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Venise a écrit "Si on y croit pas, qui va y croire ! Oui, comme tu dis, et si on y était à cette croisée des chemins. " à propos du billet Printemps en automne.


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dimanche 18 janvier 2009 Première semaine
C'est dimanche. Déjà une semaine de passée, et je n'en reviens toujours pas d'être ici. Ce billet se voudra un bilan de la semaine, car j'ai eu peu de temps à mettre sur ce blogue depuis mon dernier message. Nous nous organisons toujours et nous adaptons à notre nouveau mode de vie.

D'abord, évènement important de la semaine, le début de mon stage, mercredi. Je dois dire que cela a donné lieu à beaucoup de stress et à une certaine panique. Il faut dire que je vais participer à un projet scientifique tout de même assez complexe et il m'a fallu du temps avant de bien comprendre l'essentiel. D'ailleurs, je n'ai pas encore terminé de lire les différents documents qui ont été mis à ma disposition, dont une thèse de plus de 200 pages. Il y a ça qui m'a fait paniquer, mais aussi le fait qu'on m'a demandé de faire quelque chose qui est complètement en dehors de mon domaine comme première tâche : installer un serveur Linux. Je suis programmeur, et je n'ai que des bases en ce qui a trait aux réseaux et à l'installation de machines, surtout Linux. J'ai d'ailleurs, lors de cette tâche,  fait face à un problème que je n'ai pu résoudre que vendredi soir, et avec l'aide de plusieurs autres. Néanmoins, je me console, car je n'étais pas le seul à ne pas comprendre d'où venait le problème.

Mais je dis tout cela, et je me rends compte que je n'ai pas vraiment donné de détails sur mon lieu de travail. Alors je me reprends! Le laboratoire de Physicochimie des Processus de Combustion et de l'Atmosphère de l'Université des Sciences et Technologies de Lille, plus communément appelé le PC2A, fait des recherches sur la combustion, la physicochimie de l'atmosphère, les mécanismes des polluants, l'optique, le laser et l'environnement. Plusieurs projets sur ces thèmes sont en cours simultanément, exécutés par près d'une cinquantaine d'employés, de chercheurs et d'étudiants dont deux équipes de recherches. Le projet auquel je participe est le projet CERPA (Cartographie de l'Exposition aux Risques des Populations aux Aérosols). L'idée derrière cet acronyme est de cartographier la pollution atmosphérique sur la région du Nord-Pas-de-Calais afin de mieux évaluer l'impact sanitaire de l'exposition des populations aux particules atmosphériques. Le bâtiment C11 où se déroule mon stage est situé en plein cœur du campus universitaire. Je partage ma salle de travail, qui est un ancien laboratoire transformé en bureau, avec quatre étudiants en master et en doctorat. L'ambiance du lieu de travail est calme et les horaires sont plutôt flexibles : je dois arriver aux alentours de 9h30, j'ai droit à 1h30 de dîner et je peux partir lorsque je le désir, normalement à partir de 17h00. Les gens en général sont très sympathiques et toujours prêts à répondre à mes questions.

Changeons complètement de sujet pour faire un melting pot de divers trucs concernant la vie à Lille.

Météo
. La température a varié cette semaine entre -5° C et 10° C... on se croirait au printemps! Aussi, j'ai appris que Lille avait un point commun avec Londres : il y pleut souvent. Et je ne m'en plains pas, puisque vous savez que j'adore la pluie!

Heures d'ouverture des magasins. La règle est simple : la plupart des commerces et des services sont fermés à temps plein. Oui, je sais, j'exagère! Mais je ne compte plus les fois où je me suis cogné le nez à une porte barrée. Tout ou pratiquement tout est fermé de midi à 13h30-14h00 et presque rien n'est ouvert le dimanche. La poste ferme à midi le samedi. Certains services sont même fermés tout le weekend. Résultat : on doit inventer du temps pour faire des trucs importants mais pourtant si simples comme aller faire notre demande de carte de transport ou poster un livre.

