Il y a plus d'un mois
Venise a écrit "Je devrais venir te voir même quand tu n'y es pas, il est si joli ton blogue ! Je m'y sens bien. Bien sûr que l'on va patienter et en Snoopy Joe à part ça !" à propos du billet Zzzzzz....


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samedi 24 janvier 2009 De l'autre côté de l'Atlantique
Jeudi soir. Je marche en revenant du boulot. Je vois l'herbe et la rue sans neige, les dalles sur lesquels je pose mes pieds. J'admire le sombre du ciel, les étoiles qui y sont fixées, comme des lucioles sur un plafond de miel de bleuet. Je sens l'odeur de l'air, je laisse le vent me frôler. Et lors de cette soirée pourtant sans nuage, l'éclair surgit : je suis en Europe! Et oui, vous avez bien compris. Je me suis vraiment rendu compte que j'étais en Europe que cette semaine. Le stress était tombé, le sourire revenu, les conditions réunies. Je suis à Lille, en France. Je suis en train de réaliser l'un de mes grands rêves, celui de vivre en Europe pour plusieurs mois!

Et donc, de l'autre coté de l'Atlantique, ma vie prends un sens nouveau, je change de mode de vie. Et pour changer de mode de vie, je change. Vous m'avez déjà vu danser? Et bien pauvre de vous, vous avez manqué quelque chose. Dimanche dernier, Tati et Sab réussissaient à m'amener au Baobab Café pour m'y faire danser la Salsa! Photo à l'appui, je vous jure. Bon, on ne peut pas dire que j'étais très bon - même si les filles vont dire le contraire pour me faire plaisir -, mais ce fut tout de même une belle soirée! Sinon, toujours dans le même ordre d'idée, celui du mode de vie, je n'ai jamais mangé autant de poisson. Les Européens, du moins les Français, mangent beaucoup plus de poisson que nous. Au restaurant universitaire - qui est maintenant ouvert le soir, hourra! -, il est apprêté à toutes les sauces : en pâté, en brochette, dans une sauce... et c'est bon, je dois l'avouer, moi qui ai toujours dit ne pas aimer le poisson. C'est la même chose pour le dessert. Bon dieu qu'ils font de bons desserts! Pâtisseries, mille-feuilles, pâtisseries, crêmes brulées, PÂTISSERIES, gâteaux, PÂTISSERIES (j'ai dit que j'aimais leurs pâtisseries?), pudding.... Rien à voir avec les desserts de notre cafétéria au cégep!

Côté stage (parce que c'est quand même pour ça que je suis ici, pas pour les pâtisseries!), la panique est tombée. Je comprends de mieux en mieux le projet qui est intéressant tant du point de vue informatique que scientifique. La semaine prochaine, je vais assister à une réunion entre les divers partenaires du projet, qui sera surement très enrichissante. Et je rencontrerai Valérie et Patrick pour parler plus en détail de ma prochaine tâche... dont je n'ose parler, car je suis tenu par le secret. C'est très sérieux la recherche!

Ce qui l'est un peu moins, mais qui est  tout aussi amusant, ce sont les découvertes que nous avons faites cette semaine. D'abord, après avoir écouté deux films français, je peux déjà affirmer que la rumeur voulant que ceux-ci soient mauvais est complètement fausse! Bienvenue chez les Ch'tis (voir bande-annonce ici) m'a fait connaître la région - car l'histoire concerne le Nord-Pas-de-Calais, exactement où je suis présentement - et rire, tout comme De l'autre côté du lit dont j'ai rapidement parlé ce matin (et qui m'a couté 8,50 euros! Dernière fois que nous allons à ce cinéma). Hasard ou non, on y retrouve le même acteur, Dany Boon. En dehors des films, nous avons aujourd'hui continué notre visite de Lille. Nous voulions aller voir la citadelle Vauban, mais elle n'est ouverte au public qu'à partir du mois de mai.  À la place, nous avons flâné dans les rayons de la plus grande librairie en Europe, le Furet du nord située sur la Grand' Place de Lille. Huit étages de bouquins, de DVD et de papeterie! Mais juste avant, nous avons fait un arrêt au Chat bleu, une chocolaterie magnifique qui existe depuis 1912 . Le chocolatier, très sympathique, nous a raconté qu'il avait déjà vécu au Québec pendant 6 mois et nous a offert une carte postale à l'effigie de sa boutique. Nous n'avons pu résister : nous avons acheté un chat bleu (nom du chocolat le plus bon au monde)!

Avant de terminer, je veux absolument  parler de Paul. Paul est beau. Paul sent bon. Paul est magique. Je l'aime. Paul est une pâtisserie et une boulangerie! (et oui je parle encore de pâtisseries, ce pourrait être le nom de ce billet!) Il est partout dans la ville. Sur la Grand' Place, dans les rues du Vieux Lille, au centre commercial V2, partout! Et chaque fois que je le vois, je dois résister à l'achat de ses pains et galettes chaudes. Mais je me suis promis, au moins une fois (ce sera plus d'une fois), il faut absolument que j'achète chez Paul. Message à Tatiana : c'est moi que Paul aime le plus!

