vendredi 24 octobre 2008
Opinion sur la crise financière
Un tout petit billet pour vous faire découvrir les propos de Julie Wilson sur la crise financière et sur la surconsommation. Propos, vous l'aurez compris, avec lesquels je suis en total accord. C'est ici, sur le blog de Lucie.
Vous pouvez également y lire ma réponse :
«Oula! C'est exactement ce que je pense. Juste le mot "pouvoir d'achat" me fait grincer des dents : comment peut-on prendre le pouls des sociétés en considérant comme seul critère leur aptitude à consommer. Consommer plus, toujours.
Et quand le président Sarcozy parle de réformer le capitalisme, tous, y compris lui, s'empressent de dire qu'évidemment, ils n'ont rien contre le capitalisme, que c'est le système économique le plus efficace, etc. etc. C'est qu'ils ne savent peut-être pas qu'actuellement on utilise l'équivalent de une terre et quart en ressources naturelles par an, et qu'en 2050, on en utilisera deux! Je connais peu de systèmes économiques qui détruisent ainsi le fondement de leur propre édifice. Pourrait-on se réveiller s'il-vous-plaît? La consommation ne devrait pas être la nouvelle religion moderne! En quoi consommer donne un sens, en quoi c'est la qualité d'un peuple?
Ça m'exaspère. »
dimanche 19 octobre 2008
Je refuse d'être Canadien

Un peu en retard, je veux tout de même exprimer ma déception et ma colère concernant le résultat des élections de la semaine dernière.
Les Canadiens ont parlé. Il semble que pour eux, être canadien veut dire :
• soutenir les
riches pétrolières au détriment des
petites et moyennes entreprises • se foutre éperdument de l'
environnement • accepter le
contrôle de l'information • se foutre éperdument du
droit des homosexuels • continuer une
guerre américaine non-humanitaire jusqu'en 2011
• se foutre éperdument du
droit des femmes • ruiner la
réputation du Canada sur plusieurs plans (environnement, missions humanitaires, etc.)
• se foutre éperdument de la
culture •
nier la nécessité d'un plan pour survivre à la crise financière • se foutre éperdument des
Québécois •
mentir
• manipuler
• détruire
• régresser Alors, puisqu'il en est ainsi,
je ne suis pas canadien. Je refuse de l'être. Surtout, ne m'associez pas au Canada ni à l'idéologie rétrograde de M. Harper.
La seule chose que me fait espérer quelque peu, c'est que le Québec a parlé. Il refuse lui aussi cette politique de droite en ne faisant élire que 10 députés conservateurs sur 75, ce qui, proportionnalités gardées, est très peu comparé aux autres Canadiens. (voir cette
page) Une fois de plus, cela démontre l'existence d'une grande divergence d'opinion entre le Québec et le reste du Canada et la nécessité d'un pays souverain. Mais ça, c'est un autre débat.
Alors pour conclure :
Je suis Québécois, surtout pas Canadien.
Merci de faire la distinction.
lundi 06 octobre 2008
Comment être démagogue en deux parties

«Je pense que l'idée que les Québécois devraient être dans les estrades juste pour être dans les estrades ne fait aucun sens», disait Harper la semaine passée en parlant du Bloc Québécois. Comme quoi ce serait un parti totalement inutile. Une affirmation qui n'a, elle-même, aucun sens.
En démocratie, qu'est-ce qu'un parti? C'est un ensemble d'individus qui représentent une idéologie et un regroupement de valeurs qu'ils doivent promouvoir à la chambre des communes si un ou plus de leurs députés sont élus. Lorsqu'un parti prend forme, c'est qu'il y a une masse assez importante de la population qui est susceptible de posséder les valeurs du parti.
Or, le Québec, de par sa culture et son histoire différente de celle du reste du Canada, possède une idéologie et des valeurs distinctes de la plupart des Canadiens qui ne sont représentées par aucun des autres partis en place.
Le Bloc est justement là pour défendre ses idées québécoises. Considérant ce fait, et le fait que des millions de Québécois votent à chaque élection pour le Bloc Québécois, il est clair et hors de tout doute que ce parti a sa place au Canada.
