vendredi 13 juillet 2007
Ceux qui n'ont pas compris la notion de liberté
Ce matin, j'ai lu La Nouvelle et l'article de François Fouquet intitulé « Résumé de lectures... » m'a particulièrement interpellé. Le journaliste discourt, entre autre, des mécontentements causés par l'annonce de futures nouvelles lois de sécurité routière par la ministre des Transports, Julie Boulet, la semaine dernière. Ses mots m'ont amené à réfléchir à la pertinence des propos de ceux qui se plaignent alors qu'ils n'ont aucune raison valable de le faire.
Je m'explique. Prenons justement l'exemple de M. Fouquet à propos de la sécurité routière. De quel droit les gens ne respectant pas les règles de sécurité sur la route se plaignent-ils? Évidemment, ils peuvent donner leur avis, nous sommes dans une société où les opinions peuvent être exprimées librement. Mais franchement, méritent-ils seulement qu'on les prenne au sérieux?
François Fouquet image très bien ce que je veux dire. Il écrit, avec sarcasme : « Non, mais... Enfreindre ainsi la liberté de conduire vite ou de parler au cellulaire de la main droite pendant qu'on prend une gorgée de café de la main gauche en écoutant de la musique assez forte pour nous empêcher d'entendre des sirènes des véhicules d'urgence, c'est pas sérieux, quand même! Et puis, bloquer les camions à 105 km/h, ça équivaut à les empêcher de gagner leur vie. Et subitement, tout le monde aura un beau-frère qui conduit bien, et n'a pourtant jamais suivi de cours... ».
Il faut savoir que les nouvelles normes de sécurité routière se résument à ceci :
- Sanctions plus sévères pour les excès de vitesse et l'alcool au volant
- Radars photographiques et caméras aux feux rouges
- Interdiction du cellulaire au volant
- Cours de conduite obligatoires
- Installation de limiteurs de vitesse à 105 km/h sur les camions
Pour plus d'information à ce sujet, vous pouvez lire Sécurité routière : Québec amorce un virage.
Donc, ceux qui chialent contre ces modifications au code de la route le font pour quelle raison? Ils clament l'argument de l'atteinte à leur liberté. Leur liberté de quoi ? Celle de conduire trop vite, saoul et distrait. Alors c'est qu'ils n'ont pas compris la notion de liberté.
La liberté ce n'est pas de faire ce que l'on veut, quand on le veut. Ce n'est pas non plus l'absence de contraintes. Non, en fait la liberté se résume à cela : c'est le pouvoir d'agir selon notre volonté tout en respectant les autres.
Or, à moins que je sois devenu complètement débile et illogique, il me semble que de conduire de façon dangereuse sur la route en manquant de blesser ou de tuer quelqu'un à chaque fois n'est pas très respectueux de la liberté des autres de vivre et de conduire en paix. Je ne suis pas le premier à le dire, notre propre liberté s'arrête où celle des autres commence.
J'ai également entendu des gens se lamenter sur des dizaines d'autres sujets du genre. Toujours au nom de la « liberté ». Je pense à la loi anti-tabac, qui a faite des milliers de fumeurs mécontents. « Et notre droit de fumer ? C'est une atteinte à notre liberté». Votre droit de quoi !? Je m'excuse, mais il ne s'agit pas d'un droit, mais d'un privilège qui vous as été donné au siècle dernier, alors qu'il y avait un manque de connaissance sur le sujet et sur les conséquences de la cigarette. Maintenant que l'on sait, on devrait vous laisser la « liberté » d'intoxiquer volontairement votre personne et votre entourage ? C'est encore l'ignorance du fondement même de la liberté et l'égoïsme qui vous fait parler. Et la liberté des non-fumeurs de ne pas mourir d'un cancer des poumons à 35 ans à cause de votre choix de vous tuer à petit feu, vous y avez pensé?
Tout ça pour dire que, selon moi, les gens qui chialent sans raison valable ou sans connaître ce que signifie le mot « liberté » devraient parfois réfléchir davantage à leurs propos. Ils peuvent continuer à se plaindre, c'est leur droit. Ils ont même le droit de se sentir brimé. Mais ils devraient laisser de côté l'égoïsme et l'orgueil pour se dire que la liberté, ce n'est pas juste pour soi, c'est aussi pour les autres.
samedi 23 juin 2007
Harper refuse toujours Kyoto

Alors que le sénat a adopté hier une loi obligeant M. Harper à suivre le protocole de Kyoto, ce-dernier refuse de reconnaître cette loi :
"
Le premier ministre Stephen Harper a continué de minimiser la portée de la loi C-288, obligeant le gouvernement à respecter le protocole de Kyoto, qui a reçu la sanction royale vendredi. [...]
M. Harper a continué de s'appuyer sur trois décisions du président de la Chambre des communes, selon lesquelles le projet de loi C-288, présenté à l'origine par le député libéral Pablo Rodriguez, pouvait être débattu parce qu'il s'agissait d'une loi non budgétaire. Cela voulait dire que la loi, une fois adoptée, forçait le gouvernement à présenter un plan, mais ne l'obligeait pas à faire de dépenses pour le réaliser. [...]
En avril, le ministre de l'Environnement, John Baird, avait affirmé, étude à l'appui, que la réalisation des objectifs du protocole conduirait à une catastrophe économique au Canada. « Le gouvernement ne mettra pas de l'avant des mesures pouvant affaiblir l'économie canadienne », a martelé Stephen Harper, vendredi, ajoutant qu'il avait « le devoir de respecter et de protéger l'économie et les travailleurs »."
Radio-Canada
Et bien j'ai une question pour vous M. Harper : Quelle économie sauverez-vous lorsqu'il n'y aura plus de Canada? Je suis désolé, mais pour réparer les énormes erreurs que les générations précédentes ont faites au point de vue environnemental, il va falloir faire des sacrifices. Car à l'heure qu'il est, on ne peut pas tout avoir, il est déjà trop tard. Et qu'aimeriez-vous entendre dans les livres d'histoires de l'avenir? "Le Canada fût le premier pays à comprendre qu'il fallait sacrifier l'économie pour sauver l'humanité des désastres qu'elle avait elle-même créée." ou bien "Le Canada s'accrocha égoïstement à son économie pour un jour la voir disparaitre sous les eaux." ? L'économie est importante M. Harper. C'est votre échelle de priorité qui serait à revoir : entre l'environnement, et donc notre futur à tous, et l'économie vous préférez l'économie. Je trouve dommage que vous ne soyez pas immortel : ainsi au moins, vous pourriez voir les désastres et les malheurs auxquels vous avez participé.