Alimentation. (pourquoi j'ai l'impression d'énoncer des titres de rubriques de magazines féminins?) Première observation, le pain est ici considéré comme un besoin vital au même titre que l'eau. Jamais vous ne verrez un repas français sans pain. Enfin moi ça ne m'est toujours pas arrivé. Et je proclame aussi au monde que le pain américain est complètement dégueulasse si on le compare avec le pain français! Je n'ai jamais mangé d'aussi bon pain! Deuxième observation, je n'aime pas le fromage. Depuis mon arrivée, je n'ai pas trouvé un seul fromage que j'apprécie ici. Oublions tout de suite le fromage en crotte ou encore le bon vieux Coaticook. Soit ils puent, soit ils goûtent le beurre. Et je ne considère pas manquer de respect aux fromages français en disant cela. Je renouvelle simplement mon observation du fait que je n'aime pas les fromages "fancy". C'était vrai au Québec, et ça l'est toujours en France. Le problème, c'est qu'ici, il n'y a que ça. Troisième observation, ce qu'on mange ici est généralement très bon. On peut retrouver certaines choses qu'il y a aussi au Québec, mais nommées différemment (soupe de poule plutôt que soupe poulet et nouilles) et on découvre de nouveaux plats, comme la carbonnade - dont je vous ai déjà parlé -, divers desserts, le mouton ou encore la pizza française (toute mince et souvent sans pepperoni).

La sainte paix. Il semble qu'il soit aussi impossible d'avoir la sainte paix ici qu'au Québec : je vous annonce que les témoins de Jéhovah existent partout dans le monde. Saviez-vous que, selon nos choix, nous pouvons passer notre vie éternelle au paradis ou en enfer? Si vous ne le saviez pas et bien ne vous en faites pas, des gens sont toujours disponibles pour venir vous l'expliquer pendant une demi-heure dans votre cadre de porte.

Sinon, cette semaine fût l'hôte de plusieurs autres découvertes et surprises. Déjà, concernant la douche qui s'est mise mystérieusement à projeter de l'eau chaude! Pas tiède, chaude! Et même brûlante! En contrepartie - parce qu'on ne peut pas tout avoir dans la vie -, nous avons dû nous exiler pour faire notre lavage, car la laverie des résidences était fermée. Cause : toutes les machines sont en panne. Autre chose, alors que le restaurant universitaire devrait normalement être ouvert midi et soir, il était fermé tous les soirs cette semaine à cause d'un manque de personnel. Il a donc fallu improviser un peu avec les provisions que nous avions.

Finalement, nos soirées du vendredi et samedi soir furent plutôt intéressantes. Vendredi nous avons marché désespérément à la recherche d'un endroit où danser. N'ayant pas trouvé, cela explique pourquoi je parle de soirée intéressante, haha. Nous avons quand même découvert Lille de nuit et avons mangé une crème glacée en plein mois de janvier. Samedi, c'était pizza-time, puis ensuite movie-time. Nous avons écouté un film que Tatiana avait apporté avec elle : Un bon cru, film se passant en grande partie dans le sud de la France. Je n'ai jamais aussi rit qu'hier soir, et ce à cause d'une seule réplique du film. Moi et Tatiana n'étions littéralement plus capables de respirer!

Bon, je pense que j'en ai assez dit non? Mon prochain billet, qui ne saurait tarder, sera un début de lexique franco-québécois. Préparez-vous à rigoler!

En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Les résidences E. Galois, Galois, Galoiiiissss! (à lire comme si c'était les résidences soleils) Là où on habite.
(2) Le musée des Beaux-Arts de Lille.
(3) Tatiana qui, après un moment de panique, essaie de nous faire croire qu'elle a trouvé un nouveau truc pour ne pas perdre sa clé : la laisser dans la serrure!
(4) Fontaine, place de la république.
(5) Une photo chef-d'oeuvre prise par Tatiana! Mais c'est avec mon appareil photo, donc c'est moi qui ait tout le mérite n'est-ce pas? ;P
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lundi 12 janvier 2009 Deux faits, deux différences
En France, les sacs en plastique sont interdits depuis deux ans. J'étais très heureux de l'apprendre, d'autant plus que ça fonctionne très bien, alors le Québec devrait suivre la voie toute tracée!