Pour info, le weekend prochain, nous pensons aller nous promener en Belgique. Je publierai les photos, ne vous en faites pas! D'ici là, bonne semaine!

En photos
Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus.
(1) Lille la nuit!
(2) Moi qui ESSAIE de danser la salsa.
(3) La Chicorée, un café très fréquenté de Lille.
(4) La chocolaterie Le chat bleu. Miam!
(5) Le Furet du Nord, la plus grande librairie d'Europe!
(6) Paul, cette boulangerie-pâtisserie que j'aime tant! (et pourtant je n'ai encore goûté à rien. Simplement l'odeur...)

Un merci spécial à...

Au propriétaire du Chat bleu, qui a été très agréable avec nous! J'invite tout le monde à visiter sa boutique si jamais vous mettez les pieds à Lille!
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dimanche 18 janvier 2009 Première semaine
C'est dimanche. Déjà une semaine de passée, et je n'en reviens toujours pas d'être ici. Ce billet se voudra un bilan de la semaine, car j'ai eu peu de temps à mettre sur ce blogue depuis mon dernier message. Nous nous organisons toujours et nous adaptons à notre nouveau mode de vie.

D'abord, évènement important de la semaine, le début de mon stage, mercredi. Je dois dire que cela a donné lieu à beaucoup de stress et à une certaine panique. Il faut dire que je vais participer à un projet scientifique tout de même assez complexe et il m'a fallu du temps avant de bien comprendre l'essentiel. D'ailleurs, je n'ai pas encore terminé de lire les différents documents qui ont été mis à ma disposition, dont une thèse de plus de 200 pages. Il y a ça qui m'a fait paniquer, mais aussi le fait qu'on m'a demandé de faire quelque chose qui est complètement en dehors de mon domaine comme première tâche : installer un serveur Linux. Je suis programmeur, et je n'ai que des bases en ce qui a trait aux réseaux et à l'installation de machines, surtout Linux. J'ai d'ailleurs, lors de cette tâche,  fait face à un problème que je n'ai pu résoudre que vendredi soir, et avec l'aide de plusieurs autres. Néanmoins, je me console, car je n'étais pas le seul à ne pas comprendre d'où venait le problème.

Mais je dis tout cela, et je me rends compte que je n'ai pas vraiment donné de détails sur mon lieu de travail. Alors je me reprends! Le laboratoire de Physicochimie des Processus de Combustion et de l'Atmosphère de l'Université des Sciences et Technologies de Lille, plus communément appelé le PC2A, fait des recherches sur la combustion, la physicochimie de l'atmosphère, les mécanismes des polluants, l'optique, le laser et l'environnement. Plusieurs projets sur ces thèmes sont en cours simultanément, exécutés par près d'une cinquantaine d'employés, de chercheurs et d'étudiants dont deux équipes de recherches. Le projet auquel je participe est le projet CERPA (Cartographie de l'Exposition aux Risques des Populations aux Aérosols). L'idée derrière cet acronyme est de cartographier la pollution atmosphérique sur la région du Nord-Pas-de-Calais afin de mieux évaluer l'impact sanitaire de l'exposition des populations aux particules atmosphériques. Le bâtiment C11 où se déroule mon stage est situé en plein cœur du campus universitaire. Je partage ma salle de travail, qui est un ancien laboratoire transformé en bureau, avec quatre étudiants en master et en doctorat. L'ambiance du lieu de travail est calme et les horaires sont plutôt flexibles : je dois arriver aux alentours de 9h30, j'ai droit à 1h30 de dîner et je peux partir lorsque je le désir, normalement à partir de 17h00. Les gens en général sont très sympathiques et toujours prêts à répondre à mes questions.

Changeons complètement de sujet pour faire un melting pot de divers trucs concernant la vie à Lille.

Météo
. La température a varié cette semaine entre -5° C et 10° C... on se croirait au printemps! Aussi, j'ai appris que Lille avait un point commun avec Londres : il y pleut souvent. Et je ne m'en plains pas, puisque vous savez que j'adore la pluie!

Heures d'ouverture des magasins. La règle est simple : la plupart des commerces et des services sont fermés à temps plein. Oui, je sais, j'exagère! Mais je ne compte plus les fois où je me suis cogné le nez à une porte barrée. Tout ou pratiquement tout est fermé de midi à 13h30-14h00 et presque rien n'est ouvert le dimanche. La poste ferme à midi le samedi. Certains services sont même fermés tout le weekend. Résultat : on doit inventer du temps pour faire des trucs importants mais pourtant si simples comme aller faire notre demande de carte de transport ou poster un livre.

