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Venise a écrit "Si on y croit pas, qui va y croire ! Oui, comme tu dis, et si on y était à cette croisée des chemins. " à propos du billet Printemps en automne.


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À propos de ... visa


stage
jeudi 04 décembre 2008 Comment passer proche de la crise de coeur en faisant sa demande de visa
stage2009/fry-panique-questions.jpgL'étape du visa ou l'étape du saint-sacrament-de-papier qui m'ouvre les portes de la France. Car c'était aujourd'hui que je me rendais à Montréal, au Consulat Général de France, pour obtenir le droit suprême de faire mon stage à Lille. En d'autres mots, je savais aujourd'hui si ça passait ou si ça cassait. Ça a passé... mais pas sans avoir à agrandir l'ouverture et à maigrir de 10 livres.

Je vous fais le topo. Mon rendez-vous était à 11h45. Paranoïaque comme je suis, j'y étais à 11h00, grâce à mon père qui a aimablement accepté de m'y conduire. Et donc, au moins, je n'étais pas en retard. En plus, il y avait de la place lorsque je suis arrivé, alors hop!, j'ai déjoué le système des rendez-vous pour me faufiler dans les mailles du filet. Un filet avec des mailles vraiment, mais vraiment serrées. Il faut dire que c'est à peu près aussi facile d'entrer dans un consulat que d'attacher ses souliers avec des gants de boxes : détecteur de métal, gardiens de sécurité, interdiction du cellulaire. Et surtout, ne pensez pas passer si vous n'avez rien à y faire. Résultat, mon père s'est fait gentiment refuser l'accès, et a dû m'attendre à l'extérieur.

Jusque là, tout de même, j'étais assez chanceux. Ça commençait bien. On m'a indiqué une salle où entendre. Une vingtaine de minutes plus tard, j'étais assis devant celle que j'avais imaginé comme étant une Dolores Umbridge (ref.: Harry Potter and the Order of the Phoenix) française, mais qui, outre les vêtements roses, n'avait rien à voir. En fait, elle avait l'air plutôt sympathique. Je lui ai donc présenté les 500 documents nécessaires à la demande de visa.

C'est à ce moment que ça s'est corsé :

- Vous avez votre convention de stage?

- Oui, la voici, mon attestation de stage.

- ...

- ...

- Mais il n'y a pas écrit où vous allez faire votre stage. Comment je sais où vous allez travailler?

Elle voulait une convention de stage, alors que tout ce que j'avais, moi, c'était une attestation de stage. Cela aurait dû suffire, selon les documents que j'avais lus. Mais non. Allait-il falloir que je revienne avec cette fameuse convention? Première crise de panique où je me dis que je ne pourrai pas partir, car je ne pourrai jamais avoir un autre rendez-vous avant mon départ. Heureusement, elle décide finalement que cela suffira. Soupir de soulagement.

Une fois tous les documents complétés, elle m'accompagne dans un autre bureau. Quoi, ce n'était pas ça, la dernière étape? Il semble que non. Je rencontre donc une autre dame, cachée, elle, derrière 2 pouces de vitre blindée (on ne lésine pas sur la sécurité, je vous le rappelle). Elle me crie donc de lui donner les documents, et je lui crie "voila". (pas vraiment le choix, avec ces vitres pare-balle, pare-feu, pare-agression, mais aussi pare-son). Elle me demande ma convention de stage. Deuxième crise de panique où je passe proche de faire une crise d'épilepsie. Son collègue, mon sauveteur, prends alors la parole pour lui dire que l'attestation, c'est ok. Nouveau soupir de soulagement. Ensuite, blablas, paperasse, avez-vous ci oui, avez-vous ça certainement, et... il me faut votre preuve d'assurance complémentaire. Horreur, je ne l'ai pas, car l'OFQJ ne m'a rien envoyé. En fait, ce n'était même pas mentionné dans la liste des documents à apporter.

- Oh mais, c'est que, sans cette preuve, je ne peux rien faire.

Troisième crise de panique où je veux me fendre la tête contre la vitre blindée.

- Je dois faire quoi, prendre un autre rendez-vous?