Aussi, le lait est très différent. Il y en a trois types : écrémé, demi-écrémé, entier. Valérie m'a dit qu'il s'agissait de 0%, 50% et 100% de matière grasse. Le lait entier équivaut donc à du lait de ferme québécois. Le goût est très prononcé et si on le fait cuire, une couche de crème se dépose sur le dessus.
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lundi 12 janvier 2009 Ma chambre en photos

 
   

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dimanche 11 janvier 2009 De Paris à Lille
Depuis que j'ai ma chambre, je n'ai pas eu le temps d'écrire encore - en plus, nous n'avons toujours pas Internet, il va falloir attendre à lundi. C'est que, entre notre départ de Paris et aujourd'hui, beaucoup de choses se sont passées. D'abord, je dois absolument vous citer la première expression française que j'ai entendue. « Tu me ponces et je roule. » Je précise qu'elle provenait d'un adolescent. J'avais beaucoup de mal à ne pas lui rire à la figure. Sans vouloir être méchant, c'est seulement que c'était tellement drôle! En fait, j'ai l'impression que c'est le tendant français de « prends moi pas pour une valise ». Avouons que c'est bien trouvé tout de même! Maintenant, revenons à mes péripéties du samedi – ou plutôt arrivons s'y, puisque je n'ai toujours pas commencé. Avant de quitter la ville lumière, nous avons fait un tour de la ville en car avec arrêt à la tour Eiffel (évidemment). Puis nous avons fait nos adieux à notre guide qui nous a déposé à la Gare du Nord, car nous prenions un TGV vers Lille, dans lequel nous avons pu admirer les champs glacés, presque comme si nous étions au Québec.

À Lille, nous avons été accueillis comme des rois et des reines par Valérie, une des responsables françaises de nos stages avec qui, en plus, je travaillerai à l'IUT. Et quand je dis royalement, c'est royalement! Elle a donné plusieurs heures de son samedi pour, d'abord, nous amener à notre résidence pour que l'on s'y installe, puis en nous amenant dans un centre commercial et en nous aidant à trouver le nécessaire à la vie en chambre : vaisselle, draps, nourriture de base, etc. Nous étions plus particulièrement au magasin Auchan - ressemble à un Wal-Mart où des crieurs seraient positionnés à des endroits stratégiques pour proclamer les promotions et les rabais – en plein solde des fêtes. Vraiment, j'étais surpris par la bonté de Valérie et par sa bonne humeur. Je l'ai trouvé fort sympathique et je sens que je n'aurai aucun mal à travailler avec elle.

Nous avons passé notre premier soir à la Grand' Place de Lille, à la sortie de la Gare Lille Flandres. Après un rapide tour des rues illuminées et franchement splendides qui nous a fait dire, à moi et Tatiana, « j'en reviens pas d'être ici », nous sommes allés souper… euh dîner (faut encore que je m‘adapte à leurs termes!). Il faut dire que nous étions pressés, car il faisait un peu frisquet et il était déjà 20h00. Nous dinions à l'heure des Français quoi! Je pris une carbonnade flamande, car Valérie m'en avait parlé comme d'un plat typique de la région – il faut dire que nous sommes très près de la Belgique. Il s'agit d'un plat de bœuf dans une sauce contenant entre autre des oignons souvent accompagné de frites. C'était très bon, mais un peu cher!

De retour à la résidence, je me suis couché. Alors que le décalage horaire ne m'avait pas du tout affecté la première nuit, il a fait son effet cette nuit là. Bon, il faut dire que l'un de mes voisins a écouté son bruit jusqu'à minuit. Celui là, s'il fait ça fréquemment, il va entendre parler de moi!

Dimanche matin, premier essai des douches. Pas d'eau chaude! Est-ce que c'est la douche, l'heure, je ne sais pas! Mais c'est la pire torture jamais imaginée : pour avoir dix secondes d'eau glacée, il faut soi-même peser sur un bouton. C'est dire qu'il faut soi-même décider consciemment plusieurs fois de suite de se faire descendre dessus une quantité astronomique d'eau dangereusement froide. Faut vraiment vouloir prendre sa douche!

Suite à cette expérience frigorifiante, nous sommes allés, moi, Sabrina et Tatiana, visiter à nouveau les rues de Lille. Cette fois nous avons toutefois ajouté à l'aventure celle d'une visite en hauteur : la grande roue! Et oui, pour le temps des fêtes, une grande roue avait été installée pour les visiteurs. Elle nous a permis de voir Lille de haut, un moment franchement magique. Une fois redescendus des cieux, nous sommes retournés à Villeneuve d'Ascq, sans oublier de faire un arrêt au centre commercial pour s'approvisionner en nourriture pour la semaine et la soirée. Nous avons dîné (souper) tous les trois ensemble – poulet cuit et tomates assaisonnées de ciboulette, gracieuseté de Tatiana.