Alimentation. (pourquoi j'ai l'impression d'énoncer des titres de rubriques de magazines féminins?) Première observation, le pain est ici considéré comme un besoin vital au même titre que l'eau. Jamais vous ne verrez un repas français sans pain. Enfin moi ça ne m'est toujours pas arrivé. Et je proclame aussi au monde que le pain américain est complètement dégueulasse si on le compare avec le pain français! Je n'ai jamais mangé d'aussi bon pain! Deuxième observation, je n'aime pas le fromage. Depuis mon arrivée, je n'ai pas trouvé un seul fromage que j'apprécie ici. Oublions tout de suite le fromage en crotte ou encore le bon vieux Coaticook. Soit ils puent, soit ils goûtent le beurre. Et je ne considère pas manquer de respect aux fromages français en disant cela. Je renouvelle simplement mon observation du fait que je n'aime pas les fromages "fancy". C'était vrai au Québec, et ça l'est toujours en France. Le problème, c'est qu'ici, il n'y a que ça. Troisième observation, ce qu'on mange ici est généralement très bon. On peut retrouver certaines choses qu'il y a aussi au Québec, mais nommées différemment (soupe de poule plutôt que soupe poulet et nouilles) et on découvre de nouveaux plats, comme la carbonnade - dont je vous ai déjà parlé -, divers desserts, le mouton ou encore la pizza française (toute mince et souvent sans pepperoni).

La sainte paix. Il semble qu'il soit aussi impossible d'avoir la sainte paix ici qu'au Québec : je vous annonce que les témoins de Jéhovah existent partout dans le monde. Saviez-vous que, selon nos choix, nous pouvons passer notre vie éternelle au paradis ou en enfer? Si vous ne le saviez pas et bien ne vous en faites pas, des gens sont toujours disponibles pour venir vous l'expliquer pendant une demi-heure dans votre cadre de porte.

Sinon, cette semaine fût l'hôte de plusieurs autres découvertes et surprises. Déjà, concernant la douche qui s'est mise mystérieusement à projeter de l'eau chaude! Pas tiède, chaude! Et même brûlante! En contrepartie - parce qu'on ne peut pas tout avoir dans la vie -, nous avons dû nous exiler pour faire notre lavage, car la laverie des résidences était fermée. Cause : toutes les machines sont en panne. Autre chose, alors que le restaurant universitaire devrait normalement être ouvert midi et soir, il était fermé tous les soirs cette semaine à cause d'un manque de personnel. Il a donc fallu improviser un peu avec les provisions que nous avions.

Finalement, nos soirées du vendredi et samedi soir furent plutôt intéressantes. Vendredi nous avons marché désespérément à la recherche d'un endroit où danser. N'ayant pas trouvé, cela explique pourquoi je parle de soirée intéressante, haha. Nous avons quand même découvert Lille de nuit et avons mangé une crème glacée en plein mois de janvier. Samedi, c'était pizza-time, puis ensuite movie-time. Nous avons écouté un film que Tatiana avait apporté avec elle : Un bon cru, film se passant en grande partie dans le sud de la France. Je n'ai jamais aussi rit qu'hier soir, et ce à cause d'une seule réplique du film. Moi et Tatiana n'étions littéralement plus capables de respirer!

Bon, je pense que j'en ai assez dit non? Mon prochain billet, qui ne saurait tarder, sera un début de lexique franco-québécois. Préparez-vous à rigoler!

En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Les résidences E. Galois, Galois, Galoiiiissss! (à lire comme si c'était les résidences soleils) Là où on habite.
(2) Le musée des Beaux-Arts de Lille.
(3) Tatiana qui, après un moment de panique, essaie de nous faire croire qu'elle a trouvé un nouveau truc pour ne pas perdre sa clé : la laisser dans la serrure!
(4) Fontaine, place de la république.
(5) Une photo chef-d'oeuvre prise par Tatiana! Mais c'est avec mon appareil photo, donc c'est moi qui ait tout le mérite n'est-ce pas? ;P
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lundi 12 janvier 2009 Deux faits, deux différences
En France, les sacs en plastique sont interdits depuis deux ans. J'étais très heureux de l'apprendre, d'autant plus que ça fonctionne très bien, alors le Québec devrait suivre la voie toute tracée!

Aussi, le lait est très différent. Il y en a trois types : écrémé, demi-écrémé, entier. Valérie m'a dit qu'il s'agissait de 0%, 50% et 100% de matière grasse. Le lait entier équivaut donc à du lait de ferme québécois. Le goût est très prononcé et si on le fait cuire, une couche de crème se dépose sur le dessus.
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lundi 12 janvier 2009 Ma chambre en photos

 
   

