Il y a plus d'un mois
Lucie a écrit "Ça donne le goût d'y aller et d'y croire, c'est vrai." à propos du billet Printemps en automne.


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Détails et dédales Le Passe-Mot
lundi 18 mai 2009 On ne dit pas... on dit... dernière partie
Dernier lexique franco-québécois! Cette fois j'ai décidé de présenter la chose différemment, en donnant un contexte aux expressions. Bonne rigolade!

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Sherbrooke, 8h00 du matin.

Herméningilde est dans la voiture et attend Gervaise pour aller à Montréal.

On note que les personnages ont tous deux des noms plutôt québécois!

Comme elle n'en finit plus de se pomponner, il lui dit, pour qu'elle se presse un peu :

Allez, moi je m'en vais.

Allez, moi je me casse.

ou encore

Allez, moi je me tire.

Et là tu as envie de dire : mais non, pas besoin de te tirer une balle dans la tête pour ça, ça vaut pas la peine!!!!!

On remarque aussi que les deux expressions suggèrent une certaine mutilation du corps (casser, tirer)... les Français seraient-ils masochistes? :P

Gervaise, outrée, termine quand même de se maquiller (en vitesse!) et saute dans

le char.

la voiture.

Un peu plus tard, Herméningilde demande à Gisèle :

Pourrais-tu s'te-plaît spotter Montréal sur la carte pis me dire comment on s'y rend?

Pourrais-tu s'il-te-plaît trouver Montréal sur la carte et me dire comment s'y rendre?

Spotter signifie "trouver un truc en particulier à travers une multitude d'autres trucs". C'est un anglicisme provenant du verbe anglais "to spot", soit "repérer" en français.

Gisèle s'exécute. Malgré tout, le couple n'arrive à Montréal qu'en soirée : le sens de l'orientation exceptionnel de Gisèle a à nouveau frappé.

Une fois

à l'épicerie

au supermarché

(oui, Herméningilde et Gervaise vont faire leurs courses à Montréal alors qu'ils habitent à Sherbrooke, à 160 km, il ne faut pas poser de questions), Gervaise voit une de leurs amies au loin. Elle dit à son mari :

Heille checke, c'est Jacynthe!

Regarde, c'est Jacynthe!

Herméningilde en doute, alors il dit à Gervaise :

Attends un peu. Es-tu sûr? M'a checker si c'est vraiment elle.

Attends un peu. Es-tu sûr? Je vais vérifier si c'est vraiment elle.

Checker est aussi un anglicisme (décidement!) provenant du verbe anglais "to check", soit "vérifier" en français.

Lorsqu'il s'approche d'elle, Jacynthe le reconnait tout de suite et lui saute dans les bras (Gervaise les regarde, perplexe). Après quelques minutes de discussion enflammée (Gervaise commence à se poser des questions), Jacynthe leur dit :

Je fais un pot d'anniversaire jeudi, vous venez?

Il n'y a à ma connaissance pas d'équivalent au Québec. Un pot est une petite réunion/fête où l'on boit, d'où le terme de pot. La particularité est que c'est le fêté ou la personne principalement concernée par le pot qui amène la nourriture et la boisson, et qui sert ensuite les invités. Un peu comme si on organisait sa propre fête d'anniversaire!

Et elle ajoute :

Si vous refusez, vous êtes vraiment plates!

Si vous refusez, vous êtes vachement pas amusants!

ou encore

Si vous refusez, vous êtes vachement pas tops!

Herméningilde et Gervaise acceptent, malgré les soudaines réticences de Gervaise, et disent au revoir à leur amie. (Ils se demandent aussi pourquoi celle-ci utilise tout à coup des expressions françaises.)

Entre ses dents, Gervaise murmure :

Quelle idiote!

Non mais quelle babache!
"Babache" est Ch'timi, un dialecte du nord de la France.

Herméningilde, qui a tout entendu, lui rétorque :

M'excuse, mais Jacynthe a l'avait des 99 et 100% dans tous ses cours à l'école, alors est loin d'être stupide.

Je m'excuse, mais Jacynthe avait des 19 et 20 sur 20 dans tous ses cours à l'école, alors elle est loin d'être stupide.

En France, le concept de note en pourcentage n'existe pas. Il s'agit le plus souvent de notes sur 20 ou sur 10, et non sur 100.

Gervaise, la larme à l'oeil, lui lance alors : "C'est ça, dit qu'elle est plus intelligente que moi! Moi aussi je sais que 1 et 1 font 11!".

Herméningilde, qui n'en croit pas ses oreilles, lui répond :

Hum... ma chérie, tu dois être un peu rouillée, parce que 1 et 1, ça fait 2, pas 11...

Merde, c'est que ça fait longtemps que tu n'as pas fait de calculs mathématiques, car 1 et 1 ne font pas 11, mais bien 2...

"Être rouillé" signifie que cela fait longtemps que nous n'avons pas exécuté une tâche, et que, par conséquent, nous avons du mal à nous souvenir comment faire ou encore à bien le faire.

Honteuse, Gervaise tente de se reprendre en disant :

C'est plate... j'étais pourtant si bonne en mathématiques à l'époque!

C'est dommage.. j'étais pourtant si bonne en mathématiques à l'époque!

Et, rouge comme une tomate, elle se dirige vers un kiosque de vente pour changer de sujet. Le vendeur lui crie :

Madame! Ici, en primeur, voici les tout nouveaux gâteaux Sugar and Cream!

Madame! Voici, avant leur sortie dans les autres supermarchés, les tout nouveaux gâteaux Sugar and Cream!

Gervaise, des étoiles dans les yeux (parce que les gâteaux sont roses, et qu'elle adore le rose), regarde son mari et lui dit tout de suite :

Wow! Y'ont l'air écoeurants! On en prend!?

Sensas! Ils ont l'air super! Allez, on en prend!?