M. Harper, voilà votre démagogie réfutée et votre mépris des voix des Québécois dévoilé.
dimanche 14 septembre 2008
Les sophismes de Harper

Dans le palmarès des âneries dîtes par notre premier ministre actuel, Stephen Harper, ce que j'ai entendu dans l'un de ses discours la semaine dernière n'est pas très loin de la première position. Pour faire croire aux québécois que son parti travaille pour eux, il a proclamé et je cite :
«Qui a réglé le déséquilibre fiscal? Le bloc ou les conservateurs? Qui a reconnu la nation québécoise? Le bloc ou les conservateurs? »
Outre le fait que le déséquilibre fiscal
n'est
pas réglé, cette déclaration m'a franchement mise en colère. On appelle ce genre de paroles un
sophisme ( «[...] raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valide [...] », Wikipédia), et il n'y a rien qui ne me déplaise plus chez un homme ou une femme politique que l'utilisation de tels outils de manipulation.
Pourquoi un sophisme - et je l'explique seulement pour ceux à qui cela n'a pas sauté au visage - ? Parce que
le Bloc n'aurait jamais pu faire ce que Stephen Harper les accuse de ne pas avoir fait, car il n'a jamais été au pouvoir. L'argument est construit dans le but de faire croire que le Bloc est inutile et ne travaille pas pour les québécois, au contraire du parti conservateur. Tout le monde sait pourtant que les priorités du Bloc sont justement la nation québécoise et le règlement du déséquilibre fiscal et que ce serait probablement les premières choses auxquelles il s'attaquerait s'il était élu comme gouvernement - ce qui,malheureusement, est théoriquement impossible. Bien que les affirmations de M. Harper semblent logiques et valides, elles sont pourtant loin de l'être.
Ce qui me désole encore plus, c'est que je sais que ce n'est pas le dernier sophisme que nous allons entendre d'ici la fin des élections.
Et croyez-moi, je vais en parler.
vendredi 22 août 2008
Une garde personnelle pour la fourchette réutilisable

Mercredi midi, au Cégep, je me dirige vers la cafétéria avec un peu d'espoir. L'espoir qu'ils aient tenu leur promesse, celle de troquer cette année les assiettes et les ustensiles en plastique pour leur version réutilisable, plus écologique. En entrant, je tente d'en savoir plus en regardant dans les cabarets qui passent et en espionnant les autres étudiants. Mais un sac me cache la vue, les cabarets passent trop vite. Je ne vois rien.
Alors je me faufile jusqu'aux comptoirs de la cafétéria. J'y vois une affiche sur laquelle on peut lire "Vaisselle réutilisable consignée 1$"... puis des fourchettes, des couteaux, des cuillère en métal! De vraies assiettes et de vrais bols, sans oublier les verres en plastique réutilisable! Je suis fou de joie : plus besoin d'amener ma propre assiette réutilisable! (ce qui franchement est très compliqué)
On me demande 1$ qu'ils me redonneront lorsque je reviendrai porter l'assiette. Parfait, aucun problème, si c'est juste cela que ça prend! Je sors de la cafétéria, super joyeux, je m'en vais manger avec des amis dans mon pavillon, avec de la vaisselle verte! (vous comprendrez que je ne parle pas ici de la couleur, mais du concept)
Mais c'est là que la belle histoire d'amour entre moi et ma vaisselle prend fin. Quelqu'un, qui courait derrière moi (je ne savais pas pourquoi d'ailleurs) me crie que je ne peux pas sortir de la cafétéria avec les nouvelles assiettes... je le regarde, étonné.
- J'ai payé le 1$.
Ce n'est pas grave, il faut tout de même rester dans la cafétéria.
- Euh... mais je vais la rapporter là.
Peu importe. Je dois retourner sur mes pas, et manger seul. Exigence de la
Garde Royale personnelle de la fourchette réutilisable.
Alors bien que je sois très heureux que nous puissions enfin manger dans de la vaisselle propre (mauvais jeu de mots), je trouve ridicule d'être enfermé dans la cafétéria pour manger, à l'intérieur, alors qu'il fait beau pour l'une des rares fois de l'été, et que mes amis sont dans un autre pavillon. Je comprends, bien sûr, que la compagnie qui gère la cafétéria ait peur de se faire voler cette nouvelle vaisselle. Mais tout de même, il me semble que d'autres solutions seraient envisageables. Surtout en considérant qu'à l'Université de Sherbrooke, le même système existe, mais sans les
Gardiens du bol de soupe en céramique.
J'ai suggéré un dépôt de 5$ au lieu de 1$, avec un billet de couleur différente que celui pour le dépôt de 1$, et qui nous permettrait de sortir avec notre plateau. Caroline, une amie qui est, avec le comité écologique du Cégep, l'une des principales responsables de l'aboutissement de ce projet, m'a promis d'en parler aux concernés. Reste à voir ce que ça donnera.