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dimanche 11 janvier 2009 De Paris à Lille
Depuis que j'ai ma chambre, je n'ai pas eu le temps d'écrire encore - en plus, nous n'avons toujours pas Internet, il va falloir attendre à lundi. C'est que, entre notre départ de Paris et aujourd'hui, beaucoup de choses se sont passées. D'abord, je dois absolument vous citer la première expression française que j'ai entendue. « Tu me ponces et je roule. » Je précise qu'elle provenait d'un adolescent. J'avais beaucoup de mal à ne pas lui rire à la figure. Sans vouloir être méchant, c'est seulement que c'était tellement drôle! En fait, j'ai l'impression que c'est le tendant français de « prends moi pas pour une valise ». Avouons que c'est bien trouvé tout de même! Maintenant, revenons à mes péripéties du samedi – ou plutôt arrivons s'y, puisque je n'ai toujours pas commencé. Avant de quitter la ville lumière, nous avons fait un tour de la ville en car avec arrêt à la tour Eiffel (évidemment). Puis nous avons fait nos adieux à notre guide qui nous a déposé à la Gare du Nord, car nous prenions un TGV vers Lille, dans lequel nous avons pu admirer les champs glacés, presque comme si nous étions au Québec.

À Lille, nous avons été accueillis comme des rois et des reines par Valérie, une des responsables françaises de nos stages avec qui, en plus, je travaillerai à l'IUT. Et quand je dis royalement, c'est royalement! Elle a donné plusieurs heures de son samedi pour, d'abord, nous amener à notre résidence pour que l'on s'y installe, puis en nous amenant dans un centre commercial et en nous aidant à trouver le nécessaire à la vie en chambre : vaisselle, draps, nourriture de base, etc. Nous étions plus particulièrement au magasin Auchan - ressemble à un Wal-Mart où des crieurs seraient positionnés à des endroits stratégiques pour proclamer les promotions et les rabais – en plein solde des fêtes. Vraiment, j'étais surpris par la bonté de Valérie et par sa bonne humeur. Je l'ai trouvé fort sympathique et je sens que je n'aurai aucun mal à travailler avec elle.

Nous avons passé notre premier soir à la Grand' Place de Lille, à la sortie de la Gare Lille Flandres. Après un rapide tour des rues illuminées et franchement splendides qui nous a fait dire, à moi et Tatiana, « j'en reviens pas d'être ici », nous sommes allés souper… euh dîner (faut encore que je m‘adapte à leurs termes!). Il faut dire que nous étions pressés, car il faisait un peu frisquet et il était déjà 20h00. Nous dinions à l'heure des Français quoi! Je pris une carbonnade flamande, car Valérie m'en avait parlé comme d'un plat typique de la région – il faut dire que nous sommes très près de la Belgique. Il s'agit d'un plat de bœuf dans une sauce contenant entre autre des oignons souvent accompagné de frites. C'était très bon, mais un peu cher!

De retour à la résidence, je me suis couché. Alors que le décalage horaire ne m'avait pas du tout affecté la première nuit, il a fait son effet cette nuit là. Bon, il faut dire que l'un de mes voisins a écouté son bruit jusqu'à minuit. Celui là, s'il fait ça fréquemment, il va entendre parler de moi!

Dimanche matin, premier essai des douches. Pas d'eau chaude! Est-ce que c'est la douche, l'heure, je ne sais pas! Mais c'est la pire torture jamais imaginée : pour avoir dix secondes d'eau glacée, il faut soi-même peser sur un bouton. C'est dire qu'il faut soi-même décider consciemment plusieurs fois de suite de se faire descendre dessus une quantité astronomique d'eau dangereusement froide. Faut vraiment vouloir prendre sa douche!

Suite à cette expérience frigorifiante, nous sommes allés, moi, Sabrina et Tatiana, visiter à nouveau les rues de Lille. Cette fois nous avons toutefois ajouté à l'aventure celle d'une visite en hauteur : la grande roue! Et oui, pour le temps des fêtes, une grande roue avait été installée pour les visiteurs. Elle nous a permis de voir Lille de haut, un moment franchement magique. Une fois redescendus des cieux, nous sommes retournés à Villeneuve d'Ascq, sans oublier de faire un arrêt au centre commercial pour s'approvisionner en nourriture pour la semaine et la soirée. Nous avons dîné (souper) tous les trois ensemble – poulet cuit et tomates assaisonnées de ciboulette, gracieuseté de Tatiana.

Maintenant, je reviens d'une autre douche (je n'aurai pas le temps demain, je dois rencontrer Valérie à 9h30), tiède celle-là! Vous ne pouvez vous imaginer à quel point j'étais content de savoir que je n'allais pas avoir à souffrir le martyr à chaque fois que je veux me laver. Je vais pouvoir dormir en paix… et c'est ce que je vais faire à l'instant.

Bonne nuit!


En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Sabrina, Tatiana et moi devant la tour Eiffel.
(2) La Grand' Place de Lille.
(3) Rue de Lille.
(4) La grande roue!
(5) Lille vue de haut. Mais il fait froid!
(6) Le troupe au centre commercial.
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vendredi 09 janvier 2009 Atterrissage sur Paris
Il est 20h00. Ici. Quatorze pour ma tête encore québécoise. Les tramways passent devant la fenêtre de ma chambre d'hôtel à Paris. Je n'ai aucune envie de dormir, contrairement aux autres.