"Écoeurant" en France est plutôt utilisé dans le premier sens du mot, c'est-à-dire "dégoûtant", alors qu'au Québec il peut parfois, selon le contexte, signifier totalement le contraire.

Herméningilde refuse, sous prétexte que le rose-bonbon des gâteaux suggère fortement l'utilisation de produits chimiques dangereux lors de la confection de ces-derniers. Gervaise, boudeuse, chiale :

"Chialer" signifie "pleurer" en France et "se plaindre" au Québec.
T'es dont ben plate!

Tu es chiant, tu me saoules vachement.

Pour se faire pardonner, Herméningilde lui offre d'acheter du

sirop de maïs

Je n'ai jamais réussi à trouver du sirop de maïs en France, personne ne savait de quoi il s'agissait. En fait, c'est un sirop essentiellement composé de glucose extrait d'amidon de maïs souvent utilisé dans la confection de desserts et de confiseries.
 
afin de concocter un dessert de son choix. Gervaise accepte, mais quitte le kiosque en fixant les gâteaux roses, la boule à la gorge (c'était vraiment TRÈS important pour elle).

Les courses terminées, le couple retourne à Sherbrooke. Sur l'autoroute, une

brève période de grêle violente qui tombe sans avertir

giboulée de mars

les surprend, mais ils arrivent tout de même chez eux sains et saufs. Néanmoins, à cause de la température, Herméningilde attrape

une bonne grippe d'homme.

la crève.

Gervaise s'occupe donc de lui en lui servant un bon bouillon de poulet. Réconciliation. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Et cessèrent d'aller à Montréal pour faire leurs courses.

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Vous pouvez également lire les billets lexicaux précédents :
- Première partie : On ne dit pas... on dit...
- Deuxième partie : Non mais vraiment, on ne dit pas... on dit...
- Troixième partie : Coudonc, vous êtes durs de comprenure, on ne dit pas... on dit...
(9)
vendredi 15 mai 2009 Passer des pâtisseries à la poutine
Vendredi, dans la même journée, j'ai mangé du pain français et je me suis régalé d'une poutine (miam!!!!)­. C'est que je quittais l'Europe pour retourner au Québec. Et je dois dire que ça me fait encore, cette semaine, un peu étrange d'entendre parler québécois partout autour de moi, je distingue des expressions purement québécoises que je n'aurais jamais discernées avant dans les conversations autour de moi. Ça, les montagnes et les grosses voitures...

Suis-je content d'être de retour (question gagnant le prix de popularité haut la main depuis vendredi)? Dur à dire. Je me rends compte que j'aime bien ce petit coin de pays finalement, même si ça n'a rien à voir avec Lille. Rien à voir. Je suis content, aussi, de revoir ma famille et mes amis, ça c'est clair. Mais plusieurs choses me manquent, à commencer par les pâtisseries (vous êtes surpris je suis sûr), puis le métro, la Grand' Place, l'accent (oui, même l'accent!), les gens là-bas... Il me faudra un temps pour redevenir québécois à part entière, et je me demande si je l'aurai ce temps, comme je repars en Angleterre le 3 juillet...

M'enfin, pour l'instant, ça va, le décalage horaire ne m'a pas trop affecté, sauf pour une légère fatigue en après-midi (normal c'est la nuit), et un réveil vers 6h00 du matin (normal il est déjà midi). C'est une trace de là-bas qui persiste et que je ne rechigne pas à avoir...

Pour finir, voici quelques photos de nos derniers jours à Paris où nous avons visité le château de Vincennes et pénétré dans les catacombes de Paris :








En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus.

(1) Paris, Paris, Paris!
(2) L'entrée du château de Vincennes.
(3) Le donjon du château de Vincennes.
(4) Vue du donjon du château de Vincennes.
(5) La cour du château de Vincennes.
(6) Dans les catacombes de Paris... de vrais os empilés. On discerne même un motif et un certain sens artistique dans la disposition de ces os...
(7) Mouhaha, avez-vous peur?
(8) La mort nous attend dans les catacombes de Paris!
(6)
jeudi 14 mai 2009 Venise


Dans l'avion, au dessus des Alpes dont on peut voir les pics enneigés, nous sommes impatients d'enfin poser pied à Venise. Le voyage est planifié depuis déjà quelques mois, c'est l'aboutissement de notre séjour en Europe. J'ai quitté Lille avec une boule à la gorge, mais au moins l'air salé de Venise est là pour m'accueillir. Nous arrivons tard le soir, exténués, mais nous apprécions tout de même le vaporetto - bateaux de Venise qui font office de système d'autobus et qu'on nomme vaporetto par habitude, puisqu'ils fonctionnaient autrefois à la vapeur - qui nous amène à notre auberge de jeunesse. Et l'air marin, froid mais réconfortant, qui glisse sur nos vêtements et sur notre peau et qui se fait déjà une place dans nos souvenirs.

Le lendemain matin, une vue splendide, presque irréaliste, nous attend devant l'auberge. C'est l'immense canal séparant l'île de Giudecca et le quartier Saint-Marc qui nous dévoile sa beauté, avec tout l'éclat et la grandeur que je lui connais maintenant. Nous ne pouvions nous attendre à cela le soir précédent, nous sommes émerveillés. Après un petit-déjeuner sommaire de pain et de... pain, nous fonçons à vive allure à travers ce spectacle vivant de lumière et de couleurs pour nous rendre, par vaporetto, bien sûr, à la place Saint-Marc, tout près.
 
Je pense à Venise et à Marc, deux amis, quand je découvre cette plazza faisant partie du patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est que l'ironie est à son paroxysme quand on y pense : Marc qui est le mari de Venise, la femme, et Saint-Marc le patron de Venise, la ville. La Basilique et le Palais des Doges nous surplombent, mais nous décidons d'admirer les détails de leur architecture le lendemain devant la longueur des files pour s'y introduire. Le musée Correr nous tente davantage, pour ses peintures et ses salles sur l'histoire de la ville, et nous arrivons même à prendre une photo magnifique de la place par la fenêtre du musée - c'est pourtant interdit!