D'ici là, je continuerai d'avoir l'air "zouf" avec ma propre assiette fleurie que je dois laver dans les lavabos des toilettes et surtout, surtout, ne pas échapper dans les escaliers. Au moins, j'aurai plus de liberté.
dimanche 17 février 2008
Opter pour un sac réutilisable
Depuis peu, je n'utilise plus de sacs de plastique. Je les refuse lorsqu'ils me sont offerts, je les boude. Un sac peut prendre jusqu'à 400 ans pour se dégrader. Seulement au Québec, 2 milliards de sacs sont distribués chaque année. Des résidus qui ne sont pas recyclés partout et qui, lorsqu'ils le sont, ne préoccupent pas assez les gens pour qu'ils fassent l'effort de les mettre en boule au recyclage. D'une manière ou d'une autre, à quoi bon recycler ces sacs si on peut carrément les éliminer.
Cette semaine, le magasin Maxi et Cie de Sherbrooke a banni les sacs de plastique de son commerce. Puisqu'il s'agit d'un test pilote, l'entreprise le fera probablement dans toutes ses
succursales d'ici quelques années. Certaines villes ont fait de même, dont le célèbre village Huntingdon. Malheureusement, bien que le projet ait déjà été étudié à la ville de Sherbrooke, celle-ci a préféré se laver les mains et « a plutôt décidé d'inciter le gouvernement du Québec à imposer une écotaxe sur chaque sac de plastique distribué à travers le Québec. ». (Extrait d'une réponse de Mathieu Fournier à l'un de mes courriel) En d'autres mots, ils ont pris la décision d'attendre encore un fois que le gouvernement agisse. Le gouvernement et les citoyens car, selon le maire de Sherbrooke, « c'est la population qui donne un signe aux entreprises pour dire, écoutez on n'en veut pas de sacs, on va transporter notre propre sac. C'est plus fort […] que de faire une obligation pure et nette ». (
Maxi & Cie bannit les sacs de plastique, http://www.radio -canada.ca) Allez savoir d'où vient la logique saugrenue de cette dernière affirmation.
En tant qu'individu, nous pouvons agir concrètement. Ce qui est extraordinaire, c'est que cesser d'utiliser les sacs de plastique est une chose plus que facile à faire. Car finalement, si on y regarde de plus près, rares sont les moments où on est vraiment obligé d'en utiliser un. Vous achetez un livre, un chip, des bas... n'importe quel petit article qui se transporte facilement dans les mains, allez-vous demander un sac? Et oui, vous le faites probablement. Pourtant, c'est loin d'être nécessaire. Vous allez à l'épicerie et vous pensez que "non, ce n'est pas possible, pour faire l'épicerie, il faut des sacs de plastique". Plus maintenant, c'est si simple avec les sacs réutilisables, même les épiceries en offrent! Et c'est la même chose pour n'importe quelle emplette : vous pouvez amener votre propre sac réutilisable.
Pour ma part, si je peux, je transporte ce que j'achète dans mes mains ou dans mon sac à dos. Sinon, depuis quelques jours, j'ai mon propre sac réutilisable. Mon père me l'a fait et il est si léger qu'il entre dans ma poche de derrière, sans pourtant être minuscule. Résultat, je l'ai toujours en cas de besoin. Si tout va bien, je n'utiliserai plus jamais de sac de plastique. J'ai aussi convaincu mon père d'acheter des sacs de tissu pour l'épicerie.
Arrêter d'utiliser les sacs de plastique est un tout petit geste environnemental parmi tant d'autres, mais il est si facile à poser que vous seriez égoïste de rester collés à vos vieilles habitudes.
Faites donc ce choix, optez pour un avenir plus vert!
Je vous invite aussi à signer cette pétition qui demande au gouvernement du Québec d'imposer une taxe sur les sacs de plastique : Pétition. Loin d'être une interdiction complète, c'est mieux que rien du tout.
jeudi 14 février 2008
La folie des mémos verts
Ça y est, la folie des mémos verts est de retour. Les étudiants du Cégep de Sherbrooke savent très bien de quoi je parle : le Cégep, comme à chaque début de session, s'est empressé de nous inonder (littéralement) de leurs "Rappels d'annulation de cours". Une demi-page verte imprimée recto-verso sur chaque pupitre de tous les locaux. Ça fait quoi... minimum 6000 feuilles gaspillées? Franchement, on en entend déjà parler de tous bords tous côtés : il y a une note sur le portail internet du Cégep (Omnivox) que tout le monde consulte, les professeurs nous en parlent 2 semaines à l'avance et il y a des affiches aux entrées de chaque pavillon. C'est déjà difficile à manquer, ce n'est pas la grande mer verdâtre de papier qu'ils nous ont construite qui va changer quelque chose. Ils disent "voir la vie en vert" (slogan de leur soi-disant lutte pour l'environnement), mais, pour l'instant, tout ce qu'il y a de vert ce sont leurs satanés mémos.