Le départ s'est bien déroulé. Comme toujours, un lot de stress pour pas grand-chose. Je suis arrivé dès 14h00 à l'aéroport, trop tôt pour mon vol de 19h35, mais au moins, pas en retard. Nous sommes tout de même arrivés juste à la porte d'embarquement, à cause des délais lors du passage à la vérification des bagages. Il y avait une file énorme. Le vol s'est déroulé sans anicroche et à 8h30 heure locale nous étions en sol européen. Il faisait -7°C, et les parisiens avaient froids. Je trouvais plutôt que le temps était doux et bon. Mais la mince couche de neige sur Paris me surpris tout de même.

Alors que nous pensions être les trois seuls accueillis par l'OFQJ, nous nous sommes en fait retrouvés avec une vingtaine d'autres étudiants ou stagiaires québécois dans un autobus voyageur. Ou plutôt un car, si je commence dès maintenant à m'habituer au langage du pays.  Arrivé à l'hôtel, nous avons fait connaissance, et les chambres ont été attribuées. Il fallait former des équipes de deux, mais puisque nous étions un nombre impair et qu'il semblait logique que Sabrina et Tatiana soient ensemble, je me suis retrouvé seul. Une bonne chose et une mauvaise à la fois, parce que pour se faire des amis là-bas, il faut commencer quelque part. Nous avons d'ailleurs rencontré deux autres personnes qui s'en vont à Lille pour étudier.

Puis nous avons marché dans Paris, accompagné de Guillaume, notre guide. Des rues typiquement parisiennes, mais aussi l'arène de Lutèce – là où Paris serait née – , le panthéon, Notre-Dame-De-Paris,  la maison de Victor Hugo… Revoir certains monuments et certains endroits m'a fait chaud au cœur et m'a rappelé de bons souvenirs. Je me suis souvenu à quel point j'aime Paris, et du coup j'ai eu très hâte de découvrir Lille. Nous avons terminé le tout dans une crêperie, où j'ai mangé une délicieuse crêpe au chocolat.

Ce matin, l'excitation n'y était pas. Ce soir, je peux dire qu'elle est revenue, même si je crois qu'une bonne nuit de sommeil s'impose pour la revigorer à fond. En espérant que le décalage horaire ne se fasse pas trop sentir. Demain, nous visiterons à nouveau Paris, puis, à 13h00, moi, Tatiana et Sabrina prendrons le train pour Lille. Valérie Nollet, que j'ai réussi à contacter, viendra aimablement nous accueillir à la gare de Lille. Je suis impatient de la rencontrer et de voir ma chambre.

En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Notre guide qui nous raconte l'histoire de l'arène de Lutèce et qui se prépare mentalement à englacer Sabrina avec une boule de neige.
(2) Toute la grandeur de Notre-Dame-De-Paris.
(3) Sabrina, Tatiana et moi devant Notre-Dame-De-Paris.
(4) Place des Vosges.
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mardi 16 décembre 2008 Seule face à l'injustice
Quelle n'était pas ma surprise lorsque, la semaine dernière, je recevais un courriel de la part d'une étudiante française me demandant son aide. Surpris, mais surtout désarçonné par l'ampleur de l'injustice qui lui est faite, j'ai tout de suite accepté sa demande de parler d'elle et de son problème sur mon blogue. Je vous explique la situation.

Étudiante X (nom qu'ont d'ailleurs dû lui donner toutes les personnes qui l'ont ignoré, mais que j'utilise puisque je ne connais pas son véritable nom) est étudiante en 3ème année de Licence Information et Communication à l'université. Malheureusement, depuis octobre 2007, elle rencontre des problèmes de santé qui l'empêchent de se déplacer. Ne voulant pas abandonner ses études (on la comprend), elle désire trouver une attente avec son université afin qu'elle puisse suivre ses cours à distance. Et c'est là que ça se corse.

Il suffit de lire son blogue (http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com) pour se rendre compte des efforts titanesques que cette étudiante à fait jusqu'à maintenant pour obtenir de l'aide afin de pouvoir continuer ses études, et ce pourtant sans résultat concret. Elle dit « lorsque l'on est malade on a ni le droit ni le choix d'étudier ce que l'on veut, et ceci demeure pour moi quelque chose d'illégitime et d'inconsidérable dans un pays censé être le berceau des droits de l'Homme.». C'est effectivement inacceptable. Aucun cour par correspondance dans son domaine n'est offert. Elle a fait appel à des dizaines de services différents (service de sa faculté spécialisé dans des cas semblables aux siens, Médecine Préventive, syndicat d'étudiants, avocat, médiateur académique) et contacter plusieurs personnes, de ses professeurs jusqu'au président de la République.La majorité de ces personnes l'ont ignoré (et c'est ce qui est le plus dégoûtant!) et une minorité seulement a voulu l'aider, sans y arriver. « J'aurais simplement souhaité qu'on réponde au moins à mes courriers, mais on m'a donné l'impression que j'étais la seule responsable de ma situation; que personne ne se sentait concerné et que j'étais une recluse à présent! Bien pire que le sentiment de se sentir seule et incomprise, grandissait en moi un sentiment d'injustice et d'incapacité voulue.» À un moment, elle était pratiquement devenue sa propre avocate en cherchant elle-même dans les textes de lois et les chartes de droits des outils qui pourraient l'aider!

