À propos de ... bernard werber


imaginaire
vendredi 27 mars 2009 Paradis sur mesure
Auteur : Bernard Werber
Note : 8.4/10
Éditeur : Albin Michel
Parution : 2008
Nombre de pages : 436 pages

Note de lecture

Deuxième recueil de nouvelles de Werber, vous vous doutez que j'ai dû aller chaque jour à partir du 3 octobre à la librairie pour mettre la main dessus le plus tôt possible  - alors qu'en fait, je savais que je ne le lirais pas avant d'être en France! Peu importe, le voir dans ma bibliothèque me faisait trop plaisir. J'ai presque honte de ne faire qu'une minuscule fiche de lecture à son sujet, mais je manque de temps, JE MANQUE DE TEMPS! ralala

Alors, au menu - outre ma panique passagère -, 17 nouvelles dont les racines se posent sur deux idées, ma foi, plutôt fréquentes chez Werber, d'imaginer les futurs possibles (L'arbre des possibles) pour l'humanité et de découvrir des passés probables. Où allons-nous, d'où venons-nous, ses deux questions fétiches. Nous passons donc d'un monde où les hommes n'existent plus et où les femmes règnent à une terre où l'être humain se reproduit comme les fleurs, de l'histoire d'une vie antérieure en Atlantis à un humoriste qui cherche désespérément à savoir d'où viennent les blagues. Toujours, ces idées passionnantes et cette façon de les raconter qui, peut-être, n'emprunte pas un style des plus poétiques, mais qui a l'effet escompté : donner au lecteur l'impression de créer des mondes.

Malgré quelques nouvelles qui m'ont semblées inachevées ou dont le rythme trop rapide brisait le réalisme, la majorité des histoires proposées par l'auteur m'ont plu. Demain les femmes, la plus longue et de loin la plus réussie, est mon coup de coeur.

Lisez, ça vaut la peine!

Quatrième de couverture

Imaginez un monde uniquement peuplé de femmes, où les hommes ne sont plus qu'une légende...

Imaginez un monde où, il est interdit de se souvenir du passé, où les gens n'ont qu'un seul intérêt, le cinéma...

Imaginez un humoriste qui partirait à la recherche du lieu où naissent les blagues anonymes...

17 histoires sous forme de contes, légendes ou fables, 17 histoires fantastiques pour frémir, rêver ou sourire.
(1)
jeudi 07 février 2008 L'imaginaire exclu de la littérature
Z20010212111706970102167-2afbae72114591a7d6f10102e3bff254.jpgJ'aimerais vous inviter à lire un article que Bernard Werber, auteur de  science-fiction français, a publié en novembre 2007 et que je viens tout juste de découvrir : Plaidoyer pour une «autre littérature». Il y dénonce le fait que, en France, les romans et autres livres "imaginés" ne soient pas reconnus comme faisant partie de la "vraie" littérature, ignorés par les critiques, mais pourtant adorés par des millions de lecteurs. La situation est semblable au Québec : le quotidien, le réel, rarement le fictif et le rêve.

L'article publié dans Le Figaro : Plaidoyer pour une «autre littérature»

L'imaginaire devrait avoir sa place. Les lecteurs l'ont adopté, ils en ont besoin pour rêver un peu, pour sortir des murs parfois mornes de notre réalité. Le monde de la littérature devrait cesser de regarder ce genre d'une manière hautaine : la science-fiction et l'imaginaire sont dignes de notre littérature.
(2)
jeudi 17 janvier 2008 Le Mystère des Dieux
Auteur : Bernard Werber
Note : 8.9/10
Parution : 2007
Nombre de pages : 476 pages

Commentaire 

Attention, ce commentaire contient des informations sur l'histoire (spoiler).

Le Mystère des Dieux, le dernier tome de la pentalogie du Ciel, me laisse perplexe.

D'un côté, on y retrouve toute la magie créatrice de l'auteur et toute la puissance de son imagination. On déguste chaque page, on s'émerveille devant cette aventure captivante et on savoure les nouveaux extraits de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu d'Edmond Wells. Comme les deux premiers tomes, le dernier surpasse complètement notre réalité par son univers si bien imaginé, si grandement créé. On est heureux de retrouver Michael et tous les autres personnages de la série, comme s'ils étaient partis depuis trop longtemps dans un univers inconnu.