Maintenant, je reviens d'une autre douche (je n'aurai pas le temps demain, je dois rencontrer Valérie à 9h30), tiède celle-là! Vous ne pouvez vous imaginer à quel point j'étais content de savoir que je n'allais pas avoir à souffrir le martyr à chaque fois que je veux me laver. Je vais pouvoir dormir en paix… et c'est ce que je vais faire à l'instant.

Bonne nuit!


En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Sabrina, Tatiana et moi devant la tour Eiffel.
(2) La Grand' Place de Lille.
(3) Rue de Lille.
(4) La grande roue!
(5) Lille vue de haut. Mais il fait froid!
(6) Le troupe au centre commercial.
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vendredi 09 janvier 2009 Atterrissage sur Paris
Il est 20h00. Ici. Quatorze pour ma tête encore québécoise. Les tramways passent devant la fenêtre de ma chambre d'hôtel à Paris. Je n'ai aucune envie de dormir, contrairement aux autres.

Le départ s'est bien déroulé. Comme toujours, un lot de stress pour pas grand-chose. Je suis arrivé dès 14h00 à l'aéroport, trop tôt pour mon vol de 19h35, mais au moins, pas en retard. Nous sommes tout de même arrivés juste à la porte d'embarquement, à cause des délais lors du passage à la vérification des bagages. Il y avait une file énorme. Le vol s'est déroulé sans anicroche et à 8h30 heure locale nous étions en sol européen. Il faisait -7°C, et les parisiens avaient froids. Je trouvais plutôt que le temps était doux et bon. Mais la mince couche de neige sur Paris me surpris tout de même.

Alors que nous pensions être les trois seuls accueillis par l'OFQJ, nous nous sommes en fait retrouvés avec une vingtaine d'autres étudiants ou stagiaires québécois dans un autobus voyageur. Ou plutôt un car, si je commence dès maintenant à m'habituer au langage du pays.  Arrivé à l'hôtel, nous avons fait connaissance, et les chambres ont été attribuées. Il fallait former des équipes de deux, mais puisque nous étions un nombre impair et qu'il semblait logique que Sabrina et Tatiana soient ensemble, je me suis retrouvé seul. Une bonne chose et une mauvaise à la fois, parce que pour se faire des amis là-bas, il faut commencer quelque part. Nous avons d'ailleurs rencontré deux autres personnes qui s'en vont à Lille pour étudier.

Puis nous avons marché dans Paris, accompagné de Guillaume, notre guide. Des rues typiquement parisiennes, mais aussi l'arène de Lutèce – là où Paris serait née – , le panthéon, Notre-Dame-De-Paris,  la maison de Victor Hugo… Revoir certains monuments et certains endroits m'a fait chaud au cœur et m'a rappelé de bons souvenirs. Je me suis souvenu à quel point j'aime Paris, et du coup j'ai eu très hâte de découvrir Lille. Nous avons terminé le tout dans une crêperie, où j'ai mangé une délicieuse crêpe au chocolat.

Ce matin, l'excitation n'y était pas. Ce soir, je peux dire qu'elle est revenue, même si je crois qu'une bonne nuit de sommeil s'impose pour la revigorer à fond. En espérant que le décalage horaire ne se fasse pas trop sentir. Demain, nous visiterons à nouveau Paris, puis, à 13h00, moi, Tatiana et Sabrina prendrons le train pour Lille. Valérie Nollet, que j'ai réussi à contacter, viendra aimablement nous accueillir à la gare de Lille. Je suis impatient de la rencontrer et de voir ma chambre.

En photos

Pour voir une photo en plus grand format, cliquer dessus. Dans l'ordre de présentation :
(1) Notre guide qui nous raconte l'histoire de l'arène de Lutèce et qui se prépare mentalement à englacer Sabrina avec une boule de neige.
(2) Toute la grandeur de Notre-Dame-De-Paris.
(3) Sabrina, Tatiana et moi devant Notre-Dame-De-Paris.
(4) Place des Vosges.
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jeudi 08 janvier 2009 Départ pour une grande aventure
J'entends déjà le jour fatidique sonner. «Ding dong ding dong, c'est la dernière nuit au Québec. Ding dong ding dong, commences-tu à stresser?» Je suis excité et angoissé à la fois. Je me suis rendu compte hier seulement que partir quatre mois, c'est partir quatre mois, pas trois semaines. Que j'allais m'exiler en sol étranger, pour un stage qui sort complètement de mes habitudes. Vivre un autre mode de vie. Vivre mon rêve d'habiter en Europe plusieurs mois. J'ai encore du mal à y croire.