Au bout de quelques temps, elle reçoit un bulletin de note. Je me permet encore une fois de la citer : « le plus étonnant c'est qu'en face de chacun de mes cours, il y a de stipulé : "absence injustifiée"; pire que de l'absurdité, ou de la bêtise, il s'agit pour moi d'une preuve supplémentaire montrant l'incapacité et le manque de discernement d'une part de la médecine préventive qui a reçu tous mes certificats médicaux et d'autre part de mon Ufr qui bien qu'au courant de mon état depuis le 23 octobre semble être totalement je m'en foutiste.».

Aujourd'hui, elle en est à attendre des nouvelles de sa demande au Tribunal de Grande Instance. Sa situation me semble totalement irréaliste. Est-ce qu'ici, au Québec, une telle injustice serait possible? En France oui? Pourquoi? Cette étudiante n'a pas à cesser ses études pour cause de problèmes de santé. Elle veut continuer, et c'est tout à son honneur. Je dis : laissez-la étudier!

Pour ceux qui seraient intéressés à en savoir plus ou, encore mieux, à raconter son histoire sur leur blogue, voici à nouveau l'adresse de son blogue : http://etudie-et-tais-toi.skyrock.com.

J'espère que ce billet pourra l'aider un peu!
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mardi 14 août 2007 Jours 18 et 19 - Derniers jours à Paris
Les deux derniers jours furent époustouflants et m'enlevèrent complètement le goût de retrouver au Canada. Ce soir, je serais prêt à rester encore une semaine! 

La première journée, après le réveil et un petit-déjeuner de pains, beurre et chocolat chaud, nous sommes allés visiter Paris. Je vous propose de découvrir cette journée en photos:

   
  

Dans l'ordre de présentation :

(1)Le musée du Louvre, avec ses pyramides de verres impressionnantes.

(2)L'imposant panthéon où reposent des personnes importantes à la France. « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. »

(3)Notre-Dame-De-Paris, où nous sommes entrés pour admirer la formidable architecture et les tableaux de cette cathédrale.

(4)La place de la Concorde avec son obélisque égyptien, l'obélisque de Louxor.

(5)La place de la Bastille et son monument commémoratif de la révolution.

Le Quartier latin où nombre de librairies et d'éditeurs on prit place, dont une librairie Canadienne.

L'énorme et majestueux hôtel de ville, témoin d'un autre temps.

Nous avons également vu la Conciergerie, le jardin des tuileries et le Palais Royal. Tous ces endroits sont des lieux que nous avons observés sans y entrer, puisque cela nous aurait coûté une fortune. Méli avait raison.

(6)Le soir, nous sommes allés voir la tour Eiffel. Je ne croyais pas trouver cela extraordinaire : pour moi, la tour a toujours été un amas de fer. Mais je dois avouer que, à 10h00 du soir, lorsqu'elle a commencé à scintillé, j'ai ouvert grand les yeux et profité du beau moment que ce monument de lumière nous proposait. Ce fut d'ailleurs notre plus belle soirée à Paris.

Puis le lendemain, même petit-déjeuner. Cette fois, nous allons à Versailles. Je meurs d'impatience car c'est un endroit que je rêve de visiter depuis des années. Le château et son domaine sont magnifiques et énormes, mais ce n'est pas selon moi le plus beau château de France – Élise serait d'accord avec moi. Par contre, d'un point de vue historique, j'ai été totalement satisfaits et mes attentes ont été plus que comblés : en plus de visiter les différentes salles du château où Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, le dauphin ou encore Marie-Antoinette ont posé les pieds – c'est-à-dire leurs appartements, la galerie des glaces, leurs bureaux, la salle des ministres, etc., des salles beaucoup plus étonnantes que l'extérieur du château -  un audio-guide nous soufflait à l'oreille l'histoire de ces pièces et de leurs occupants. J'ai été particulièrement intéressé par la période du règne de Louis XVI et de la révolution, car je connaissais déjà certains détails, ayant lu plusieurs livres sur Marie-Antoinette et ayant écouté plusieurs documentaires sur cette période.

Le soir, nous avons fait une tentative ratée de sortie dans une rue où les boutiques sont abondantes, sous la pluie. Toutes les boutiques était fermés, seul restait les restaurants.

Et maintenant, de retour à l'auberge, je m'apprête à dormir ma dernière nuit en Europe. Je regarde la tour Eiffel scintiller une dernière fois et je m'endors.

