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Lucie a écrit "Ça donne le goût d'y aller et d'y croire, c'est vrai." à propos du billet Printemps en automne.


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jeudi 11 novembre 2010 Quand le mariage gay était un rite chrétien
Il y a quelques mois, j'avais lu un article fort intéressant concernant le mariage homosexuel et la religion catholique. Malheureusement, le texte en question étant en anglais, je n'avais pas publié de lien sur mon blogue pour vous en faire part. On y apprenait entre autre que l'homosexualité n'a pas toujours été punie par l'Église. Mais aujourd'hui, et bien j'ai traduit l'article pour vous! Je trouvais vraiment trop dommage de ne pas pouvoir partager avec ceux de vous qui ne pouvaient le lire dans sa langue originale. Voici donc ma traduction. J'ai hâte d'avoir vos réflexions et commentaires sur le sujet!
 
 
Traduction
Un musée d'art à Kiev contient une curieuse icône provenant du monastère de Sainte-Catherine sur le mont Sinaï en Israël. Elle montre deux saints chrétiens en robe. On retrouve entre eux le traditionnel « pronubus » romain, surplombant un mariage. Le pronubus est le Christ. Le couple marié est composé de deux hommes.

Cette icône suggère-t-elle un « mariage » homosexuel sanctifié par le Christ lui-même? L'idée semble choquante. Mais la réponse complète provient d'autres sources chrétiennes anciennes en lien avec les deux hommes figurant dans l'icône, Saint-Sergius et Saint-Bacchus, deux soldats romains qui furent  martyrs chrétiens. Ces deux officiers de l'armée romaine provoquèrent la colère de l'empereur Maximien lorsqu'ils furent exposés en tant que « chrétiens cachés » en refusant d'entrer dans un temple païen. Ils furent tous deux envoyés en Syrie vers l'an 303 ap. J.-C où Bacchus serait mort par flagellation. Serge survécu à la torture, mais fut plus tard décapité. La légende dit que Bacchus serait apparu en tant qu'ange à la mort de Serge, en lui disant d'être courageux, car ils seraient bientôt réunis dans le ciel.

Bien que l'appariement des saints, en particulier aux temps de l'Église chrétienne primitive, n'était pas rare, l'association de ces deux hommes était considérée comme particulièrement intime. Severus, le patriarche d'Antioche (512 à 518 ap. J.-C) expliquait que, « nous ne devrions pas séparer dans le discours ces hommes [Serge et Bacchus] qui étaient réunis dans la vie". Ceci n'est pas un simple cas d'"adelphopoiia" (relation spirituelle entre deux personnes célébrée par un rituel religieux). À la fin du 10ème siècle, Saint-Sergius est ouvertement reconnu par la célébration comme le «compagnon doux et amoureux" de Saint-Bacchus. L'étroite relation de Serge et Bacchus a conduit plusieurs savants modernes à croire qu'ils étaient amants. Mais la preuve la plus convaincante soutenant cette thèse est que le plus ancien texte de leur martyrologe, écrit en grec du Nouveau Testament, les décrit comme "erastai," ou "amoureux". En d'autres termes, ils étaient un couple homosexuel masculin. Leur orientation et relation étaient non seulement reconnues, elles étaient pleinement acceptées et célébrées par l'Église chrétienne primitive, qui était beaucoup plus tolérante qu'aujourd'hui.

Contrairement au mythe, le concept chrétien du mariage n'est pas demeuré figé depuis l'époque du Christ, mais a constamment évolué en tant que concept et rituel.

Le professeur John Boswell, le dernier président du département d'histoire de l'Université de Yale, a découvert dans les documents anciens de l'église chrétienne qu'en plus des mentions concernant les cérémonies de mariage hétérosexuel, il y avait aussi des mentions de cérémonies appelées l' « Office de l'union de deux personnes du même sexe » (10e siècle et 11e), et l'«Ordre pour unir deux hommes » (11ème et 12ème siècle).

Ces rites de l'Église avaient tous les symboles d'un mariage hétérosexuel : l'ensemble de la communauté se réunissait dans une église, une bénédiction du couple devant l'autel était réalisée avec leur main droite jointes, les vœux sacrés étaient échangés, un prêtre officiait la prise de l'Eucharistie et une fête était célébrée par la suite. Ces éléments apparaissent tous dans les illustrations contemporaines de la sainte union de l'empereur-guerrier byzantin, Basile le premier (867-886 ap. J.-C) et de son compagnon John.