En sortant du musée, nous nous dirigeons vers l'Arsenal, le chantier naval qui a vu naître l'empire vénitien, puis nous nous promenons un peu à travers les ruelles et les canaux. On comprend rapidement la réputation de labyrinthe de Venise, avec ses culs de sacs et l'impossibilité de traverser les canaux sauf à l'aide de ponts qui ne sont pas si fréquents qu'on pourrait s'y attendre. Notre but est de rejoindre la Ca'Macana, une maison-boutique de masques vénitiens que Sabrina a trouvée sur le net. Il faut dire que les masques à Venise, c'est quelque chose, une véritable tradition : comme j'aurais aimé voir le carnaval de Venise avec tous ses gens costumés! On finit par trouver l'endroit, puis, après quelques promenades supplémentaires et un souper de pizza et de pâtes - évidemment! - , nous retournons à l'auberge pour ne retrouver la place Saint-Marc que de nuit, illuminée, mais pas autant que la Grand' Place de Lille...

Pour pouvoir se promener à travers les étales des marchés de Venise près du Pont du Rialto, nous nous levons tôt le matin suivant. Le trajet en bateau est plutôt long vers Rialto, mais nous aimons nous faire bercer par les flots. Malheureusement, peu de kiosques sont ouverts au marché et seuls des fruits et légumes sont offerts. Nous sommes déçus, mais tout de même content d'avoir visité ce quartier et vu le pont le plus connu de Venise. Le reste de notre avant-midi se passe dans le ghetto juif. Nous nous informons aussi pour le prix d'une promenade en gondole, mais ce dernier nous fait peur : 80 euros. On repassera.

C'est en après-midi que nous retournons à la place Saint-Marc pour visiter la basilique et le Palais des Doges. Ce dernier nous impressionne grandement, tant par son architecture qui en impose que par son histoire en tant que résidence des doges, les dirigeants de la feu république de Venise. L'or, le bois brillant, les plafonds peints et la pierre me rappellent un peu le château de Versailles, mais en encore plus émerveillant et diversifié. En même temps, les toits du palais nous protègent des quelques minutes de pluie seulement qui ont fait partie de notre voyage sans que nous ne nous en rendions vraiment compte. Lorsque nous sortons des voûtes et des arcs du palais, le beau temps revient rapidement et nous permet de faire une dernière promenade sur les rives de Venise, avant le souper puis le retour.

Même si je ne suis pas trop "souvenir matériel", je me suis quand même acheté un masque qui m'obsédait depuis la première journée. Il était trop beau et intrinsèquement lié à l'endroit pour que je le laisse là-bas. Je ne regrette pas du tout d'avoir choisi Venise comme destination finale de notre séjour en Europe. Un autre monde que cette ville sur l'eau.


Encore des photos




En photos

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Dans le texte
(1) Vue de Venise depuis le pont du Rialto.
(2) Venise vue de ma chambre.
(3) Place Saint-Marc.
(4) Les canaux, ruelles et gondoles de Venise.
(5) Oh sole mio!
(6) Le Palais des Doges.

Section "Encore des photos"
(1) Venise, tout simplement.
(2) Venise et ses campaniles (clochers).
(3) Tout près de notre auberge.
(4) Les masques vénitiens.
(5) Rive côté place Saint-Marc du canal séparant l'île de Giudecca et le quartier Saint-Marc.
(6) Typiquement italien!

En video

(5)
jeudi 30 avril 2009 The terrible lost of my internet connection
Quand?
Ce soir, minuit, heure de Paris, un drame se produira.

Quoi?
La perte de ma connexion internet.

Raison?
Et bah... je quitte Lille samedi pour me rendre à Venise, puis Paris, puis... revenir au Québec. Donc j'ai résilié mon abonnement qui se termine évidemment à la première heure le 1er mai.

Conséquences?

Je serai difficilement joignable d'ici mon retour à Sherbrooke, le 8 mai. Je ne pourrai donc rien publier sur Venise avant mon retour!! Bouhou! :'( Je me connecterai dans des cafés quelques fois, mais simplement pour voir si j'ai des mails importants.

Ralala... je ne veux pas quitter Lille...

M'enfin... à bientôt au... au... Québec?
(8)
jeudi 30 avril 2009 Lille. Québec. C'est pareil.


Et oui, j'ai appris cette semaine, indirectement grâce à Helenablue, que le blason de Lille arborait fièrement la fleur de... lys! Lille, lilia en latin, ça vous dit quelque chose? Lilia signifie lys.

Voilà pourquoi j'aime tant Lille!
(6)
lundi 27 avril 2009 Panorama


Un trucage, bien entendu, puisque je ne possède pas d'appareil à deux million d'euros qui permet de faire des photos panoramiques, mais j'ai une certaine capacité à pivoter sur moi-même et à utiliser Photoshop, haha.

Découvrez donc la Grand' Place de Lille en panorama! Cliquez sur l'image.
(1)
samedi 25 avril 2009 Caroline à Lille!


Évidemment, il n'était pas question d'aller en France sans voir Caroline, notre chroniqueuse française de La Recrue! Et ce n'est pas moi qui suis allé la voir à Paris, mais bien elle qui nous a fait l'honneur de sa visite à Lille. Super, car en même temps elle allait pouvoir découvrir Lille et, nous, lui faire visiter la ville, ce que je rêvais de faire depuis longtemps!