La session passée, j'avais fait une plainte officielle. envirPuisque cela ne semble rien avoir changé, voici ce que je propose aujourd'hui :
Plan d'action pour faire cesser "la folie des mémos verts"
Amassez une trentaine de ces stupides rappels et faites s'en une pile à l'aide d'un trombone. Ajoutez-y une courte note du genre "Merci de ne plus gaspiller de papier" et faites signer cette note par une dizaine (ou plus) d'autres étudiants du Cégep. Allez porter ce paquet au secrétariat du pavillon 5 en leur disant de bien vouloir donner votre cadeau à qui de droit. Avec un peu de chance, après quelques réceptions du genre, une cloche sonnera dans la tête des responsables.
Cette après-midi, je suis allé déposer le premier paquet. Malgré son air de "Qu'est-ce que c'est que ça?", la secrétaire en place l'a accepté.
Je vous invite donc tous et toutes à participer à cette action.
Merci à tous ceux qui le feront.
jeudi 07 février 2008
L'imaginaire exclu de la littérature

J'aimerais vous inviter à lire un article que Bernard Werber, auteur de science-fiction français, a publié en novembre 2007 et que je viens tout juste de découvrir :
Plaidoyer pour une «autre littérature». Il y dénonce le fait que, en France, les romans et autres livres "imaginés" ne soient pas reconnus comme faisant partie de la "vraie" littérature, ignorés par les critiques, mais pourtant adorés par des millions de lecteurs. La situation est semblable au Québec : le quotidien, le réel, rarement le fictif et le rêve.
L'article publié dans Le Figaro :
Plaidoyer pour une «autre littérature» L'imaginaire devrait avoir sa place. Les lecteurs l'ont adopté, ils en ont besoin pour rêver un peu, pour sortir des murs parfois mornes de notre réalité. Le monde de la littérature devrait cesser de regarder ce genre d'une manière hautaine : la science-fiction et l'imaginaire sont dignes de notre littérature.
vendredi 07 décembre 2007
L'Accent, notre beau journal étudiant
"Réflexion sur la présence de nos soldats en afganistan", "Concour de maisons décorées pour Noël!", "Comission Bouchard-Taylor".
Ce midi, comme tout étudiant un tant soit peu intéressé par le monde qui l'entoure, je prenais l'une des copies de la nouvelle édition du journal étudiant de notre Cégep dans le but d'en lire une partie pendant mon heure de dîner. À la première phrase, le mot "ridicule" me venait aussitôt à l'esprit. Et cela ne s'améliorerait pas avec les deux autres phrases qui allaient suivre.
Ce que vous avez lus au tout début de ce billet, ce sont les gros titres de l'édition de décembre 2007 de l'Accent. En première page, trois des cinq titres présents brutalisent littéralement notre langue. Et ce n'est pas que je cherchais des fautes. L'horreur m'a simplement sautée au visage : pas besoin d'un baccalauréat en français pour savoir que le mot "concours" prend toujours un "s", pluriel ou pas. Quant aux termes "Afghanistan" et "commission", ne sont-ils pas assez utilisés au Québec en ce moment pour que tous puissent en connaître l'orthographe d'usage? Évidemment, ce n'est pas tout : sans même porter attention, vous pourrez facilement trouver, à travers les pages du journal, des dizaines d'autres fautes aussi ahurissantes les unes que les autres. D'ailleurs, en page 4, revoilà le mot "commission" ayant perdu un "s" et retrouvé un "m" ("commision") entre la première et la quatrième page. Continuez, car lorsque vous aurez expérimenté toutes les façons imaginables d'écrire ce mot, ce voudra dire que vous serez au moins une fois tombés sur la bonne. Franchement, je trouve le tout un peu pathétique.
Au Québec, certains discourent d'un dépérissement de la langue française. Je n'y ai jamais vraiment cru, car pour moi notre langue ne fait qu'évoluer comme toute autre langue normalement constituée. Je me demande pourtant maintenant si j'ai vraiment raison. Je commence à croire que cet article aurait plutôt sa place section Société, puisqu'à travers notre journal étudiant semble réellement transparaître un problème sociétaire.
