Bonne nuit!


Encore des photos


 
 

En photos
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Dans le texte
(1) L'hôtel de ville de Bruxelles, sur la Grande Place. Très impressionnant!
(2) Un bar devant le Manneken-Pis.
(3) Un aperçu de l'exposition de Gunther von Hagens. Cette image ne provient pas de moi, car nous n'avions pas le droit de prendre des photos!
(4) La pizzeria où nous avons mangé la meilleure pizza au monde.
(5) La maison du Roi, sur la Grande Place.
(6) Une ruelle de Bruxelles! Fruits de mer et vin à volonté!
(7) La petite librairie dont je parle dans mon billet.

Section "Encore des photos"
(1) La Dame en or de Bruxelles, voir ce que j'en dis dans mon billet.
(2) Le Manneken-Pis. Oui, c'est bien un homme qui pisse...
(3) La boutique de marionnettes!
(4) Moi qui suis abasourdi, car peu importe par quelle rue nous quittons la Grande Place, nous finissons toujours par revenir par la rue qui est derrière moi! Mystère!
(8)
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