Aprè s s'être bien rempli le ventre (et excitées les papilles gustatives!) au restaurant Renaissance, nous nous sommes promenés sur la Grand' Place et dans les ruelles environnantes. Arrêt obligé, bien sûr, la chocolaterie du Chat bleu, mais aussi les libraires de livres usagés de la Vieille Bourse et le Furet du Nord, où Caroline a été étonnée du choix offert par la librairie - on le remarque aisément quand on fait le compte des livres qu'elle y a acheté! Selon elle, les Émile Zola ne comptent pas, mais ça, ce sont ses règles de calcul à elle! :P Nous avons également fait un détour par la place de la République et par la Porte de Paris, puis avons terminé la journée par un café où nous avons entre autre parlé de son voyage au Québec. Franchement, Caroline a fait honneur à l'opinion que j'avais d'elle par le monde virtuel - pas tant que ça! - du web : une fille dynamique, généreuse et... passionnée de littérature. ;-)

Bref, une journée splendide - contre toute attente, il n'a pas plu! - pour une rencontre tout aussi charmante. Merci à Caroline pour cette belle journée, et aussi pour ses deux présents, des chocolats à mon nom, Maxim's de Paris, et un livre qui semble très intéressant : Paris l'instant de Philippe Delerm, qui présente des textes liés à des photographies de la ville lumière (par Martine Delerm). Bien hâte de le lire... et de le contempler!

À la prochaine Caro! Peut-être au Québec... ^^
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jeudi 23 avril 2009 Paquet du Docteur Lapré!
Non, je ne suis pas malade. Le Docteur Lapré est en fait mon amie Marie-Pier qui étudie pour devenir docteur, et éventuellement joueuse-dans-des-corps-humains-avec-le-sourire-et-la-joie-de-vivre. :P Et elle m'a envoyé un paquet! (ne contenant aucun morceau de corps humain, à mon grand étonnement, mais aussi à mon grand bonheur ^^) Pas n'importe lequel, avec une lettre bien sûr (je l'adore), mais aussi des photos de cabane à sucre (je l'idôlatrise) et des suçons au sirop d'érable! (elle est mon dieu) Vous comprendrez que j'étais fou de joie!

Maintenant, reste à savoir si je vais arriver à ne pas manger les quatre suçons à moi seul dans les prochaines minutes... faudrait pas exagérer quand même! Je vais ESSAYER de partager, haha.

MERCI MARIE!
(1)
mercredi 22 avril 2009 Et le décompte commence...
Oui, je sais, cela fait longtemps que je ne vous ai pas fait part de quelques tranches de ma vie ici. C'est que j'étais occupé à les beurrer en préparant la présentation que j'aurai à faire de mon stage de retour au Québec. D'ailleurs, j'aurais dû continuer aujourd'hui, mais, remerciez quelques problèmes techniques, je vais plutôt mettre à jour mon blogue.

Je vous avais laissé sur le sucre à la crème, la semaine dernière, car, rappelez-vous, je préparais un pot de départ pour la fin de mon stage au labo. Et bien cette dernière semaine et ce pot ont eu lieu, et j'ai toujours du mal à croire que mon stage est terminé, étonné à chaque matin de ne pas pousser cette grande porte bleu qui fait office d'entrée au laboratoire. Pour que je les oublie encore moins, mes collègues m'ont fait la surprise d'un t-shirt du Gallodrome de Lille, un truc super marrant faisait allusion au fait que l'été dans le nord est synonyme de... pluie. Forever Nord Summers. Et pour me rappeler que "ils sont sympa ichi quand-même", ce que je ne risque vraiment pas d'oublier, t-shirt ou pas!

Mais je vous imagine, impatients, vous posant la question ultime : alors, alors, dis-nous, le sucre à la crème, ils ont aimé les Français?! Bah oui, je vous comprends de vouloir savoir, moi-même j'avais très hâte de leur voir la tronche une fois le sucre leur fondant dans la bouche. Bien qu'il soit toujours possible que la politesse ait trafiqué les calculs, semblerait que certains aient bien aimé, allant jusqu'à en apporter chez soi, ou mieux, me demander la recette. D'autres sont plutôt restés perplexes face à ce cube haut en sucre et en gras, mais on ne peut pas leur en vouloir, le sucre à la crème ne faisant pas l'unanimité au Québec non plus. Ceux-là ont plutôt dirigé leur estomac vers la trempette - je traduis pour les Français : légumes que l'on "trempent", d'où le nom, dans une sauce souvent à base de mayonnaise et de crème fraîche - ou encore les chips-tuiles. Il y en avait pour tous les goûts, et ce fût selon moi - si on oublie que la moitié du Vieux Lille que j'avais acheté a coulé par terre quand j'ai ouvert la bouteille - un pot réussi.

De tout ça, j'aurai le souvenir d'un stage vraiment génial avec des gens supers.  J'y ai appris des tonnes de choses, et je ne peux que remercier Valérie et Patrick de m'avoir si bien accueilli parmis eux. Je pense qu'un stage en laboratoire scientifique est déjà une expérience unique, mais coupler cela avec les mots "à l'étranger" surpasse tout. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en venant faire mon stage au PC2A, et, aujourd'hui, je peux dire que j'ai bien fait de tenter ma chance et d'aller de l'avant dans ce projet. Encore merci tout le monde!

Par contre, il y a une chose que tout cela veut dire... le décompte commence. Plus que 17 jours avant mon retour au Québec, et seulement 11 jours avant que je n'aie à m'arracher à Lille. C'est ce qui sera le plus douloureux, j'en ai bien peur, de lever bagages et de dire adieu à cette ville avec laquelle je suis tombé amoureux dès les premières secondes et où j'ai vécu pendant 4 mois. Lille. Je viendrais y vivre si ce n'était de mes amis et de ma famille au Québec, je le dis très sérieusement. La Grande Place, Rihour, République-Beaux-Arts, la gare et sa fontaine...Lille.

J'éviterai quand même de verser des larmes tout de suite, car ce n'est pas fini, loin de là. Vendredi midi, si tout s'enchaîne comme cela le devrait, je déjeunerai avec Helenablue, Lilloise et blogueuse exceptionnelle! Et samedi, c'est Caroline qui viendra à Lille. Vous vous doutez que je suis impatient d'enfin la rencontrer en vrai et de lui faire découvrir la métropole du Nord!