Il n'y a rien de compliqué à mettre un "s" à concours ou encore un "A" majuscule et un "h" à Afghanistan. Ce n'est nullement difficile de chercher dans le dictionnaire ou encore de réviser nos textes. Il est décevant de voir l'état du français dans l'Accent, encore plus étant donné le fait qu'il s'agit du journal des membres d'une institution de savoir et d'éducation. Notre langue est à mon sens l'une des plus belles langues sur Terre. Pourquoi la maltraiter ainsi par simple paresse?
Il faut prendre soin de notre langue. Si nous nous sommes tant battus pour la garder vivante au Québec, ce n'est pas pour la voir mourir de nos propres mains. Au nom de notre culture, faites un tout petit effort, c'est si simple!
lundi 12 novembre 2007
Génocide au Darfour

"
En silence, tout comme il y a douze ans au Rwanda, se déroule le premier génocide du 21 siècle dans une région de l'Ouest du Soudan, le Darfour.
Depuis l'hiver 2003, 300 000 hommes, femmes et enfants y sont morts de l'incurie médiatique et politique.
Les milices Janjawids, alliées du gouvernement soudanais de Khartoum, s'appuient sur les tribus musulmanes "arabisées" pour massacrer les tribus musulmanes "africaines" contestataires de l'Ouest du pays.
Des Organisations Non Gouvernementales et des journalistes sont même chassés du Darfour par le gouvernement soudanais.
Le régime dictatorial de Khartoum orchestre ainsi sciemment la famine des populations du Darfour et le silence autour des massacres.
Aujourd'hui, 2,5 millions de personnes ont été déplacées de cette région de 6 millions d'habitants.
10 000 personnes y meurent chaque mois. "
SauverLeDarfour.org
Je savais que cette réalité existait. Mais je ne savais pas que nous avions le pouvoir de faire quelque chose. Mia Farrow, invitée à l'émission
Tout le monde en parle, m'a fait comprendre toute l'ampleur de ce carnage et l'importance de l'action de chacun d'entre nous face au génocide du Darfour. J'ai donc décidé d'agir, du mieux que je le peux. Désormais, je veux participer à au minimum une cause qui m'est importante par année. À ce jour, c'est la cause de la population Darfourienne que je souhaite défendre.
Je mets donc sur ce blog une image, celle à droite
(c'était vrai sur mon ancien blog), pour que mes visiteurs se voient au moins offrir l'occasion d'en savoir plus sur le génocide du Darfour et soient en mesure de leur venir en aide. Je fais moi même un don. Je tiens à préciser que je ne suis pas pour autant un expert dans le dossier du Darfour et que pour plus d'informations, je conseille une recherche sur le web, plus particulièrement le site de Mia Farrow, dont l'adresse se retrouve plus bas.
Voici quelques liens pour ceux qui aimeraient également soutenir cette cause :
Merci à tous ceux qui participeront.
lundi 01 octobre 2007
Assimilation des immigrants québécois?

Hier, à l'émission
Tout le monde en parle, le général
Roméo Dallaire disait à propos des accommodements raisonnables et de la commission Bouchard-Taylor quelque chose s'apparentant à ceci (malheureusement je n'ai pas pu retrouver ses mots exacts) : « Il est tout de même ironique que le peuple québécois utilise le terme assimiler en parlant des immigrants, alors que ce mot est l'un des mots les plus noirs de leur histoire. »
Mon coup de gueule, c'est de lui répondre qu'on ne peut pas comparer l'assimilation des québécois à l'intégration des immigrants : le peuple québécois s'est fait envahir par un autre peuple qui lui demandait de changer sa culture, sa langue, ses valeurs, etc. et l'immigrant est venu ici en toute connaissance de cause et se doit par conséquent de respecter nos lois et nos valeurs. L'un a été forcé, l'autre a fait un choix (même s'il quittait un pays en guerre, et oui). Je crois que la plupart des immigrants comprennent cela, et c'est tout à leur honneur.
jeudi 06 septembre 2007
Le « Nous » de Pauline Marois
Ces dernières semaines, j'ai entendu et lu des propos sur ce fameux "Nous" que Mme Marois a choisi d'adopter dans ses discours. Le Nous québécois. Certains comprennent le réel sens de ce mot, d'autres l'écorchent et l'utilisent pour faire dire au parti québécois des choses qu'il ne pense pas. Toutes ces querelles absurdes m'ont interpellés et j'aimerais amener mon point de vue sur le sujet, en utilisant un article de la Presse de cette semaine, soit Nous et eux de Lysiane Gagnon (6 septembre).