Mes bagages sont fin prêts... à exploser. Je vais certainement me disloquer une épaule tellement ils sont lourds! Et donc il ne me reste plus qu'à éviter de dire "maman j'ai raté l'avion", mon plus gros stress pour ceux qui me connaissent bien. Je veux être installé dans ma chambre, commencer mon stage, éclairer les inconnus. Après ça, j'aurai le temps de m'ennuyer de mes amis, de ma famille... mais pas avant. L'angoisse d'abord, la peine ensuite. Le décalage horaire passé et quelques nuits de sommeil, ce sont les sourires et le bonheur qui commenceront surement. Je brulerais les étapes pour m'y rendre dès demain!

Je ne publierai plus sur mon blogue pour quelques jours, le temps de m'installer et d'avoir accès à Internet. Mais comptez bien sur moi pour vous donner des nouvelles par l'intermédiaire de ce blogue, avec des photos! En fait, ce sera mon principal mode de communication. Alors venez le voir régulièrement!

Alors voila...

Je...

Ce sont les derniers mots que je tape en sol québécois...
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jeudi 04 décembre 2008 Comment passer proche de la crise de coeur en faisant sa demande de visa
stage2009/fry-panique-questions.jpgL'étape du visa ou l'étape du saint-sacrament-de-papier qui m'ouvre les portes de la France. Car c'était aujourd'hui que je me rendais à Montréal, au Consulat Général de France, pour obtenir le droit suprême de faire mon stage à Lille. En d'autres mots, je savais aujourd'hui si ça passait ou si ça cassait. Ça a passé... mais pas sans avoir à agrandir l'ouverture et à maigrir de 10 livres.

Je vous fais le topo. Mon rendez-vous était à 11h45. Paranoïaque comme je suis, j'y étais à 11h00, grâce à mon père qui a aimablement accepté de m'y conduire. Et donc, au moins, je n'étais pas en retard. En plus, il y avait de la place lorsque je suis arrivé, alors hop!, j'ai déjoué le système des rendez-vous pour me faufiler dans les mailles du filet. Un filet avec des mailles vraiment, mais vraiment serrées. Il faut dire que c'est à peu près aussi facile d'entrer dans un consulat que d'attacher ses souliers avec des gants de boxes : détecteur de métal, gardiens de sécurité, interdiction du cellulaire. Et surtout, ne pensez pas passer si vous n'avez rien à y faire. Résultat, mon père s'est fait gentiment refuser l'accès, et a dû m'attendre à l'extérieur.

Jusque là, tout de même, j'étais assez chanceux. Ça commençait bien. On m'a indiqué une salle où entendre. Une vingtaine de minutes plus tard, j'étais assis devant celle que j'avais imaginé comme étant une Dolores Umbridge (ref.: Harry Potter and the Order of the Phoenix) française, mais qui, outre les vêtements roses, n'avait rien à voir. En fait, elle avait l'air plutôt sympathique. Je lui ai donc présenté les 500 documents nécessaires à la demande de visa.

C'est à ce moment que ça s'est corsé :

- Vous avez votre convention de stage?

- Oui, la voici, mon attestation de stage.

- ...

- ...

- Mais il n'y a pas écrit où vous allez faire votre stage. Comment je sais où vous allez travailler?

Elle voulait une convention de stage, alors que tout ce que j'avais, moi, c'était une attestation de stage. Cela aurait dû suffire, selon les documents que j'avais lus. Mais non. Allait-il falloir que je revienne avec cette fameuse convention? Première crise de panique où je me dis que je ne pourrai pas partir, car je ne pourrai jamais avoir un autre rendez-vous avant mon départ. Heureusement, elle décide finalement que cela suffira. Soupir de soulagement.

