samedi 27 septembre 2008
La fin des mémos verts
La session passée, on pouvait lire sur mon blogue : « Ça y est, la folie des mémos verts est de retour. Les étudiants du Cégep de Sherbrooke savent très bien de quoi je parle : le Cégep, comme à chaque début de session, s'est empressé de nous inonder (littéralement) de leurs "Rappels d'annulation de cours". Une demi-page verte imprimée recto-verso sur chaque pupitre de tous les locaux. Ça fait quoi... minimum 6000 feuilles gaspillées? » (La suite : La folie des mémos verts)
Et bien, j'espère que je ne parle pas trop vite, mais il semble que ce soit la fin de ces mémos verts et jaunes au Cégep de Sherbrooke! En effet, pour l'annonce de la date limite d'annulation de cours, aucun feuillet vert n'a été imprimé. Je n'ai pas non plus aperçu leurs semblables, les mémos jaunes, pour l'annonce de la confirmation de fréquentation, bien qu'elle ne fasse que commencer.
Je ne sais pas si l'action que nous avions posé en allant porter une pile de ces papiers verts au secrétariat avec un mémo du type "Merci de ne plus gaspiller de papier" est l'une des causes de ce revirement, mais le fait est que, maintenant, les seules affiches sont sur les portes d'entrées aux pavillons, ce qui est beaucoup plus convenable, et bien suffisant. C'est déjà plus de 6000 feuilles de papier non gaspillées!
Merci aux responsables d'enfin agir selon leur devise verte "On voit la vie en vert"!
vendredi 22 août 2008
Une garde personnelle pour la fourchette réutilisable

Mercredi midi, au Cégep, je me dirige vers la cafétéria avec un peu d'espoir. L'espoir qu'ils aient tenu leur promesse, celle de troquer cette année les assiettes et les ustensiles en plastique pour leur version réutilisable, plus écologique. En entrant, je tente d'en savoir plus en regardant dans les cabarets qui passent et en espionnant les autres étudiants. Mais un sac me cache la vue, les cabarets passent trop vite. Je ne vois rien.
Alors je me faufile jusqu'aux comptoirs de la cafétéria. J'y vois une affiche sur laquelle on peut lire "Vaisselle réutilisable consignée 1$"... puis des fourchettes, des couteaux, des cuillère en métal! De vraies assiettes et de vrais bols, sans oublier les verres en plastique réutilisable! Je suis fou de joie : plus besoin d'amener ma propre assiette réutilisable! (ce qui franchement est très compliqué)
On me demande 1$ qu'ils me redonneront lorsque je reviendrai porter l'assiette. Parfait, aucun problème, si c'est juste cela que ça prend! Je sors de la cafétéria, super joyeux, je m'en vais manger avec des amis dans mon pavillon, avec de la vaisselle verte! (vous comprendrez que je ne parle pas ici de la couleur, mais du concept)
Mais c'est là que la belle histoire d'amour entre moi et ma vaisselle prend fin. Quelqu'un, qui courait derrière moi (je ne savais pas pourquoi d'ailleurs) me crie que je ne peux pas sortir de la cafétéria avec les nouvelles assiettes... je le regarde, étonné.
- J'ai payé le 1$.
Ce n'est pas grave, il faut tout de même rester dans la cafétéria.
- Euh... mais je vais la rapporter là.
Peu importe. Je dois retourner sur mes pas, et manger seul. Exigence de la
Garde Royale personnelle de la fourchette réutilisable.
Alors bien que je sois très heureux que nous puissions enfin manger dans de la vaisselle propre (mauvais jeu de mots), je trouve ridicule d'être enfermé dans la cafétéria pour manger, à l'intérieur, alors qu'il fait beau pour l'une des rares fois de l'été, et que mes amis sont dans un autre pavillon. Je comprends, bien sûr, que la compagnie qui gère la cafétéria ait peur de se faire voler cette nouvelle vaisselle. Mais tout de même, il me semble que d'autres solutions seraient envisageables. Surtout en considérant qu'à l'Université de Sherbrooke, le même système existe, mais sans les
Gardiens du bol de soupe en céramique.
J'ai suggéré un dépôt de 5$ au lieu de 1$, avec un billet de couleur différente que celui pour le dépôt de 1$, et qui nous permettrait de sortir avec notre plateau. Caroline, une amie qui est, avec le comité écologique du Cégep, l'une des principales responsables de l'aboutissement de ce projet, m'a promis d'en parler aux concernés. Reste à voir ce que ça donnera.