Dans son texte, Mme Gagnon déclare :
"
Pauline Marois devrait peut-être emprunter les manuels de grammaire de ses enfants. Elle y réapprendrait le sens des pronoms. Notamment le sens du pronom «nous», qui désigne (voir le Petit Robert) «un groupe auquel celui qui parle appartient».
D'où il s'ensuit qu'en toute logique, il y a des individus qui ne font pas partie du groupe, et qu'on désignerait par «eux» ou «ils». Pardon pour la lapalissade, mais si tout le monde faisait partie du groupe, il n'y aurait pas de groupe. Il n'y aurait qu'un grand tout indistinct. Autrement dit, il ne peut pas y avoir de «nous» inclusif, cela serait un oxymoron.Mme Marois, sans le dire explicitement, tentait de retourner à la source même du mouvement indépendantiste, qui repose effectivement sur l'existence d'une nation canadienne-française, ou, si l'on préfère, de la nation québécoise de vieille souche française. Mais elle allait vite déraper sous le feu des questions des reporters. La minorité anglophone? Elle fait partie du «nous»! «Tout le monde est 'nous'«, dit-elle, «tous ceux qui vivent au Québec sont 'nous'«.
Et Mme Marois de retourner bien vite à l'orthodoxie actuelle du PQ, en confondant le groupe dont elle parlait plus haut et dont elle évoquait en filigrane les 400 ans d'histoire, et «la majorité francophone», un terme qui englobe aussi bien les immigrés rwandais ou maghrébins, qui sont des francophones. Eux aussi font donc partie du «nous»? Mais alors pourquoi avoir mis l'emphase, serait-ce à mots couverts, sur la vieille nation canadienne-française, si elle ne voulait parler que de l'ensemble des habitants du Québec?"
L'auteure de ce sophisme possède une très bonne logique mais ne sait malheureusement pas l'appliquer. Il existe en effet des gens désignés par "eux", puisqu'on parle de "nous". Mais le Nous définit les québécois face aux canadiens et non pas les québécois de souche face aux "autres québécois". Là est l'erreur que j'ai souvent vue et qui a menée aux incongruités de ces deux dernières semaines à propos d'un Nous dont les "nouveaux-québécois" seraient supposément exclus. La chef du parti québécois croit comme la plupart des souverainistes que les immigrants qui viennent vivent au Québec sont de vrais québécois, d'où le nous inclusif. Peut-être pas inclusif grammaticalement, mais bien inclusif au vrai sens (parce qu'il y a autre chose que la grammaire dans la vie), c'est-à-dire socialement.
Se battre pour le Québec et pour les québécois, peu importe si c'est pour mener à un pays distinct ou pas, c'est se battre pour le Nous de Pauline Marois. Pourquoi alors mettre l'emphase sur "l
a vieille nation canadienne-française" nous dites vous. Je croyais que c'était clair, il semble que non. La réponse est simple : les québécois de souche sont le fondement du Nous des souverainistes. Ils sont le noyau, car c'est par eux que passe l'histoire du Québec et les valeurs québécoises. Ceci dit, cela n'empêche pas les québécois non de souche de profiter de l'idéologie de la souveraineté et de promouvoir les valeurs du Québec. Ils ne peuvent que faire parti du nous. Mais parce que l'histoire du combat pour un pays passe par cette "vielle" nation québécoise, il est important de parler d'elle comme d'une partie importante du Nous québécois.
"
On touche ici au dilemme épineux du mouvement souverainiste, né de l'humiliation des Canadiens-français d'il y a 40 ans. Le nationalisme ethnique, avec la survie de la langue, était le grand élément mobilisateur. L'humiliation n'est plus, et la langue est sauvée. À notre époque et dans le contexte contemporain du Québec, le nationalisme ethnique n'a plus de raison d'être. Cependant, le nationalisme civique, fondé sur le territoire plutôt que sur une histoire nationale, est un concept froid et désarticulé."
Soit, Mme Gagnon, vous avez mal compris la souveraineté, soit vous êtes réellement de mauvaise foi. Je réfère mes lecteurs à un article sur les fondements de notre combat de nos jours qui exprime exactement ce pourquoi "
dans le contexte contemporain du Québec" la souveraineté à sa place :
Pourquoi la souveraineté? (J'aimerais également faire un aparté pour proposer cet article à l'auteur du texte
De quel «nous» parle-t-on? publié dans La Presse du 1er septembre, Jean-François Marcoux. Sa dernière phrase "
Pourquoi être Canadien empêcherait-il d'être aussi Québécois?" me force à réagir. Il trouvera réponse à cette question dans mon billet, en particulier aux points 4, 5, 7 et 8.)