Non. Habituellement, elle ne fait pas ça, mais si je lui envoie par fax, cela va suffire. Soupir de soulagement, encore. Plus tard, elle me dira même d'oublier ça, que ce n'est plus nécessaire. Et elle collera le visa dans mon passeport, me le tendra avec un grand sourire et me souhaitera bon séjour. Je suis sorti, avec l'impression d'avoir frôlé la mort, mais bon, j'étais bien content d'avoir en main mon droit de séjour en France.

Ainsi se termine mon aventure. Et donc la dernière étape a été franchie : maintenant, sauf une violente tempête de neige le jour de mon départ, rien ne devrait pouvoir m'empêcher de partir!
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vendredi 07 novembre 2008 Enseveli sous les formulaires
Moi qui pensais que l'un des avantages d'aller faire mon stage à l'étranger était de ne pas avoir à passer d'entrevue... tout le tralala administratif, c'est bien pire!

Hier, je suis allé faire signer un des nombreux formulaires que j'ai à remplir par le directeur du cégep, qui était nouveau - et donc ne savait pas quelle était la procédure dans les cas de demande de signature comme la mienne - mais surtout... absent. J'ai dû l'attendre pendant plus d'une heure et demie pour une simple signature et un joli-sceau-pour-faire-beau-et-officiel. Et j'y suis allé juste pour ça, deux heures de transport en tout, parce que je suis en "semaine d'étude et d'encadrement" (semaine de congé, mais plus finement dit). Le monsieur était pas bien bien content.

Mais bon, si c'est ça que ça prend! Juste pour vous donner une idée, j'ai quatre formulaires à compléter, à envoyer à trois organismes différents - Régie de l'assurance maladie, OFQJ, Consulat Général de France -, dont la plupart sont interdépendants, c'est-à-dire que je dois avoir le xième formulaire pour pouvoir envoyer le yième. Pourquoi tout ça? Pour une seule et même raison : madame, est-ce que je peux aller travailler en France? Bien entendu, je parle de la demande de visa. Je comprends tout à fait l'utilité de la chose, mais c'est toute une affaire de faire une telle demande. Moins romantique que celle du mariage, mais oh combien plus complexe!

Évidemment, je dois, comme si les 500 formulaires n'étaient pas assez, prouver toutes sortes de choses, comme le fait que je vais VRAIMENT faire un stage à Lille, que j'aurai VRAIMENT les moyens de subvenir à mes besoins pendant quatre mois et que OUI c'est VRAIMENT moi sur la photo! Et les délais... 1 mois pour avoir une réponse de la RAMQ afin de s'assurer d'être... assuré, et 1 mois encore - après le premier mois, parce que, non non, ça ne peut SURTOUT pas se faire en parallèle - pour la demande de visa. Parce que je n'ai pas ce temps là - janvier ça vient vite - je vais devoir me rendre à Montréal au Consulat Général de France pour faire ma demande de visa. Ça "accélère" le processus d'aller y faire la file pendant des heures à ce qui parait.

Heureusement, j'avais déjà mon passeport. J'ai envoyé aujourd'hui les formulaires à la RAMQ, en demandant gentiment à la boîte aux lettres de vite me les renvoyer - sous menace de l'envoyer à la décharge publique si jamais ce n'était pas le cas. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre et espérer.

Oh et, avis à tous les intéressés, je sais maintenant quel sera mon stage. Je vais travailler dans un laboratoire de recherche à l'Université des Sciences et technologies de Lille. Et oui, exactement là où je vais également résider! Ce sera tout un avantage! Bon, peut-être vous demandez-vous qu'est-ce qu'un informaticien va faire dans un laboratoire de recherche - qui, en passant, travaille sur la pollution atmosphérique? Et bien il semble que je vais y traiter des données satellitaires pour produire des cartes représentant la pollution à un temps donné... On se croirait presque à la NASA! Enfin, ce sera quelque chose de complètement nouveau pour moi et, bien que je dois avouer que ça m'angoisse un peu, j'ai tout de même hâte de relever le défi!

Voila, Je vous laisse avec une visite guidée que j'ai trouvée sur le net de ce qui pourrait bien être ma chambre une fois là-bas : http://www.crous-lille.fr/panorama/bachelard.html

Bonne visite! :P
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