Bien sûr, je vous tiendrai au courant de ces deux rencontres qui s'annoncent fort intéressantes. Bonne semaine!
(4)
mardi 14 avril 2009 Le jour où je devins saint...
Ce matin, j'arrive au labo, et , ne m'y attendant pas une seconde, Valérie me dit " Bonne fête"! Je la regarde, pas trop sûr si c'est une blague ou non. Elle me dit "C'est la Saint-Maxime aujourd'hui!".

Et oui, j'avais presque oublié qu'ici, en France, on fête les gens qui portent le nom du saint de la journée. Il faut donc distinguer "Bonne fête" de "Bon anniversaire", qui lui concerne bien la fête du jour de naissance d'une personne.

Résultat, Louise et Valérie me font la bise. Que c'est dur d'être fêté! :P
(2)
lundi 13 avril 2009 Weekend de Pâques



Peu de choses à dire sur cette semaine, sinon que nous avons profité du beau temps pour nous promener à Lille, que nous sommes retournés au Furet du Nord, avons succombé à la gourmandise en allant chercher deux bonnes pizza à Villeneuve d'Ascq pour Pâques - ah mon dieu, de la pizza à Pâques! - et avons écouté un bon film, Entretien avec un vampire, pour relaxer. Oh, sans oublier un peu de popotte, car nous avons fait un dessert typiquement québécois pour le pot que je ferai vendredi au labo pour mon départ : du sucre à la crème! Que nous avons réussi à part ça, presqu'un miracle pour une première fois. Tout ça grâce à ma grand-maman chérie! Merci grand-mouma!

Cette semaine est ma dernière semaine de travail, et même si j'ai adoré mon stage, je suis content, car j'aurai 3 semaines de vraies vacances. Par contre, cela va surement faire drôle de ne plus voir Valérie, Patrick, Louise, Étienne, Maxence, Marion et Cédric, mes responsables et collègues de travail, presque tous les jours.  M'enfin, j'ai bien hâte de voir ce qu'ils penseront du sucre à la crème. haha

Bonne semaine à tous!

En photos

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(1) Sab, encore en train de manger des bonbons! :P
(2) Le Furet du Nord... j'ai pris une photo, pas pu résister!
(3) Moi coupant minutieusement le sucre à la crème.
(4)
dimanche 05 avril 2009 Appuyer sur pause pour un weekend...


... ce qui est en partie vrai et en partie faux. Nous ne sommes allés nulle part en dehors de la France ce weekend, nous sommes restés tout douillets à Lille. Après un mois de voyages intenses (il n'y a pas un weekend où nous ne soyons pas allés découvrir de nouveaux lieux), cela fait du bien!

Par contre, on ne peut pas dire non plus que nous nous soyons amusés à ne rien faire. Ce serait un gaspillage de temps en sol français, voyons! haha. En fait, nous en avons profité pour voir le Zoo de Lille, un tout petit zoo plutôt sympa, et pour retourner au marché Wazemmes. J'y cherchais entre autre Le second livre de la jungle, que je n'ai malheureusement pas trouvé. Meilleure chance la prochaine fois? J'en suis quand même revenu avec des cocos de Pâques (ben quoi, ça fait déjà deux semaines que j'y pense depuis que j'en ai vu dans je ne sais plus trop quel pays - rappel je-me-pense-bon ici du fait que je voyage beaucoup, haha -, je n'ai pas pu résister cette fois-ci!) et un succulent sandwich de thon, oeuf, salade, tomate et mayonnaise.... oui, OUI, JE SAIS, je parle encore de bouffe!!!!!! Cesse Maxime, cesse!

Mais le point le plus important du weekend, c'est certainement la présence de Arisa à nos côtés! Vous vous souvenez, la Japonaise? Celle qui travaille aussi avec Valérie au labo? Et bien nous l'avons invité à ce joindre à nous pour ces deux activités, et je dois dire qu'elle a mis de la vie! Super marrante, elle nous apprend plein de trucs intéressants sur le Japon, comme le fait qu'il y a des zèbres! (surpris? moi aussi!) Depuis, on s'échange des mails à n'en plus finir, tellement qu'elle sait maintenant que l'un de mes surnoms est Jesus. Vraiment, elle est super!

Voila, c'est à peu près tout pour cette semaine. Nous ne sommes pas allés loin, mais entre découvrir un nouveau pays, et rencontrer une personne aussi charmante qu'Arisa, est-ce que qu'il y a vraiment une différence? Prochaine fin de semaine, même plan de repos.

Bonne semaine!



Encore des photos




En photos
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Dans le texte
(1) Moi, Sabrina et Arisa au Zoo!
(2) Merde, déjà oublié le nom de cet animal!
(3) Arisa et ses baguettes de pain!
(4) Il essayait de se cacher, mais je le voyais, moi!

Section "Encore des photos"
(1) A little bird.
(2) Arisa qui fait encore une drôle de tronche sur la photo. ^^
(4)
dimanche 29 mars 2009 A day in London
 


Did I ever said I just love the british accent? Et bien j'ai profité de mon samedi à Londres pour bien l'écouter, m'en imprégner, avec un sourire constant sur les lèvres. Nous partions avec une liste à n'en plus finir d'endroits incontournables à visiter, d'églises, de manoirs et de palais à contempler. Évidemment, nous n'avons pas visité le quart de ce que nous aurions voulu voir, car on ne peut pas espérer tout voir de Londres en une seule journée. Il a fallu choisir, bien souvent en fonction de la distance nous séparait de chacun des lieux - Londres est si grande! Mais peu importe, car nous étions si content de finalement pouvoir poser les yeux sur la ville qu'une heure nous aurait comblée. Il faut dire que, vu le prix des billets de trains Lille-Londres, nous avions plutôt abandonné l'idée. L'affiche sur le babillard de la résidence est donc apparue comme un véritable miracle : l'université de Lille 3 organisait une sortie dans la capitale du Royaume-Uni!