Pauline Marois utilise simplement le Nous pour marquer plus clairement les incontestables différences qui nous séparent des autres canadiens. Il n'y a rien ni personne qui met à part les immigrants québécois, sauf peut-être certains journalistes qui semble en décider ainsi à la place de la chef du PQ en manipulant ses dires.
Le Nous est symbole du combat québécois pour une liberté de gouverner selon nos valeurs québécoises, fort différentes de celles des canadiens du reste du Canada.
Le Nous c'est les québécois qui veulent ou non le pays, car nous habitons tous dans la même société et nous vivons tous les mêmes réalités québécoises. Se battre pour le Québec et pour les québécois, peu importe si c'est pour mener à un pays distinct ou pas, c'est se battre pour le Nous de Pauline Marois.
C'est aussi simple que ça.
lundi 20 août 2007
L'AÉCS, représentative mon oeil

Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'AÉCS est l'association étudiante de notre cégep, le cégep de Sherbrooke. Ce qui m'amène à écrire aujourd'hui, c'est une absurdité que j'ai lue dans leur journal, le Porte-Voix, distribué à tous les étudiants lors de la prérentrée. On peut y lire, sur la première page : "L'AÉCS est représentative des étudiants et des étudiantes du Cégep en basant son discours et ses actions sur les décisions prises en assemblées générales, l'instance supérieure du syndicat.". C'est totalement ridicule, car l'AÉCS est loin d'être représentative. Je m'explique.
Comme à chaque automne, notre association sortira ses pancartes et ses hauts-membres du placard pour "informer" les nouveaux arrivants au cégep de leurs revendications et des raisons d'une probable grève générale illimitée. Et puis il y aura assemblée générale, où les nouveaux iront voter pour ou contre la grève sans avoir été informé correctement. Pourquoi mal informé? Parce que l'AÈCS n'informe pas ses membres comme elle le prétend, elle les dirige vers la voie qui leur convient à eux, les hauts-membres du syndicat étudiant.
Pour que les étudiants de première année soit réellement INFORMER, il faudrait que l'association leur expose les pours et les contres de la grève, au lieu de leur faire miroiter un seul côté de la médaille. Ainsi, les nouveaux étudiants, n'ayant jamais voté pour "choisir" les idées que l'AÉCS défend, pourraient voter en toute connaissance de cause.
Il est facile pour l'association étudiante de dire, en exposant une seule partie des faits, que parce qu'elle base ses revendications sur les résultats d'assemblées générales, elle est représentative. Le problème, c'est qu'elle truque les résultats en distribuant de l'information triée selon qu'elle convient ou non à leur position. Le cercle vicieux peut honorable qu'elle utilise pour garder ses idées en avant me semble assez clair et hypocrite:
1. Par leur campagne d'information à chaque automne, ils convainquent facilement les nouveaux arrivants du "bien-fondé" de leurs opinions, puisqu'ils n'ont aucune compétition et que les étudiants ne sont informés que de ce que l'AÉCS veut bien les informer.
2. À l'assemblée générale, ils réussissent à faire voter à nouveaux leurs revendications avec l'aide des votes de ces mêmes étudiants.
3. Ils peuvent se dire "représentatif" de l'opinion des étudiants, ayant fait une campagne déloyale pour y arriver.
4. Le cercle recommence l'année suivante.
Lors d'une assemblée générale peu avant la fin de la session d'hiver 2007, il a été proposé qu'un "camp" du non soit inclus à la campagne d'information de la session d'automne que nous allons commencer dans quelques jours, afin de permettre aux nouveaux étudiants de former clairement leur point-de-vue. Évidemment, cette proposition a été rejetée.
L'AÉCS ne peut donc pas se dire représentative.
J'aimerais quand même inviter tous les nouveaux arrivants au Cégep ainsi que tous les étudiants à voter lors de l'assemblée générale qui viendra bientôt, en prenant toutefois garde de bien analyser les arguments de l'AÉCS, puisqu'aucun comité du non ne pourra vous informer de son point de vue. C'est en faisait cela qu'on pourra arriver à une vraie association étudiante représentative.