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dimanche 12 août 2007 Jour 17 - Paris, premier jour
Paris. À nouveau. De la fenêtre de notre auberge de jeunesse, la même qu'au début à Clichy, nous pouvons apercevoir un bout de la tour Eiffel. Aujourd'hui, après être arrivé à Paris vers 6h00 du matin, avoir mangé un croissant de chez Paul et s'être rendu à l'auberge, nous avons visité quelques secteurs du centre-ville : les champs Élysées, la place Charles-de-Gaulle avec son arc de triomphe et son rond-point étoilé puis le secteur Montmartre avec son cimetière impressionnant et sa basilique Sacré-Cœur. C'était bien, mais je crois que nous étions trop fatigué pour réellement apprécié et comprendre que nous étions en France.

 Méli vient de me dire quelque chose à propos de la ville lumière : pour réellement sentir la ville et les différences européennes, il faut de l'argent. Pour véritablement visiter ce qui vaut la peine à Paris, il faut encore de l'argent. Si on voulait vraiment se mettre dans l'ambiance Parisienne, il faudrait admirer les œuvres du Louvre, monter la tour Eiffel, dîner dans les restaurants et les cafés, etc. Je suis d'accord. C'est comme ça à Paris. C'est tout le contraire de l'Espagne et des plus petites villes de France : un pèlerinage comme le notre, nécessitant le strict minimum, était la seul manière de vivre le pays.

Et donc voilà, je n'écris déjà plus car je suis fatigué, je n'ai pas réussi à dormir beaucoup dans le train. J'en dirai plus sur Paris dans les jours à venir.










En photos

Dans l'ordre de présentation :
(1) L'arc de triomphe.
(2) Vue depuis le haut de l'arc de triomphe.
(3) Le moulin rouge dans le quartier Montmartre.
(4) La basilique du Sacré-Coeur.

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dimanche 29 juillet 2007 Jour 3 - De Paris à Saint-Jean-Pied-De-Port
Nous sommes maintenant dans le train, un TGV, qui nous mènera à Bayonne, là où nous prendrons un autre train pour se rendre à Saint-Jean-Pied-De-Port. Nous découvrons la France : champs jaune-blé à perte de vu, boisés de feuillus, maisons et églises d'un patrimoine qui fait, pour les Français, parti de la vie de tous les jours. Un patrimoine beaucoup plus vieux et significatif que le nôtre.

Ma frousse d'hier disparait à mesure que nous nous éloignons de Paris. Il faut dire qu'elle se mêlait à une toute autre émotion : je n'ennuyais de mon monde. Maladie du voyageur quasi-solitaire qui part pour une première fois. Heureusement que Méli est là. Quoiqu'elle dort beaucoup. Nous n'avons pas vraiment dormi la nuit passée, alors c'est normal. Je crois qu'elle a encore plus de misère avec le décalage horaire que moi.

Angoulême. Bordeaux. Dax. Bayonne.

Saint-Jean-Pied-De-Port. Enfin la ville promise! Et quelle ville! Exactement comme j'imaginais un village français : toiture de dallage rouge, murs beiges, volets, enceintes et murs de pierre, portes en bois massif. Comme un vieux Québec français, mais porté au niveau de la ville toute entière.

À la descente du train, il nous a été facile de trouver l'accueil des pèlerins, qui nous a guidé vers une auberge, ou plutôt un refuge de pèlerin : Le chemin de l'Étoile. Sympathique endroit, je dirais même magique. Des planchers de bois qui craquent, des escaliers ouverts sur le rez-de-chaussée qui monte en tournant autour des étages. On y a retrouvé d'ailleurs, dans le même dortoir que nous, un groupe de polonais que nous avions aidé pour trouver l'accueil. L'une de ses membres, parlant un peu le français, nous a présentés aux autres pèlerins de son groupe. Malheureusement, il est difficile d'imaginer une relation plus forte avec ces polonais, car la barrière des langues est dure à détruire.

Une fois installé à l'Étoile, nous sommes allés marcher dans les rues anciennes de la ville. Nous avons mangé dans un petit restaurant, moi une salade-repas délicieuse, Méli un sandwich pain baguette. Puis j'ai acheté mon bâton de pèlerin ainsi qu'un roman, Les Coloriés, car j'ai l'impression que nous aurons du temps à tuer une fois chaque étape de marche complétée. L'expérience du premier lavage et séchage manuel a été rigolote, n'étant pas habitué à une telle pratique. Mais pas le choix, car nous n'avons apporté que 2 chandails chacun, dont un que nous portons présentement.

Maintenant, il est 9h30 du soir et nous nous apprêtons à nous coucher, car demain sera probablement la plus exigeante de toutes les étapes du chemin : nous devons traverser les Pyrénées. 27 km en 8 heures. En montant 1300 mètres. Donc au lit!