Ainsi, nous nous sommes retrouvés à la station de métro Pont de bois de Lille, pour rejoindre le car, direction l'Eurotunnel! Pour ceux qui ne connaissent pas l'Eurotunnel ou très peu - comme moi avant de l'avoir emprunté -, il s'agit d'un tunnel ferroviaire de près de 50 kilomètres qui passe sous la Manche et qui relie la France au Royaume-Uni. Jusque là, c'est impressionnant, mais pas autant que l'utilisation qu'il en est fait. Comme je l'ai dit, c'est une voie ferroviaire. Vous vous demandez peut-être alors comment un bus peut emprunter une telle voie? Et bien de la seule façon possible, c'est-à-dire en prenant place dans un train! Mais attention, pas comme un vulgaire passager (à ma connaissance, ils n'ont pas encore inventé de bus assez petit qui puisse réserver un siège de TGV), mais dans un train spécial servant justement à transporter les véhicules et leurs passagers du pays français au pays anglais et vice-versa... un peu comme un traversier, mais sur rame! Néanmoins, claustrophobes s'abstenir : être enfermé dans un bus, contenu dans un wagon de train, lui-même confiné à la largeur du tunnel, c'est n'est certainement pas une expérience de rêve pour vous!

Cinq heures après avoir quitté Lille, nous étions en Grande-Bretagne, à Londres, les passagers du bus en panique parce que nous passions devant le parlement britannique et son fameux clocher Big Ben et que tout le monde avait peur de rater sa chance de prendre une photo du monument historique. Le calme de retour, notre chauffeur - j'ai presque l'impression de parler d'une limousine - nous déposait place Waterloo, où il allait également nous reprendre en soirée. Important toutefois de se souvenir que l'heure de Londres est l'heure GMT - une heure de moins qu'en France - , le district de Greenwich dans lequel nous sommes passés le prouvant, question de ne pas arriver une heure en retard au rendez-vous du retour.

Tout de suite, Sabrina et moi tombons d'accord, il faut voir le Palais de Buckingham, là où la reine d'Angleterre réside. Pas pour la reine en tant que telle - parce que vous connaissez ma "réticence" à la considérer comme "notre" reine -, mais pour les cérémonies, la richesse et le faste de la royauté qui, bien qu'évoquant aussi des temps durs de quasi-dictature, m'ont toujours fascinés. La famille royale m'intéressait en tant que représentante d'une époque depuis longtemps révolue et qui, pourtant, a toujours eu un charme et un attrait irrésistible à mes yeux. Pour se rendre au Palais, nous passions d'abord par le St James's Park, qui nous dévoilait ses parterres de fleurs et ses promenades. Nous nous y arrêtions pour une pause déjeuner (simple sandwich au thon, ce pourquoi je ne vous en parlerai pas pendant pour 2 paragraphes comme je l'ai parfois fait auparavant) et pour découvrir, par pur hasard, un mémorial en l'honneur de la princesse Diana. Puis nous nous dirigions vers la place du Buckingham Palace, où nous devions traverser quelques rues - chose périlleuse quand nous ne sommes pas habitués à ce que les voitures roulent à gauche - avant de pouvoir rejoindre la foule déjà présente aux abords des grilles du palais. Malheureusement, nous ne vîmes pas la reine - qui était présente vu le drapeau sorti sur le mat du somptueux édifice -, ni les gardes royaux avec leur chapeau-plumeau, mais nous eûmes la chance de voir passer des gardes royaux à cheval, en pleine rue, devant le palais.

Notre prochaine destination était le bâtiment de la garde montée. Nous longions à nouveau le parc St-James, croisant çà et là un taxi noir typique de Londres, tout en courbes et reluisant de propreté. En chemin, je demandais à un policier de me situer sur une carte quelques autres endroits que nous voulions voir, et celui-ci me répondait très gentiment avec son accent british... j'étais à deux doigts de lui demander de répéter devant la caméra. Après quelques minutes de marche seulement, tout au bout du parc, nous bifurquions à droite, apercevant déjà l'énorme bâtiment de pierres blanches du musée de la garde royale montée. Et c'est là que nous pûmes voir ce que tout touriste à Londres souhaite voir : des gardes royaux, complètement immobiles, ne parlant ni ne respirant - ils respirent quand même un peu, on le souhaite pour eux. Toujours pas de chapeau-plumeau, mais nous survivions à la déception : nous ne tenions pas tant que ça à faire le ménage.

Dans l'espoir d'avoir une vue panoramique sur Londres, nous traversions ensuite la Tamise sur la passerelle piétonnière du Hungerford Bridge afin de nous rendre au London Eye, une immense grande roue avec cabines vitrées permettant d'avoir cette vision panoramique que nous recherchions. Mais le prix d'un tour nous fît sursauter : 15 livres sterling, soit la moitié des livres que nous avions apportés avec nous, avec notre maigre budget d'étudiant. Nous abandonnions donc l'idée, et choisissions plutôt de vivre l'expérience unique du Fright Club, situé juste à côté, un lieu proposant un concept proche de la maison hantée, mais avec un scénario et des acteurs interagissant directement avec nous - et envers lesquels il était difficile d'avoir confiance lorsque, par exemple, ceux-ci nous demandaient de nous coller face au mur... Le tour ne durait que 12 minutes, mais était fort bien monté et très inventif. Ce n'est certainement pas une attraction centrale de Londres, mais je conseille à tout le monde!