D'ici là, je continuerai d'avoir l'air "zouf" avec ma propre assiette fleurie que je dois laver dans les lavabos des toilettes et surtout, surtout, ne pas échapper dans les escaliers. Au moins, j'aurai plus de liberté.
jeudi 14 février 2008
La folie des mémos verts
Ça y est, la folie des mémos verts est de retour. Les étudiants du Cégep de Sherbrooke savent très bien de quoi je parle : le Cégep, comme à chaque début de session, s'est empressé de nous inonder (littéralement) de leurs "Rappels d'annulation de cours". Une demi-page verte imprimée recto-verso sur chaque pupitre de tous les locaux. Ça fait quoi... minimum 6000 feuilles gaspillées? Franchement, on en entend déjà parler de tous bords tous côtés : il y a une note sur le portail internet du Cégep (Omnivox) que tout le monde consulte, les professeurs nous en parlent 2 semaines à l'avance et il y a des affiches aux entrées de chaque pavillon. C'est déjà difficile à manquer, ce n'est pas la grande mer verdâtre de papier qu'ils nous ont construite qui va changer quelque chose. Ils disent "voir la vie en vert" (slogan de leur soi-disant lutte pour l'environnement), mais, pour l'instant, tout ce qu'il y a de vert ce sont leurs satanés mémos.
La session passée, j'avais fait une plainte officielle. envirPuisque cela ne semble rien avoir changé, voici ce que je propose aujourd'hui :
Plan d'action pour faire cesser "la folie des mémos verts"
Amassez une trentaine de ces stupides rappels et faites s'en une pile à l'aide d'un trombone. Ajoutez-y une courte note du genre "Merci de ne plus gaspiller de papier" et faites signer cette note par une dizaine (ou plus) d'autres étudiants du Cégep. Allez porter ce paquet au secrétariat du pavillon 5 en leur disant de bien vouloir donner votre cadeau à qui de droit. Avec un peu de chance, après quelques réceptions du genre, une cloche sonnera dans la tête des responsables.
Cette après-midi, je suis allé déposer le premier paquet. Malgré son air de "Qu'est-ce que c'est que ça?", la secrétaire en place l'a accepté.
Je vous invite donc tous et toutes à participer à cette action.
Merci à tous ceux qui le feront.
dimanche 20 janvier 2008
L'Accent, notre beau journal étudiant : la suite
Surpris que la saga ne soit pas terminée? Heureusement, ce n'est pas à cause d'une autre édition de l'Accent que je fais suite à mon propre billet, mais plutôt grâce à Cynthia Dubé, journaliste au Journal de Sherbrooke, qui a écrit "Les fautes d'orthographe: à qui la faute ?", un papier qui dénonce enfin publiquement la présence démesurée de fautes d'orthographe dans notre « beau journal étudiant ». Imaginez ma réaction lorsque je suis tombé sur son texte ce matin : rire à chaudes larmes. Je ne suis donc pas seul à m'outrer face à cette réalité. Remarquez que cette fois, je publie ma réaction section "Politique et société", considérant qu'il s'agit d'un problème de société.
Madame Dubé met en évidence les fautes du journal : "Une centaine de fautes en douze pages. De quoi faire grincer des dents Denise Bombardier ! En voici quelques exemples: concour de maisons, ils ont acceptés, si on les comparent, sont roman vendus à, généralements près des portres, ammenez vos suggestions, des ereurs… " Plus patiente que moi, elle ne s'est pas arrêtée aux innombrables fautes de la première page, elle est allée plus loin. Armée de ces évidences, elle a interrogé les deux parties concernées : le Cégep et les étudiants responsables du journal.
Marie-Claude Dupoy, la porte-parole du Cégep, répond en déclarant que ce n'est pas le journal du Cégep, mais bien celui des étudiants qui est en cause et que, par conséquent, l'institution ne se sent pas responsable. Bien que l'administration serait en mesure de forcer les éditeurs à corriger les fautes sous peine de non publication, je suis d'accord avec elle. Le Cégep offre les ressources nécessaires, mais ce sont les étudiants qui écrivent et publient. C'est donc à eux de faire en sorte que leurs textes soient exemptes d'erreurs.
L'information se doit d'être écrite en un français convenable, car elle est, au même titre que la littérature, la porte-parole de notre langue.
La réplique de l'étudiant coordonnateur de l'Accent, Nicolas Bessette, me surprend davantage : "[Il] avoue avoir reçu plusieurs plaintes concernant la qualité du français. Il indique qu'il s'agit d'un projet bénévole mis en place en tout premier lieu pour informer la population étudiante sur différents sujets. Selon lui, aucun bénévole étudie en arts et lettres." Alors, sous prétexte que c'est un projet bénévole dont le but est d'informer, la qualité du français n'importe plus? Au contraire! L'information se doit d'être écrite en un français convenable, car elle est, au même titre que la littérature, la porte-parole de notre langue. Mais ce qui me trouble le plus, c'est d'apprendre que, selon lui, seuls les étudiants en arts et lettres peuvent écrire sans fautes. Il est sur la limite de dire qu'ils sont les seuls à avoir l'obligation de bien écrire et que les autres n'ont pas ce devoir! Pas de commentaire.