Une fois tous les documents complétés, elle m'accompagne dans un autre bureau. Quoi, ce n'était pas ça, la dernière étape? Il semble que non. Je rencontre donc une autre dame, cachée, elle, derrière 2 pouces de vitre blindée (on ne lésine pas sur la sécurité, je vous le rappelle). Elle me crie donc de lui donner les documents, et je lui crie "voila". (pas vraiment le choix, avec ces vitres pare-balle, pare-feu, pare-agression, mais aussi pare-son). Elle me demande ma convention de stage. Deuxième crise de panique où je passe proche de faire une crise d'épilepsie. Son collègue, mon sauveteur, prends alors la parole pour lui dire que l'attestation, c'est ok. Nouveau soupir de soulagement. Ensuite, blablas, paperasse, avez-vous ci oui, avez-vous ça certainement, et... il me faut votre preuve d'assurance complémentaire. Horreur, je ne l'ai pas, car l'OFQJ ne m'a rien envoyé. En fait, ce n'était même pas mentionné dans la liste des documents à apporter.

- Oh mais, c'est que, sans cette preuve, je ne peux rien faire.

Troisième crise de panique où je veux me fendre la tête contre la vitre blindée.

- Je dois faire quoi, prendre un autre rendez-vous?

Non. Habituellement, elle ne fait pas ça, mais si je lui envoie par fax, cela va suffire. Soupir de soulagement, encore. Plus tard, elle me dira même d'oublier ça, que ce n'est plus nécessaire. Et elle collera le visa dans mon passeport, me le tendra avec un grand sourire et me souhaitera bon séjour. Je suis sorti, avec l'impression d'avoir frôlé la mort, mais bon, j'étais bien content d'avoir en main mon droit de séjour en France.

Ainsi se termine mon aventure. Et donc la dernière étape a été franchie : maintenant, sauf une violente tempête de neige le jour de mon départ, rien ne devrait pouvoir m'empêcher de partir!
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vendredi 07 novembre 2008 Enseveli sous les formulaires
Moi qui pensais que l'un des avantages d'aller faire mon stage à l'étranger était de ne pas avoir à passer d'entrevue... tout le tralala administratif, c'est bien pire!

Hier, je suis allé faire signer un des nombreux formulaires que j'ai à remplir par le directeur du cégep, qui était nouveau - et donc ne savait pas quelle était la procédure dans les cas de demande de signature comme la mienne - mais surtout... absent. J'ai dû l'attendre pendant plus d'une heure et demie pour une simple signature et un joli-sceau-pour-faire-beau-et-officiel. Et j'y suis allé juste pour ça, deux heures de transport en tout, parce que je suis en "semaine d'étude et d'encadrement" (semaine de congé, mais plus finement dit). Le monsieur était pas bien bien content.

Mais bon, si c'est ça que ça prend! Juste pour vous donner une idée, j'ai quatre formulaires à compléter, à envoyer à trois organismes différents - Régie de l'assurance maladie, OFQJ, Consulat Général de France -, dont la plupart sont interdépendants, c'est-à-dire que je dois avoir le xième formulaire pour pouvoir envoyer le yième. Pourquoi tout ça? Pour une seule et même raison : madame, est-ce que je peux aller travailler en France? Bien entendu, je parle de la demande de visa. Je comprends tout à fait l'utilité de la chose, mais c'est toute une affaire de faire une telle demande. Moins romantique que celle du mariage, mais oh combien plus complexe!

Évidemment, je dois, comme si les 500 formulaires n'étaient pas assez, prouver toutes sortes de choses, comme le fait que je vais VRAIMENT faire un stage à Lille, que j'aurai VRAIMENT les moyens de subvenir à mes besoins pendant quatre mois et que OUI c'est VRAIMENT moi sur la photo! Et les délais... 1 mois pour avoir une réponse de la RAMQ afin de s'assurer d'être... assuré, et 1 mois encore - après le premier mois, parce que, non non, ça ne peut SURTOUT pas se faire en parallèle - pour la demande de visa. Parce que je n'ai pas ce temps là - janvier ça vient vite - je vais devoir me rendre à Montréal au Consulat Général de France pour faire ma demande de visa. Ça "accélère" le processus d'aller y faire la file pendant des heures à ce qui parait.

Heureusement, j'avais déjà mon passeport. J'ai envoyé aujourd'hui les formulaires à la RAMQ, en demandant gentiment à la boîte aux lettres de vite me les renvoyer - sous menace de l'envoyer à la décharge publique si jamais ce n'était pas le cas. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre et espérer.