Comme si tout était prévu, une pluie commençait à tomber lorsque nous sortions du Fright Club - et oui, c'est Londres! - , peut-être pour nous aider à nous remettre de nos émotions.  Cela ne nous empêcha toutefois pas d'enfin nous diriger d'un pas senti  - et qui le devint encore plus lorsque la pluie se transforma en grêle - vers le parlement britannique pour le voir de plus près. Les détails architecturaux présents sur cette grande œuvre humaine étaient à couper le souffle. Et je le perdais, le souffle, à force de prendre des photos, de Big Ben et du Palais de Westminster dont il fait partie. Une centaine de photos, au moins, ont résulté de ma rencontre avec l'immensité et l'achèvement du lieu, que je pris sous tous les angles. Je serais sans aucune objection resté devant l'édifice et son aura de grandeur toute la journée, mais nous profitions aussi de notre présence tout près de l'abbaye de Westminster pour en visiter la façade, car l'église était malheureusement fermée à cette heure de la journée.

Décrochant notre regard de Big Ben après avoir entendu le son de sa cloche, nous commencions à retourner vers la place Waterloo, car le temps passait et nous voulions avoir le temps de dîner (souper) avant l'heure du retour, tout en s'approchant de notre lieu de rendez-vous avec les autres. Nous décidions quand même de nous rendre à Trafalgar Square avant de manger, pour y voir les statues érigées en mémoire de la bataille de Trafalgar qui opposa la France et l'Espagne à l'Angleterre en 1805, en particulier les statues de lions desquels ont dit qu'elles auraient été faites à partir du métal de la flotte française vaincue par l'Angleterre. Suite à ce court détour, nous entrions dans un petit resto-pub anglais pour y manger un succulent fish 'n' chips, met traditionnel anglais, dont la recette de chapelure était à base de bière et qui était servi "with mashed peas and tartar sauce" (purée de pois et sauce tartare). Pour faire descendre le tout, nous marchions ensuite dans les rues environnantes jusqu'à 18h15, heure prévue du retour. Le Two Tower Bridge fût la dernière chose que nous vîmes à travers les vitres du car avant de quitter Londres.

Parce que j'espérais depuis longtemps m'y rendre, Londres aura été l'un des plus beaux voyages que j'aurai fait durant la période de mon stage. J'ai hâte de retourner en Grande-Bretagne en juillet avec Dominique, je sens que ce pays me plaira tout autant que la France!

En savoir plus sur Londres
Londres, située au sud-est de la Grande-Bretagne, est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni, elle fût également pendant des siècles, la capitale de l'Empire Britannique. Fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains (Londinium), Londres était la ville la plus peuplée du monde au XIXe siècle, et le Royaume-Uni était le plus vaste empire du globe. En nombre d'habitants, Londres est aujourd'hui largement dépassée par de nombreuses mégapoles mais, de par son rayonnement, elle reste une métropole de tout premier plan. Centre politique, siège du Commonwealth, Londres dispose d'une puissance économique considérable, due notamment à son statut de premier centre financier mondial. (Source, Wikipédia)

Encore des photos









En photos

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Dans le texte
(1) Garde royal... hey, il triche, il me regarde!
(2) Londres et ses autobus rouges à deux étages.
(3) Typique de Londres quoi!
(4) St James's Park.
(5) Le Palais Buckingham.
(6) Le fameux taxi londonien!
(7) Il rode, il vous jette un regard angoissant, c'est le professeur fou, qui vous incite à visiter le Fright Club!
(8) Bon... ça se passe de commentaires non?
(9) Trafalgar Square.

Section "Encore des photos"
(1) Le parlement britannique!
(2) La Garde Royale montée qui passe devant le palais!
(3) Big Ben et la Tamise.
(4) Le musée de la garde royale montée.
(5) Non mais là, j'étais quand même pas pour ne pas prendre cette photo!
(6) La police montée de Londres! (Décidemment, ils aiment ça les chevaux.)
(7) Sab et moi devant (tellement devant qu'on le cache!) le Burkingham Palace.
(8) La Tamise!
(9) Waterloo Place, où nous avons débarqué du bus.
(10) Une entrée sur la cour extérieure du Buckingham Palace. On peut aussi voir l'armoirie dorée de la famille royale.

En vidéo

(8)
dimanche 22 mars 2009 Cologne - Köln


Si j'avais déjà senti le parfum de l'Eau de Cologne, j'étais loin de me douter qu'un jour je respirerais celui de la vraie eau de Cologne, l'eau fluviale du Rhin. En fait, jusqu'à il y a encore quelques semaines, Cologne n'était pour moi rien d'autre qu'un parfum. La ville d'Allemagne, j'allais la découvrir ce weekend, fébrile à l'idée de passer une nouvelle frontière et de m'essayer au décryptage de la langue allemande.

Ainsi, après plus de cinq heures en car, l'immense cathédrale de Cologne pointait ses deux grandes tours à l'horizon. Notre premier acte fut de déjeuner sur la  vaste place l'entourant, un délicieux sandwich au poulet en main et l'admiration dans les yeux. Évidemment, nous n'allions pas rater d'y pénétrer pour la voir de l'intérieur, comprendre comment une telle immensité est possible architecturalement. Parce que cette haute église est la troisième plus grande au monde, il était aussi inévitable de faire l'ascension de l'une de ses tours, l'idée étant aussi de voir le plus beau panorama qu'il existe de Cologne. 509 marches, escalier en colimaçon... la montée est pénible mais vaut tous les essoufflements. Parce que tout en haut, ce n'est pas que le Rhin, les bâtiments médiévaux et la ville que nous pouvons admirer dans toute sa grandeur, c'est aussi l'architecture d'une cathédrale qui ne donne pas sa place dans le domaine.