De telles unions entre deux personnes du même sexe eurent également lieu en Irlande à la fin du 12ème siècle et au début du 13ème, comme l'écrit le chroniqueur Gerald of Wales (« Geraldus Cambrensis »).

L'Europe pré-moderne fournit beaucoup de détails sur certaines cérémonies de mariages homosexuels mentionnées dans les documents liturgiques de l'Église ancienne. Un rite grec du 13ème siècle, l'« ordre solennel pour les unions de même sexe », évoque Saint-Serge et Saint-Bacchus, et demande à Dieu d'« accorder à ceux-ci, ses serviteurs [N et N], la grâce de s'aimer l'un et l'autre et de demeurer sans haine et ne pas être la cause de scandales tous les jours de leur vie, avec l'aide de la Sainte Mère de Dieu, et de tous ses saints ». La cérémonie se conclue par : « Qu'ils embrassent le saint Évangile et qu'ils s'embrassent l'un l'autre, et cela sera conclu.".

Un autre « Office de l'union de deux personnes du même sexe » serbe slave du 14ème siècle unissant deux hommes ou deux femmes voyait le couple mettre la main droite sur l'Évangile tout en ayant un crucifix dans la main gauche. Après avoir embrassé l'Évangile, le couple devait ensuite s'embrasser, après quoi le prêtre, ayant célébré l'Eucharistie, leur donnait tous les deux la communion.

Des récits d'union de même sexe ont été découverts dans des archives telles que celles trouvées au Vatican, à Saint-Pétersbourg, à Paris, à Istanbul et au Sinaï, couvrant des milliers d'années allant du 8ème au 18ème siècle.

Le missionnaire et prieur dominicain Jacques Goar (1601-1653) inclut de telles cérémonies dans une collection imprimée de livres de prière grecques orthodoxes, "Euchologion Sive Rituale Graecorum Complectens Ritus Et Ordines Divinae Liturgiae " (Paris, 1667).

Bien que l'homosexualité était techniquement illégale à la fin de l'époque romaine, les écrits homophobes ne sont pas apparus en Europe occidentale avant la fin du 14ème siècle. Même alors, des unions de même sexe consacrées par l'église continuaient d'avoir lieu.

À Saint-Jean de Latran à Rome (traditionnellement l'église paroissiale du pape) en 1578, pas moins de treize couples de même sexe furent liés lors d'une grand-messe et avec la collaboration du clergé, "en célébrant ensemble la communion, en utilisant les mêmes écritures nuptiales, après quoi ils dormirent et mangèrent ensemble", selon un rapport contemporain. Une autre union de femme à femme est enregistrée en Dalmatie au 18ème  siècle.

L'étude académique du professeur Boswell est si bien documentée qu'elle pose des questions fondamentales sur les attitudes modernes envers l'homosexualité des dirigeants de l'église moderne et des chrétiens hétérosexuels.

Que l'Église ignore les preuves contenues dans ses propres archives serait lâche et trompeur. La preuve démontre de façon convaincante que ce que prétend l'Église moderne comme ayant toujours été son attitude immuable envers l'homosexualité n'est, en fait, rien de tel.

Cela prouve que pour les deux derniers millénaires, dans les églises paroissiales et les cathédrales de l'entière chrétienté, de l'Irlande à Istanbul et même au cœur de Rome elle-même, les relations homosexuelles étaient acceptées comme des expressions valides d'un amour donné par Dieu et de l'engagement envers une autre personne, un amour qui pouvait être célébré, honoré et choyé, par l'intermédiaire de l'Eucharistie et au nom et en présence de Jésus-Christ.
 
Source
Jinxi Boo, "When Same-Sex Marriage Was A Christian Rite", http://www.jinxiboo.com/blog/2009/5/3/when-same-sex-marriage-was-a-christian-rite.html
 
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jeudi 14 octobre 2010 Straight Talk on Gay Marriage
 
Partagé par Catherine sur Facebook, je m'empresse de le partager à mon tour!
 