Oh et, avis à tous les intéressés, je sais maintenant quel sera mon stage. Je vais travailler dans un laboratoire de recherche à l'Université des Sciences et technologies de Lille. Et oui, exactement là où je vais également résider! Ce sera tout un avantage! Bon, peut-être vous demandez-vous qu'est-ce qu'un informaticien va faire dans un laboratoire de recherche - qui, en passant, travaille sur la pollution atmosphérique? Et bien il semble que je vais y traiter des données satellitaires pour produire des cartes représentant la pollution à un temps donné... On se croirait presque à la NASA! Enfin, ce sera quelque chose de complètement nouveau pour moi et, bien que je dois avouer que ça m'angoisse un peu, j'ai tout de même hâte de relever le défi!

Voila, Je vous laisse avec une visite guidée que j'ai trouvée sur le net de ce qui pourrait bien être ma chambre une fois là-bas : http://www.crous-lille.fr/panorama/bachelard.html

Bonne visite! :P
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dimanche 05 octobre 2008 Je ferai mon stage à Lille
 
Je ne voulais rien dire de concret avant que cela ne soit officiel et certain, mais je peux maintenant parler : j'irai faire mon stage de fin d'études à Lille, dans le Nord de la France! Cela veut donc dire que j'y passerai 4 mois, à partir de janvier prochain - les dates sont actuellement du 8 janvier 2009 au 8 mai 2009. C'est presque une émigration!

Pour vous expliquer un peu, notre dernière session de Techniques de l'informatique est une session de stage et non d'étude. Il nous faut donc faire un stage de 15 semaines. Évidemment, normalement, tout le processus se passe au Québec. Mais j'ai voulu m'informer des possiblités de stages à l'étranger, et, après avoir rencontré la responsable de la mobilité étudiante du Cégep, Sylvie Breault, qui m'a été référée par l'une de mes professeures, Louise Tetrault, j'ai pris la décision de pousser plus loin l'expérience et de m'exiler en France! Me voila très impatient de voir la session se terminée... ;-)

Pour l'instant, je sais peu de choses, et c'est d'ailleurs pourquoi j'ai hésité avant de dire oui (eh oui, j'ai hésité). Ce que je sais, c'est que je n'irai pas seul. En effet, une autre étudiante fait parti de notre petit groupe des deux chanceux qui iront « stagier » (ne cherchez pas ce mot dans le dictionnaire...) à Lille. Je la connais peu, car elle ne fait pas parti de ma cohorte, mais j'ai bien l'impression que nous nous entendrons bien. Et puis quatre mois, c'est beaucoup de temps pour se connaître. Nous serons logés dans des résidences universitaires, celles de l'Université Technologique de Lille 1 (le 1 n'étant pas une faute de frappe. Lille 2 et 3 existent... je sais c'est zarbi) et travaillerons à Lille. Nous serons donc Lillois à temps plein.

Sinon, côté monétaire, il nous a fallu nous questionner, car mesdames et messieurs, le stage n'est pas rémunéré. Eh non, il semble que ce ne soit pas dans la mentalité des Français de rémunérer les stagiaires. Pas de rémunération signifie donc besoins financiers importants. Il faut bien comprendre : ce stage va nous coûter quelque chose, et non le contraire. À ce qu'on nous dit, il faut prévoir environ 1000$ par mois minimum, soit un total de 4000$. Heureusement, il y a des possibilités de financements extérieurs. Le projet est soutenu par L'OFQJ - Office Franco Québécois pour la Jeunesse (http://www.ofqj.org) -, un organisme qui a pour mission de « contribuer au rapprochement des jeunesses française et québécoise ». Pour seulement 450$, l'OFQJ nous fournit le transport au Québec, le billet d'avion aller-retour pour la France, l'assurance médicale et responsabilité civile, l'accueil à l'aéroport, la première nuit d'hébergement à Paris et de la documentation sur la France. Il nous aide également à obtenir notre visa de séjour. Ce 450$ est payé par le cégep, grâce à une bourse de 900$, dont on garde la différence. Ensuite, il y a possiblité de recevoir une bourse de 1000$/mois à se diviser entre coéquipiers (donc 500$/mois), et même d'en obtenir deux, soit 1000$/mois par coéquipier, ce qui serait génial et qui payerait notre nourriture, notre hébergement et quelques autres dépenses. Mais ces bourses restent à confirmer.

Voila, c'est ce que je sais. Dès que j'en saurai plus - comme par exemple lorsque je saurai quel sera mon stage - je le publierai sur mon blogue!

D'ici là, bonne soirée!
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