Beaucoup plus bas (il faut bien revenir sur terre un jour!), les petites ruelles colorées et les rives du Rhin nous attendaient. Alors que nous nous dirigions vers le musée du parfum, l'âme d'une petite rue enfermée entre de grandes façades rouges, jaunes, bleues et blanches nous attira par sa beauté, et, comme une mouche attirée par la lumière, nous ne suivions rapidement plus du tout le trajet que nous nous étions fixé. Était-ce l'odeur et l'air rafraîchissant du Rhin qui nous possédait? Bien possible, car nous débouchions sur de grandes places bordant le fleuve, où l'éclat des façades multicolores se mêlait au charme de la haute tour d'un château et au bruit des vagues sur le muret séparant la terre de l'eau. Nous ne pouvions nous empêcher de sourire devant cette ambiance estivale, provoquée par la chaleur, les nombreuses terrasses et les marchands de eiscreme (glace) présents. Sabrina riait de moi parce que j'allais jusqu'à me coucher par terre pour prendre la photo parfaite - celle tout en haut -, des chiens se baladaient dans les parcs et moi je lorgnais déjà la crèmerie la plus proche. Nous profitions donc d'un cornet de crème glacée - la gourmandise, toujours la gourmandise! - assis sur un vieux muret.

Comme nous ne voulions surtout pas venir à Cologne sans poser le pied à l'endroit, précis, où la fameuse Eau de Cologne a été inventée, nous quittions ce lieu de légèreté et de folie printanière pour, à nouveau, nous diriger vers le musée Farina, fragrance museum, musée du parfum. La visite était captivante, les apprentissages innombrables. Nous apprîmes entre autre, à l'aide d'un audio-guide - français, hourra! -, que l'Eau de Cologne, créée par Giovanni Maria Farina au 18e siècle, était le parfum préféré des souverains d'Europe en son temps, dont Louis XV, Napoléon et Élizabeth d'Angleterre. J'étais également surpris d'entendre que l'Eau de Cologne n'était au départ pas translucide : sa transparence est due aux tonneaux en acier inoxydable maintenant utilisés dans sa fabrication, mais autrefois elle était plutôt brunâtre, puisque ces mêmes tonneaux étaient faits de bois. Nous quittions le musée plus intelligent qu'au matin - surtout considérant la faible interaction qu'il y avait entre nos neurones à cinq heures du matin - et un échantillon d'Eau de Cologne - la vraie! - dans nos sacs.

Nous avons ensuite passé les heures qui nous restaient à Cologne à marcher dans les rues et à visiter quelques boutiques, dont une librairie - bah oui, même si je ne comprends strictement rien à la langue allemande, je ne peux jamais passer devant une librairie sans m'y arrêter. Fait surprenant, la présence de chiens reniflant les bouquins et regardant leur maître avec des points d'interrogation dans les yeux : l'importance du chien en Allemagne n'est pas contestable. Jamais au Québec je n'ai vu une librairie ou une bibliothèque acceptant les chiens. Outre la librairie, nous flattions également un lama - ne me posez pas de questions - et nous retournions près du Rhin pour dîner à une terrasse. Je goûte d'ailleurs encore ce plat de rigatonis pugliese - champignons, ail, crème - qui m'a ravivé le palais - comme s'il avait besoin de l'être! Notez que je suis encore en train de parler de nourriture, trois fois plutôt qu'une. Que j'aille dire que je ne suis pas gourmand après ça!

Autre fait important du voyage... oula, je crois presque rêver en écrivant cela... c'est ma rencontre impromptue avec... un "travelling book"! Pour ceux qui ne connaissent pas le concept derrière le "travelling book", où encore le "livre qui voyage", et bien j'explique : il s'agit de livres relâchés dans la nature et dont le but est de passer entre les mains de dizaines de lecteurs qui, chaque fois, laisseront le livre en un nouveau lieu, en indiquant bien que celui-ci n'est pas perdu, mais en voyage, pour que quelqu'un d'autre puisse le trouver! C'est la plus grande bibliothèque du monde quoi! Et oui, je n'en reviens toujours pas, je suis tombé sur  l'un de ces livres, à Cologne, en Europe, alors que ça ne m'était jamais arrivé au Québec! Il s'agit de Lost City, de Clive Cussler, un livre anglais... vous comprenez la chance que j'ai eu, il aurait facilement pu être en allemand! Je ne sais toujours pas si je le relâcherai à Lille où au Québec lorsque je l'aurai lu... lui faire traverser l'Atlantique, ce serait bien non?

Je termine avec un sujet complètement différent. Cette semaine, mon superviseur de stage québécois venait nous rendre une petite visite pour s'assurer que tout allait bien et pour parler avec nos employeurs. C'était vraiment bien de recevoir un Québécois à Lille et de lui faire découvrir un peu la ville et ses habitants. En plus, Jean-Luc, le superviseur en question, était plutôt sympa - il faut dire que, le connaissant peu, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Dans le processus, j'ai pu confirmer que mon travail était apprécié en me faisant dire par ma responsable de stage que j'étais "l'un des meilleurs stagaires parmi ceux qu'elle a eus". Sachant qu'elle en a eus des dizaines, c'est plutôt flatteur!

Voila, c'est tout. Bonne semaine!

Encore des photos

 

En photos

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Dans le texte
(1) Le plus bel endroit que nous ayons vu à Cologne, tout près du Rhin.
(2) À l'intérieur de la cathédrale.
(3) Moi qui s'amuse dans les ruelles colorées.
(4) Et oui, encore en train de manger!
(5) Le printemps est bien arrivé!
(7) La place tout près de la cathédrale.

Section "Encore des photos"
(1) L'Allemagne, c'est aussi la bière (dommage que j'aime pas, haha)!
(2) Le toit de l'une des tours de la cathédrale vu de l'intérieur.
(3) Hey, je t'ai vu, tu bouges!
(4) Une tentative infructueuse de prendre en photo l'ensemble de la cathédrale.
(5) Vue du haut de la tour.
(3)
jeudi 19 mars 2009 Hey biloute! Ch'tun hommage aux ch'tis!

Non, ce n'est pas du joual que vous lisez, mais bien du ch'timi, un accent - ou plutôt une langue en soi - du Nord français! Je rassure les Québécois, à Lille en tout cas, le ch'timi n'est pas courant. Donc pas besoin d'apprendre une autre langue si vous venez dans le Nord, haha. C'est ici un hommage aux ch'tis composé de photos que j'ai prises au Centre historique minier de Lewarde.
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