Ce n'est pas tout. Il explique la situation en disant : "Le problème à la base, c'est qu'on fait ça bénévolement, donc on prend ça plus à la légère. Il y a des pages qui sont écrites à la volée." Le bénévolat n'est pas le problème. C'est plutôt la paresse et la manie "étudiante" de tout faire à la dernière minute qui leur nuisent, à ce que je peux comprendre de ce qu'il nous dit. Or, personne ne peut faire les efforts à leur place. S'ils veulent écrire un journal, qu'ils le fassent correctement ou pas du tout. Il termine en disant " Nous avons eu des plaintes, c'est sûr, mais sans jamais nous amener des solutions concrètes." C'est probablement parce que ceux qui ont fait les plaintes - dont moi - ne pensaient pas qu'il était nécessaire de vous rappeler la solution, celle-ci étant si évidente : corrigez vos fautes! Et si vos journalistes ne sont pas assez compétents en français pour le faire - ce serait normal, n'est-ce pas, puisqu'ils n'étudient pas en arts et lettres -, engagez un correcteur!
Maintenant, je me demande si l'article de Cynthia Dubé fera réagir les éditeurs et responsables du journal. Je suis impatient de voir la prochaine édition du journal. Vais-je devoir transformer cette série en trilogie? C'est ce que nous verrons à la rentrée.
Pour lire l'article intégral de Cynthia Dubé, cliquez ici.
vendredi 07 décembre 2007
L'Accent, notre beau journal étudiant
"Réflexion sur la présence de nos soldats en afganistan", "Concour de maisons décorées pour Noël!", "Comission Bouchard-Taylor".
Ce midi, comme tout étudiant un tant soit peu intéressé par le monde qui l'entoure, je prenais l'une des copies de la nouvelle édition du journal étudiant de notre Cégep dans le but d'en lire une partie pendant mon heure de dîner. À la première phrase, le mot "ridicule" me venait aussitôt à l'esprit. Et cela ne s'améliorerait pas avec les deux autres phrases qui allaient suivre.
Ce que vous avez lus au tout début de ce billet, ce sont les gros titres de l'édition de décembre 2007 de l'Accent. En première page, trois des cinq titres présents brutalisent littéralement notre langue. Et ce n'est pas que je cherchais des fautes. L'horreur m'a simplement sautée au visage : pas besoin d'un baccalauréat en français pour savoir que le mot "concours" prend toujours un "s", pluriel ou pas. Quant aux termes "Afghanistan" et "commission", ne sont-ils pas assez utilisés au Québec en ce moment pour que tous puissent en connaître l'orthographe d'usage? Évidemment, ce n'est pas tout : sans même porter attention, vous pourrez facilement trouver, à travers les pages du journal, des dizaines d'autres fautes aussi ahurissantes les unes que les autres. D'ailleurs, en page 4, revoilà le mot "commission" ayant perdu un "s" et retrouvé un "m" ("commision") entre la première et la quatrième page. Continuez, car lorsque vous aurez expérimenté toutes les façons imaginables d'écrire ce mot, ce voudra dire que vous serez au moins une fois tombés sur la bonne. Franchement, je trouve le tout un peu pathétique.
Au Québec, certains discourent d'un dépérissement de la langue française. Je n'y ai jamais vraiment cru, car pour moi notre langue ne fait qu'évoluer comme toute autre langue normalement constituée. Je me demande pourtant maintenant si j'ai vraiment raison. Je commence à croire que cet article aurait plutôt sa place section Société, puisqu'à travers notre journal étudiant semble réellement transparaître un problème sociétaire.
Il n'y a rien de compliqué à mettre un "s" à concours ou encore un "A" majuscule et un "h" à Afghanistan. Ce n'est nullement difficile de chercher dans le dictionnaire ou encore de réviser nos textes. Il est décevant de voir l'état du français dans l'Accent, encore plus étant donné le fait qu'il s'agit du journal des membres d'une institution de savoir et d'éducation. Notre langue est à mon sens l'une des plus belles langues sur Terre. Pourquoi la maltraiter ainsi par simple paresse?
Il faut prendre soin de notre langue. Si nous nous sommes tant battus pour la garder vivante au Québec, ce n'est pas pour la voir mourir de nos propres mains. Au nom de notre culture, faites un tout petit effort, c'est si simple!