Mais d'un autre coté, ce roman est-il vraiment digne de l'œuvre de Werber? J'ai parfois été déçu. Certains passages, notamment celui où Michael se retrouve sur Terre 18, m'ont semblés superflus. Non pas qu'ils n'aient pas été intéressants à lire, mais je n'ai pas trouvé qu'ils servaient l'histoire, qu'ils la faisaient avancer. Aussi, l'aboutissement de la partie d'Y sur Terre 18 ne m'a pas émerveillé. La dernière joute n'est qu'un calque de notre propre histoire et je m'attendais à plus de la part de l'auteur.

Et la fin. Que dire de la fin. Elle est... surprenante. Je ne sais pas trop quoi en penser. Je l'aime et je la déteste. Je l'aime parce qu'elle mène à une réelle prise de conscience et que c'est une manière originale de terminer la trilogie. Mais en même temps, j'ai l'impression d'avoir été trahi par l'auteur, car j'attends toujours la "vrai fin", comme si celle écrite n'était qu'une blague et que la fin allait venir, plus tard. Le dernier chapitre fait sortir le lecteur de l'univers du livre et laisse l'histoire en pause, avant la fin. Pour moi, la fin du livre, ce n'est pas la fin de l'histoire, ce n'est qu'une leçon, sage certes, mais qui ne peut satisfaire ma soif de voir cette saga des Dieux se terminer. Ce que j'espérais, c'était l'achèvement d'une histoire, et non une ombre sur toute la série qui met en évidence qu'il ne s'agit pas de la réalité, mais de simples romans. En tant que lecteur de science-fiction, je recherche des réalités construites dans les livres. Werber nous fait comprendre par cette conclusion que les lecteurs sont des dieux par leur capacité à imaginer des réalités, mais cette prise de conscience produit aussi l'effet contraire : rappeler qu'il ne s'agit que d'imagination, et non de réel. Ce n'est pas, à mon avis, l'effet recherché par le lecteur. Pas par moi.

Néanmoins, je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un mauvais livre. Je l'ai adoré, car l'histoire et le monde d'Aeden étaient assez forts pour supporter toutes les déceptions que l'auteur m'a apportées. Pour un fan de Werber - et je le suis toujours - ce livre est à lire de toute urgence. Pour les autres, procurez-vous le premier livre de la série : les Thanatonautes. Vous ne pourrez qu'aboutir au Mystère des Dieux.

Pour ceux qui voudraient lire la fin coupée au montage de ce livre, elle est disponible sur le site de Werber (Son site). Cette fin aurait dû selon moi se retrouvée dans le roman.

Synopsis

« Au-dessus des Hommes, les Anges. Au-dessus des Anges, les Dieux. Au-dessus des Dieux: ? »

Citations


" Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison."

" À force d'être libre on finit par être seul."

" Il n'y a que dans l'obscurité qu'on voit la lumière. Il n'y a que dans l'adversité que l'on peut reconnaître le mérite et la vertu."

" Les névroses, les psychoses construiront des personnalités particulières capables d'accomplir par leur folie des choses que les gens normaux ne penseraient jamais à faire. Vous croyez que Van Gogh aurait mis autant d'acharnement à aller au bout de l'expérience des couleurs s'il n'avait pas été fou? "

" Vous êtes dans le jugement. Moi pas. Je n'ai rien contre vous. Vraiment. Toutes ces histoires sur le Diable ne sont que des calomnies pour faire peur aux enfants et donner du pouvoir aux prêtres. Quand comprendrez-vous ce piège ? "

" Seules les âmes sont importantes. Les enveloppes charnelles ne sont que des « contenants». "

" Selon les sondages, en l'an 2000 la plupart des gens interrogés pensent encore que le Soleil tourne autour de la Terre. "

" Si tu ne veux pas devenir fou, rappelle-toi qui tu es, qui tu es vraiment, car toutes les expériences de spiritualité ne visent qu'à cela : te rappeler ton essence, celle qui se situe au-delà de la matière et du temps."
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