P.S. : Je me souviendrai toujours de Saint-Jean-Pied-De-Port comme d'une des plus belles villes de France, peu importe si c'est exact ou non ou si j'en vois effectivement de plus belles.

Avec du recul

Les polonais dont je parle se sont arrêtés dans les mêmes auberges que nous pendant le tier du chemin. Nous avons donc noué un lien plus fort avec eux. Ils ont d'ailleurs été très généreux en tentant d'aider Méli lorsqu'elle a eu des problèmes avec ses genoux, plus tard dans le chemin.

Le Chemin de l'Étoile, l'auberge dont j'ai parlé, est un endroit très chaleureux. Les dortoirs sont petits, les hôtes accueillants et toujours prêt à aider. Il y avait cuisine, petit-déjeuner, douches, endroits pour laver le linge et sèche-linges. Je recommande ce refuge à tous les pèlerins.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) À bord du TGV, je prends une photo de ce que je découvre par la fenêtre.
(2) Une rue à St-Jean-Pied-De-Port.
(3) Sur un pont de pierre à St-Jean-Pied-De-Port.

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samedi 28 juillet 2007 Jours 1 et 2 - Fatigue et stress
Une architecture nouvelle, un son nouveau, une odeur nouvelle. Des gens qui ramènent du marché une baguette de pain, comme dans les films. Des dalles. Un ciel gris. C'est ce que je vois lorsque je regarde par la fenêtre de notre auberge de jeunesse. Mais ce qui m'effraie, c'est de ne pas savourer ces détails. La journée du départ a pourtant été parfaite : paranoïa face à un retard de notre part à l'aéroport, mais surtout excitation. Et c'étais excitant jusqu'à ce que Paris nous dévoile ses tourments. C'était vraiment bien lorsque j'ai pris ma mère dans mes bras pour lui dire au revoir, ce l'était sur la route vers l'aérogare et ce l'était durant tout le vol, qui s'est très bien passé. C'était aussi magique de posé un pied en terre inconnue, à des kilomètres et des kilomètres de mon pays. Mais la suite… je ne sais pas comment l'expliquer, m'a complètement démoralisée. Métro, train, billets, sens, tous des facteurs de stress. Et c'était affreux de se faire dire que de prendre le train pour notre ville de départ, Saint-Jean-Pied-De-Port, allait nous coûter près de 100€. Alors j'ai vu que Paris était autant une ville de vitesse et de stress, qu'elle peut être une ville somptueuse. Nous n'avons rien eu le temps de voir de cette ville, parce que notre seule préoccupation était de se rendre à destination.

Je ne sais pas si c'est la fatigue ou justement, le stress, mais j'ai ce sentiment étrange dans la gorge qui, alors que je regarderais par la fenêtre ces choses que j'ai décrite, m'a fait me demander ce que je faisais à Paris. Et j'ai peur que ce sentiment me suive durant tout le voyage. Méli me dit avoir la même boule dans la gorge. Je savais pourtant que ce serait dur, physiquement, mais aussi mentalement. Je ne regrette pas du tout de m'être embarqué dans cette histoire, parce que je pense toujours que ce sera quelque chose d'important dans ma vie, une étape. Je suis prêt à continuer.

Ce n'était que la première journée (ou plutôt les deux premières), il reste encore 3 semaines à vivre. Je suis certain que Paris ne m'a pas encore dévoilé ses plus beaux atouts. Cette nuit sera ma première nuit européenne. J'espère qu'elle saura remettre les choses en ordre.

Avec du recul

Je me souviens très bien notre arrivée à Paris. Nous étions fatigués, nous n'avions pas beaucoup dormi dans l'avion. Méli avait un peu mal au cœur. Nous n'étions pas du tout motivé à chercher parmi les dédalles du transport parisien une façon de nous rendre à la gare Montparnasse, puis à notre auberge. C'est majoritairement la fatigue, puis le stress, qui on fait de cette journée ce qu'elle a été. Paris ne nous avait alors pas du tout impressionnée. Le sentiment que je décris ne nous poursuivi pas les jours suivants.

En photo

Dans l'ordre de présentation :
(1) Une photo de Paris, prise à l'extérieur de la gare Montparnasse.
(2) Notre chambre à l'auberge de Jeunesse de Clichy, Paris.

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jeudi 17 mai 2007 Les bases de l'humanité selon Sarkozy NicolasSarkozy.jpg Je ne pensais sincèrement pas m'étendre sur le sujet de M.Sarkozy, nouveau président de France, mais hier soir, lorsque je l'ai entendu dire ce qu'était les « fondements de la dignité humaine» selon lui, je n'ai pas pût en faire autrement. Il a dit, et je cite : "[Je veux] réabiliter les valeurs du travail, de l'effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine." Le respect, je veux bien, mais franchement, si les bases de la dignité humaine aujourd'hui sont, au plus profond d'elles-mêmes, liés au travail, tirez moi une balle dans la tête.
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