Non mais hein... est-ce que c'est assez clair à votre goût?
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vendredi 13 juillet 2007 Ceux qui n'ont pas compris la notion de liberté

StatueDeLaLiberte-Paris-834.JPGCe matin, j'ai lu La Nouvelle et l'article de François Fouquet intitulé « Résumé de lectures... » m'a particulièrement interpellé. Le journaliste discourt, entre autre, des mécontentements causés par l'annonce de futures nouvelles lois de sécurité routière par la ministre des Transports, Julie Boulet, la semaine dernière. Ses mots m'ont amené à réfléchir à la pertinence des propos de ceux qui se plaignent alors qu'ils n'ont aucune raison valable de le faire.

Je m'explique. Prenons  justement l'exemple de M. Fouquet à propos de la sécurité routière. De quel droit les gens ne respectant pas les règles de sécurité sur la route se plaignent-ils? Évidemment, ils peuvent donner leur avis, nous sommes dans une société où les opinions peuvent être exprimées librement. Mais franchement, méritent-ils seulement qu'on les prenne au sérieux?

François Fouquet image très bien ce que je veux dire. Il écrit, avec sarcasme : « Non, mais... Enfreindre ainsi la liberté de conduire vite ou de parler au cellulaire de la main droite pendant qu'on prend une gorgée de café de la main gauche en écoutant de la musique assez forte pour nous empêcher d'entendre des sirènes des véhicules d'urgence, c'est pas sérieux, quand même! Et puis, bloquer les camions à 105 km/h, ça équivaut à les empêcher de gagner leur vie. Et subitement, tout le monde aura un beau-frère qui conduit bien, et n'a pourtant jamais suivi de cours... ».

Il faut savoir que les nouvelles normes de sécurité routière se résument à ceci :

- Sanctions plus sévères pour les excès de vitesse et l'alcool au volant
- Radars photographiques et caméras aux feux rouges
- Interdiction du cellulaire au volant
- Cours de conduite obligatoires
- Installation de limiteurs de vitesse à 105 km/h sur les camions

Pour plus d'information à ce sujet,  vous pouvez lire Sécurité routière : Québec amorce un virage.

Donc, ceux qui chialent contre ces modifications au code de la route le font pour quelle raison? Ils clament l'argument de l'atteinte à leur liberté. Leur liberté de quoi ? Celle de conduire trop vite, saoul et distrait. Alors c'est qu'ils n'ont pas compris la notion de liberté.

La liberté ce n'est pas de faire ce que l'on veut, quand on le veut. Ce n'est pas non plus l'absence de contraintes. Non, en fait la liberté se résume à cela : c'est le pouvoir d'agir selon notre volonté tout en respectant les autres.

Or, à moins que je sois devenu complètement débile et illogique, il me semble que de conduire de façon dangereuse sur la route en manquant de blesser ou de tuer quelqu'un à chaque fois n'est pas très respectueux de la liberté des autres de vivre et de conduire en paix. Je ne suis pas le premier à le dire, notre propre liberté s'arrête où celle des autres commence.

J'ai également entendu des gens se lamenter sur des dizaines d'autres sujets du genre. Toujours au nom de la « liberté ». Je pense à la loi anti-tabac, qui a faite des milliers de fumeurs mécontents. « Et notre droit de fumer ? C'est une atteinte à notre liberté». Votre droit de quoi !? Je m'excuse, mais il ne s'agit pas d'un droit, mais d'un privilège qui vous as été donné au siècle dernier, alors qu'il y avait un manque de connaissance sur le sujet et sur les conséquences de la cigarette. Maintenant que l'on sait, on devrait vous laisser la « liberté » d'intoxiquer volontairement votre personne et votre entourage ? C'est encore l'ignorance du fondement même de la liberté et l'égoïsme qui vous fait parler. Et la liberté des non-fumeurs de ne pas mourir d'un cancer des poumons à 35 ans à cause de votre choix de vous tuer à petit feu, vous y avez pensé?

Tout ça pour dire que, selon moi,  les gens qui chialent sans raison valable ou sans connaître ce que signifie le mot « liberté » devraient parfois réfléchir davantage à leurs propos. Ils peuvent continuer à se plaindre, c'est leur droit. Ils ont même le droit de se sentir brimé. Mais ils devraient laisser de côté l'égoïsme et l'orgueil pour se dire que la liberté, ce n'est pas juste pour soi, c'est aussi pour les autres.


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