Bonne rentrée!
mercredi 25 juillet 2007
L'eau selon Maxime Bernier

Je voulais simplement partager avec vous la stupidité des propos du gouvernement conservateur concernant l'eau. Leur ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, a déclaré en 2005 que :
"
L'eau est un bien commercial qui n'appartient à personne, et qui devrait être soumis aux lois du marché, comme n'importe quel autre produit. L'eau était dans la nature, maintenant elle est dans une bouteille... c'est quoi la différence? "
Et quoi encore?
vendredi 13 juillet 2007
Ceux qui n'ont pas compris la notion de liberté
Ce matin, j'ai lu La Nouvelle et l'article de François Fouquet intitulé « Résumé de lectures... » m'a particulièrement interpellé. Le journaliste discourt, entre autre, des mécontentements causés par l'annonce de futures nouvelles lois de sécurité routière par la ministre des Transports, Julie Boulet, la semaine dernière. Ses mots m'ont amené à réfléchir à la pertinence des propos de ceux qui se plaignent alors qu'ils n'ont aucune raison valable de le faire.
Je m'explique. Prenons justement l'exemple de M. Fouquet à propos de la sécurité routière. De quel droit les gens ne respectant pas les règles de sécurité sur la route se plaignent-ils? Évidemment, ils peuvent donner leur avis, nous sommes dans une société où les opinions peuvent être exprimées librement. Mais franchement, méritent-ils seulement qu'on les prenne au sérieux?
François Fouquet image très bien ce que je veux dire. Il écrit, avec sarcasme : « Non, mais... Enfreindre ainsi la liberté de conduire vite ou de parler au cellulaire de la main droite pendant qu'on prend une gorgée de café de la main gauche en écoutant de la musique assez forte pour nous empêcher d'entendre des sirènes des véhicules d'urgence, c'est pas sérieux, quand même! Et puis, bloquer les camions à 105 km/h, ça équivaut à les empêcher de gagner leur vie. Et subitement, tout le monde aura un beau-frère qui conduit bien, et n'a pourtant jamais suivi de cours... ».
Il faut savoir que les nouvelles normes de sécurité routière se résument à ceci :
- Sanctions plus sévères pour les excès de vitesse et l'alcool au volant
- Radars photographiques et caméras aux feux rouges
- Interdiction du cellulaire au volant
- Cours de conduite obligatoires
- Installation de limiteurs de vitesse à 105 km/h sur les camions
Pour plus d'information à ce sujet, vous pouvez lire Sécurité routière : Québec amorce un virage.
Donc, ceux qui chialent contre ces modifications au code de la route le font pour quelle raison? Ils clament l'argument de l'atteinte à leur liberté. Leur liberté de quoi ? Celle de conduire trop vite, saoul et distrait. Alors c'est qu'ils n'ont pas compris la notion de liberté.
La liberté ce n'est pas de faire ce que l'on veut, quand on le veut. Ce n'est pas non plus l'absence de contraintes. Non, en fait la liberté se résume à cela : c'est le pouvoir d'agir selon notre volonté tout en respectant les autres.
Or, à moins que je sois devenu complètement débile et illogique, il me semble que de conduire de façon dangereuse sur la route en manquant de blesser ou de tuer quelqu'un à chaque fois n'est pas très respectueux de la liberté des autres de vivre et de conduire en paix. Je ne suis pas le premier à le dire, notre propre liberté s'arrête où celle des autres commence.
J'ai également entendu des gens se lamenter sur des dizaines d'autres sujets du genre. Toujours au nom de la « liberté ». Je pense à la loi anti-tabac, qui a faite des milliers de fumeurs mécontents. « Et notre droit de fumer ? C'est une atteinte à notre liberté». Votre droit de quoi !? Je m'excuse, mais il ne s'agit pas d'un droit, mais d'un privilège qui vous as été donné au siècle dernier, alors qu'il y avait un manque de connaissance sur le sujet et sur les conséquences de la cigarette. Maintenant que l'on sait, on devrait vous laisser la « liberté » d'intoxiquer volontairement votre personne et votre entourage ? C'est encore l'ignorance du fondement même de la liberté et l'égoïsme qui vous fait parler. Et la liberté des non-fumeurs de ne pas mourir d'un cancer des poumons à 35 ans à cause de votre choix de vous tuer à petit feu, vous y avez pensé?
Tout ça pour dire que, selon moi, les gens qui chialent sans raison valable ou sans connaître ce que signifie le mot « liberté » devraient parfois réfléchir davantage à leurs propos. Ils peuvent continuer à se plaindre, c'est leur droit. Ils ont même le droit de se sentir brimé. Mais ils devraient laisser de côté l'égoïsme et l'orgueil pour se dire que la liberté, ce n'est pas juste pour soi, c'est aussi pour les autres.